vendredi 7 février 2014

Parenthèse

Parenthèse : du grec, action de mettre à coté.


Ces jours où on se sent un peu petit, un peu vulnérable, on aimerait qu'une main chaude et rassurante nous attrape et qu'elle nous dise simplement "Chut, ça ira".
Ces jours où on est lasse de regarder le verre à moitié plein. Parce qu'on trouve que le vide de ce verre est un peu trop douloureux.
Ces jours-là, ces jours où on se cogne un peu trop fort à notre existence.

Chaque année, à la même période, ces jours-là débordent un peu trop. Le manque de soleil qu'ils disent. Mais moi je sais que c'est le mal de mère qui surgit. On a beau faire des thérapies, grandir, accepter, c'est toujours douloureux de faire le deuil d'une relation qu'on aura plus jamais. Que je n'aurai plus jamais.
Devoir composer sa vie en permanence avec des manques et des absences, parfois c'est trop loup à porter seule.
Alors on attend, parce qu'on sait bien que ça passe. Tout passe avec le temps. Rien n'est grave.

Mais trois fois rien, c'est déjà beaucoup trop.

C'est toujours pire ailleurs, qu'ils disent. Mais ailleurs on s'en fiche, on est coincé là, avec nous-même. Et parfois c'est bien assez pour un chagrin. Alors on attend. Parce qu'on sait que bientôt c'est le printemps.

Et c'est déjà moins que rien.

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