dimanche 5 mai 2013

Les hommes sans gravité s'envoleront pour Mars

Les hommes sans gravité s'envoleront pour Mars : La pièce au prochain Molière (au moins)

Quand je ne fais pas des bijoux, quand je ne me lève pas pour aller au travail (oui j'ai un vrai travail maintenant les enfants, avec un ordinateur et tout et tout), quand je ne m'occupe pas de ma fille, quand je ne fais pas à manger, quand je ne bois pas de cosmopolitain (liste non exhaustive...) JE FAIS DU THEATRE !

J'ai commencé le théâtre alors que je ne savais même pas lire et je ne me suis plus jamais arrêtée. Je suis allée de troupes en troupes et un jour j'ai décidé qu'il était temps de faire une école de théâtre comme on fait une école pour devenir ébéniste ou chirurgien. 
Après cette école, j'ai réfléchi, tâtonné, hésité : Est ce que je veux en faire mon métier ? Cette question est restée sans réponse, et l'est encore aujourd'hui...
En attendant de trouver un sens à mon avenir professionnel, j'ai croisé le chemin d'Agnès Sighicelli au STC de Charenton, elle m'a entraîné dans un projet complètement déjanté sur le cosmos. 
J'ai, d'ailleurs, eu mon plus beau rôle sur les planches : Le chat de Schrödinger (un rôle muet, comme quoi)

A la suite de ce projet, elle a décidé qu'on ferait encore plus fort : On va monter une pièce avec des comédiens amateurs et des comédiens professionnels toujours sur le thème du cosmos.
Je l'ai suivi dans cette folle aventure, je n'y connaissais rien au cosmos et je suis toujours pas foutue de connaître la vitesse de la lumière mais on s'en fiche.

Nous sommes donc un groupe de 12 dingos avec un metteur en scène, une chorégraphe, des vidéastes, des astro-physiciens... il manquerait presque des poules et des cochons. 
On a pas mal tâtonné avant de trouver un axe à notre projet et de réussir à faire jouer 12 comédiens sur scène, et pourquoi pas les faire partir sur la planète Mars pour toujours ?

Classe hein ? 


Voilà comment, Les hommes sans gravité s'envoleront sur Mars, a vu le jour. Grâce aux idées les plus allumées de 12 passionnés  !

"Quand la télé réalité s'installe au théâtre, tout devient possible.

Une joyeuse bande de doux/excentriques/funestes rêveurs, va affronter les questions perfides des animateurs de télé-réalité qui détermineront lesquels d'entre-eux décrocheront leur billet pour aller vivre sur Mars ! Tout est permis, même les alexandrins, qui gagnera sa place sous le soleil martien ? Si jamais vous êtes des curieux ou même des passionnés du cosmos et des secrets de notre galaxie, un directeur de recherche du CNRS (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Uzan) parlera de cosmologie et répondra à toutes vos questions, même les plus folles !

Prêt à partir ?"

Et ce projet vous allez pouvoir en profiter en vrai ! C'est la première fois que nous allons le jouer et on aimerait que ce ne soit pas la dernière. Cette pièce, j'en suis sûre, a un potentiel monstre et je sais qu'elle fera rire le plus triste d'entre vous !
Evidemment, c'est une pièce qui va continuer à se construire grâce à vos retours, vos avis, vos conseils, même les plus négatifs. ON A BESOIN DE VOUS !

On vous attend pour s'envoler sur Mars le 18 à 20h30 et 19 Mai à17h30  prochain au théâtre du Val d'Osne de Saint Maurice (oui c'est un peu la banlieusie) (mais y'a encore le métro)
Vous avez un event facebook ici (oui vous pouvez vous incruster dessus).
Les places sont à 15e en plein tarif et 10e en tarfi réduit (je suis sympa je vous donne l'astuce du TicketReduc pour les avoir moins chers).

Si vous avez des questions ou des propositions (indécentes) voici mon mail : aubergine.divine@gmail.com 

Des bisous les enfants, et peut-être à bientôt !

Aubergine 

PS/ ouais vous ne pouvez plus laisser de commentaires, je me faisais, trop, spamer la tronche et l'ejac faciale c'est pas mon truc !

dimanche 3 mars 2013

Moulin Cul-Cul

Moulin Cul-Cul : L'occupation du dimanche


A la demande générale, je vous livre aujourd'hui les secrets de ma dernière création top moumoute, j'ai nommé : Le Magnifique moulin à vent cul-cul décoré de papillons en origami pour décorer un vase en verre vide. (oui je m'inspire de l'émission top-chef pour trouver mes titres de créations)



Pour réaliser cette merveille il vous faut tout ce qu'il y a sur cette image ci-dessous :




Soit :


  • Des jolies feuilles de couleurs (celles-ci viennent de chez Hema)
  • Deux baguettes (ici j'ai pris des baguettes chinoises utilisées pour manger)
  • Du papier d'origami (trouvé dans cette merveilleuse boutique : www.adelineklam.com)
  • Du fil de fer doré
  • Une aiguille
  • De la glue
  • De la colle basique
  • Une règle 
  • Un crayon

(Je propose des tutos en mode GIF, évidemment si vous loupez un truc, un petit commentaire et je vous aide.)

Le tuto pour le moulin à vent qui ne tourne pas :








Il faut que vos feuilles soient carrées. Quand vous coupez les diagonales il faut laisser 3 cm avant le milieu.
Si jamais vous comprenez rien à mon gif : http://www.youtube.com/watch?v=2FlA0tH2La0&feature=player_embedded

Le tuto pour faire des papillons en origami dévergondés :








Les papillons sont les pliages les plus faciles à faire (à mon avis). Mais encore une fois si jamais vous comprenez rien : http://www.youtube.com/watch?v=sRAKSE7sJw0

Maintenant qu'on a fait le plus dur du DIY. 

Il faut coller les baguettes chinoises à l'aide de la glue. On les met de côté pour laisser sécher la glue.

On va, ensuite,  avoir besoin de l'aiguille pour faire un trou dans les fesses du papillon (oui c'est le moment sexuel de ce billet





Intervient le fil de fer (oui ce DIY devient de plus en plus trash) on l'enroule autour des baguettes chinoises collées. 







On insère le fil de fer dans le petit trou du papillon, qu'on aura préalablement fait à l'aiguille.



Un petit bout de pâte à fixe sur le verso du moulin.



Et hop, plus qu'à l'accrocher à nos baguettes chinoises


ET VOILA ! On a fini et c'est super joli, on va même pouvoir le mettre sur pinterest pour qu'il se fasse piner un coup !





Bisou les clous et bon dimanche !

Aubergine


lundi 11 février 2013

Karma

Karma : Ce que je n'aurai pas en 2013, année du serpent.






Ca c'est moi, quand je glisse, avec dignité, dans ma baignoire.


De toute façon, ça a commencé en Chine cette histoire de karma. Quand je suis allée à Hong-Kong, dans un temple. J'ai secoué les bambous (non, pas les gros bambous des moines, rassurez-vous) et quand, enfin, un des bambous est sorti, une femme, touriste aussi, me voyant perdue avec mon bambou dans la main, m'a amenée devant un mec qui m'a demandé le numéro de mon bambou, m'a sorti un énorme livre et m'a lu ce que le destin du bambou me réservait.
La touriste était effondrée pour moi, elle m'a traduit en anglais ce que me débitait le type. J'ai même cru qu'elle allait se mettre à pleurer tellement que mon année 2013 serait une catastrophe.
Du coup elle m'a dit d'allumer de l'encens, de prier les trois divinités du temple et aussi de donner des oranges aux divinités mais bon j'avais pas ça sur moi. Excusez-moi de ne pas me trimballer avec des oranges et des bananes hein ! Elle m'a aussi souhaité bonne chance, quand même.
Après coup j'ai rigolé de cet épisode, de ma première fois dans un temple.
Mais j'ai quand même voulu re-tenter le coup, dans un autre temple. Et ça s'est fini PAREIL. La même prédiction. C'était quand même moins rigolo tout de suite.

Bref les jours, les nuits, les mois ont passé, oubliant ces histoires de temples et de prédictions.

Hier soir, je suis allée fêter la nouvelle année chinoise chez mes beaux-parents. J'ai mangé comme une grosse vache, même si j'ai été très contrarié que les gambas grillées à l'ail soient trop grillées. M'enfin c'est un détail, parce que la salade de méduses était délicieuse. Et aussi les travers de porc grillés à l'ail. Et aussi les nems. Et aussi le porc en sauce qu'on aurait dit du boeuf. Mais j'ai beau avoir grandi, je trouve toujours que la soupe d'ailerons de requins c'est dégueulasse.
Et puis j'ai bu plein de vin rouge, comme ça j'ai sorti pleins de conneries. Quoi ?! Me regardez pas comme ça hein ! C'est marrant de (trop) boire à un dîner chez ses beaux-parents.
Avant de partir et de bien me la péter parce que c'était mon année du Serpent, mon beau-père m'a lu les prédictions de cette année du Serpent. Il a beaucoup lu mais pas beaucoup parlé. Grosso modo il m'a dit : Année pourrie !
Il m'a aussi dit qu'il ne fallait surtout pas qu'un animal se couche sur ma tête (alors ça c'est la plus belle prédiction qu'on puisse me donner) (surtout que mon chat dort toutes les nuits sur ma tête)

Il m'a, aussi, filé un papier à coller sur ma porte qu'il est allé bénir sur l'autel des divinités, ma belle mère  quant à elle, a du avoir pitié pour moi, elle m'a donnée une amulette pour me porter (un peu) chance.

J'étais bien équipée pour braver mon mauvais oeil de cette année du serpent. Mais je crois que les mauvais esprits ont été plus malins. Ou alors c'est la faute de mon chat. Faudrait le pendre peut être. Ou le sacrifier.
Je me suis réveillée ce matin avec le dos coincé. Une histoire de rein qui déconne et qui ferait chier les muscles de mon dos. Putain quoi, j'ai 24 ans en âge chinois et j'ai déjà les reins qui déconnent. Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai glissé dans ma baignoire ce matin, et je ne sais pas, par quel miracle j'ai réussi à ne pas mourir.
Je suis tombée avec dignité, absolument pas comme un cachalot. Et je n'ai absolument pas, transformé le sol de ma salle de bain en piscine.
Mais je me suis défoncée une côte et la hanche/fesse.

Je commence à trouver toutes ces chinoiseries pas drôles du tout, et si je dois craindre pour ma vie même quand je ne sors pas de chez moi, je dis NON !
Bordel c'est mon année tous les 12 ans chez les chinois, je voudrais qu'elle se passe NORMALEMENT. Comme Hollande.

Bisous les choux ET surtout BONNE ANNEE !

Aubergine, se fait vieille.





mardi 29 janvier 2013

Sans

Sans : Préposition, en l'absence de.






Sans rire
Sans sucre
Sans gras
Sans gluten
Sans bruit
Sans ride
Sans crier
Sans respirer
Sans hésiter
Sans espoir
Sans rien
Sans doute
Sans attendre
Sans foutre
Sans retour
Sans réfléchir
Sans nuages
Sans cesse
Sans fatigue
Sans payer
Sans retenue
Sans péril
Sans mot dire
Sans pitié
Sans regard
Sans ardeur
Sans elle
Sans repentance
Sans soif
Sans devenir
Sans ailes
Sans sou
Sans lutter
Sans peine
Sans agir
Sans effroi
Sans absence
Sans fin

Avec mon amour.




mercredi 16 janvier 2013

In London we thrush

In London we thrush : En Londres nous mycose (je suis bilingue) 



So Big-Ben
©Hisaux

Mon mec m'a embarqué en WE, rapide mais merveilleux, à Londres. Je suis amoureuse de cette ville depuis toute petite.
Etant une provinciale, quand j'y allais, petite, pour rendre visite à mon oncle, c'était Disneyland dans mes yeux.
Aujourd'hui, je souris, en y repensant, finalement, je trouve Picadilly beaucoup moins impressionnant que dans mes souvenirs de petite fille.

Mais que serait un WE sans mycose et histoire de taxi étrange ? hein ?

Samedi à 5h30 du matin je reçois un message qui me dit : "Coucou je suis ton taxi et je t'attends"
Ni une ni deux on s'enfourne (mmmh) dans le taxi et là une conversation de l'autre dimension commence:

MrTaxi : Vous êtes le numéro machin ?
Moi : Evidemment, mais, je vais vérifier quand même : Numéro Bidule, BMW marron
MrTaxi : Ah ! Non !  Alors,  je suis le numéro Machin et je suis une BMW noire"
Moi : C'est une blague !
MrTaxi : Non non, et je suis pas les taxis bleus mais les taxis G7 et j'avais RDV à 5h35
Moi : Merde alors, on a piqué la réservation d'un mec à 5h du matin un samedi en bas de chez moi.
Moi : Faites demi-tour !
(après vérification, il n'y avait ni mon taxi, ni le mec qui a qui on avait piqué le taxi (ouais j'ai eu des scrupules, imagine, le pauvre il attend son taxi qui ne viendra jamais))

Du coup le MrTaxi nous a expliqué qu'on avait du s'échanger les commandes, et que le type avait du prendre ma commande de 5h30 des taxis bleus. L'histoire de dingue. C'est la deuxième fois en 22 ans de carrière que ça arrive au MrTaxi.

Ca nous a pas empêcher de partir et d'arriver à bon port.

Jamais sans mon Stitch les gars
©Hisaux 

On a beaucoup marché, on a beaucoup ri, on a acheté une chapka, on a mangé des trucs gras tous le Week-End, on s'est émerveillé, on avait froid, ça nous a fait penser à Hong-Kong, on a parlé de notre futur un peu délicat, on s'est tenu la main, on avait rien d'autre à penser que s'aimer tous les deux, le temps d'une parenthèse.

Mais tout ça c'était trop beau, hein. Mon fri-fri a décidé qu'il fallait briser cette idylle : MYCOOOOOOOOOSE POWER !



On devine pas sur la photo que j'ai la chatte en alerte mycose. Et pourtant...
©Hisaux


Ah ! C'était drôle d'expliquer, à la madame de chez Boots, avec mon anglais pourrave, que j'avais une mycose, que ça grattait, que ça brûlait que non c'était juste en surface. Et tout ça avec la gestuelle.

Bordel, j'ai eu ma première mycose, moi qui avait apporté des tenus sexy girl, tu parles j'ai fini en bas de pyjama tout le WE. Et j'ai fait la grève du fri-fri. Mais pas des frites.

Décidément je ne serais jamais une fille sexy. JAMAIS

Celle là c'est cadeau. Je veux même pas savoir ce qu'ils font avec le Maltersers ici.


Pour la peine j'hésite à coller une chanson pourrite. Mais y'a Fesse-Fouillie qui va me râler dessus.

TROP TARD.

(et encore j'ai pas collé les paradis perdus, je suis sympa)



Bisous.

Elles sont belles les photos d' Hisaux hein ?

PS: Oui ce billet n'est d'aucune aide pour les coins à visiter à Londres, mais bon je suis pas une office du tourisme non plus.

Aubergine

lundi 7 janvier 2013

Dentelle

Dentelle(Gueule) (ouais faut avoir un peu d'accent) : Ma passion depuis toujours.

Comme tu le sais ou pas je bidouille depuis quelques temps, je fais des bijoux quand j'ai un peu de temps.
Aujourd'hui j'avais un peu plus de temps que d'habitude (ou pas) et je me suis dit : Faisons un DIY mignon avec du rose, de la dentelle, et des petits pois.

Brecelet Noeud-Noeud


C'est ce que j'appelle un bijou récup, j'avais cette dentelle trouvée chez Hema depuis belle lurette et je ne savais pas quoi en faire (j'achète de la dentelle juste pour le fun, c'est mon grand problème).
Du coup j'ai sorti quelques "entremets" du placard et voilà ce que je te propose. Un bracelet mignon avec un noeud-noeud.
Attention, je préviens, c'est pas de la grande création, dans le sens où c'est pas le bijou qui va se transmettre pendant les 10 prochaines générations dans ta famille, mais il sera parfait pour une soirée et en plus ça t'occupera les mains au lieu de te tripoter la nouille !

Pour faire ce bracelet, il suffit d'avoir des pinces coupantes, plates et fines, de la glue, un pinceau (pour peindre par exemple) (oui oui je vais bien). Normalement ce sont des outils qu'on a facilement dans une boite à outs' (je te le fait simple je suis over-sympa)


On voit mal hein ? 


Pour le bijou en lui même il faut :

- De la dentelle.
- Un noeud-noeud.
- Un fermoir en mousqueton.
- Deux gros fermoirs plats.
- Des petits anneaux.
- Des petits anneaux mis ensemble.
- Une breloque (ou pas c'est toi qui décide).
- Une tige si t'as une breloque étoile comme la mienne.


Si tu cliques sur l'image tu vois tout bien en grand 



Hop et comme par magie voilà le GIF qui dit tout !


J'ai mal aux yeux


Quelques précisions...

Le pinceau me sert à faire la boucle arrondie de la tige de ma petite étoile (oui c'est compliqué ce que je dis).

Ma pince coupante me sert à couper le surplus de la tige pour l'étoile.
Ma pince fine et plate me sert à serrer les deux grands fermoirs aux extrémités sans les abîmer.

Si tu n'as pas de petite chaînette tu peux toujours prendre plein de petits anneaux et les mettre.
La pince plate mais grosse me sert à ouvrir mes anneaux.
Le combo glue et dentelle c'est pénible, si t'en as sur les doigts c'est normal ! Hésite pas à en re-mettre (oui le noeud est collé avec de la glue )


Ca fait très Joyeux Noël ce DIY

Si tu as des questions vas'y c'est gratuit et si jamais tu as le courage de le faire tu me poke que je vois ton oeuvre ?

Bisous

Aubergine




jeudi 20 décembre 2012

The XX

The XX : J'ai testé pour vous mon premier concert sans-amis.


Oui j'ai aussi pris une photo

Un jour une Mère-Noël te dit : Toi demain tu vas voir The XX c'est cadeau !
Bordel ! Tu peux pas refuser hein. Le concert est complet depuis dès mois, tu fais pas la fine bouche, tu sautes sur l'occasion.
L'avantage d'aller à un concert seule, c'est que tu arrives à l'heure que tu veux, que t'as pas besoin de t'enquiquiner (oui cette semaine on a dit c'est une semaine vocabulaire châtier) à retrouver tes amis.
Tu es dans la grande queue, seule tranquillou personne te parle, tu peux puer de la gueule si tu veux. C'est la belle vie.

Je me retrouve à côté de deux personnes très étranges, je sais pas vraiment si elles sont seules, ou en couple.
C'est le même type de fan pour un concert de Britney mais là c'est en version underground, limite y'a la corde de pendu qui suit derrière.
Tout va toujours très bien, sauf que je commence à avoir une dalle de sanglier, pas le choix, faut se socialiser, alors je dis à mes nouveaux amis : "les copains gardez-moi la place dans la queue, je reviens"
Je reviens avec des pépitos, je tente une approche " Vous-voulez des pépitos ?" Aucun succès et quelques mètres plus loin le destin séparera nos chemins.
Notre amitié aura duré le temps d'une queue (c'est qu'on rigole bien par ici hein)

Tu arrives enfin à destination, toujours seule, mais l'avantage c'est que tu peux te placer où tu veux, c'est toi qui décides, tu es le maître de ton concert. C'est beau quand même.

Je me délecte de mon sandwich et là un drame surgit  : je me déboîte la mâchoire à tel point que j'en suis presque tombée par terre de douleur. J'arrête tout, je bouge plus, le pain dans la bouche, je fais machine arrière avec ma mâchoire.
Heureusement, je suis sauvée, la mâchoire a retrouvé sa place. L'incident est clos, il restera entre moi et moi-même
J'ai presque vu le moment où j'allais faire la une du parisien :

"Une jeune fille sans-amis à un concert est tombée par terre en se déboîtant la mâchoire avec son sandwich à la coppa..."

Après seulement deux petites heures de retard, le concert tant attendu commence enfin. J'ai du jambon coincé dans les dents c'est pénible, de loin ça doit avoir l'air d'une meuf qui joue avec son dentier.
Heureusement 45 minutes après : Le jambon est délivré. C'est encore une victoire que que je pourrais partager avec moi-même. Qu'est ce que je rigole dis donc !

Le concert se déroule bien, j'ai toujours pas d'amis mais ça se voit pas trop, je dois donner l'air d'être avec un groupe.
Pourtant, au bout d'un moment, je ne sais pas pourquoi, tous les groupes se mettent à se rouler des patins, c'est moche, ma couverture est grillée, tout le monde remarque que je suis une sans-amis à un concert.

Le concert est fini et encore une fois c'est cool d'être sans-amis tu peux partir quand tu veux, prendre le chemin que tu veux, t'arrêter faire un pipi. Bref c'est vraiment la liberté.

Sinon le concert ? Ah oui ! Il était bien, un peu court pour une si grande queue, mais je pourrais à présent dire : J'ai vu The XX.


Toute cette histoire me fait, d'ailleurs, penser au meilleur sketch comique que j'ai vu dans ma carrière de sketchs comiques





"Si je suis seule c'est un choix, j'ai choisi la liberté... de choix"

Bisou les amis (ahahaha)

Aubergine