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lundi 11 février 2013

Karma

Karma : Ce que je n'aurai pas en 2013, année du serpent.






Ca c'est moi, quand je glisse, avec dignité, dans ma baignoire.


De toute façon, ça a commencé en Chine cette histoire de karma. Quand je suis allée à Hong-Kong, dans un temple. J'ai secoué les bambous (non, pas les gros bambous des moines, rassurez-vous) et quand, enfin, un des bambous est sorti, une femme, touriste aussi, me voyant perdue avec mon bambou dans la main, m'a amenée devant un mec qui m'a demandé le numéro de mon bambou, m'a sorti un énorme livre et m'a lu ce que le destin du bambou me réservait.
La touriste était effondrée pour moi, elle m'a traduit en anglais ce que me débitait le type. J'ai même cru qu'elle allait se mettre à pleurer tellement que mon année 2013 serait une catastrophe.
Du coup elle m'a dit d'allumer de l'encens, de prier les trois divinités du temple et aussi de donner des oranges aux divinités mais bon j'avais pas ça sur moi. Excusez-moi de ne pas me trimballer avec des oranges et des bananes hein ! Elle m'a aussi souhaité bonne chance, quand même.
Après coup j'ai rigolé de cet épisode, de ma première fois dans un temple.
Mais j'ai quand même voulu re-tenter le coup, dans un autre temple. Et ça s'est fini PAREIL. La même prédiction. C'était quand même moins rigolo tout de suite.

Bref les jours, les nuits, les mois ont passé, oubliant ces histoires de temples et de prédictions.

Hier soir, je suis allée fêter la nouvelle année chinoise chez mes beaux-parents. J'ai mangé comme une grosse vache, même si j'ai été très contrarié que les gambas grillées à l'ail soient trop grillées. M'enfin c'est un détail, parce que la salade de méduses était délicieuse. Et aussi les travers de porc grillés à l'ail. Et aussi les nems. Et aussi le porc en sauce qu'on aurait dit du boeuf. Mais j'ai beau avoir grandi, je trouve toujours que la soupe d'ailerons de requins c'est dégueulasse.
Et puis j'ai bu plein de vin rouge, comme ça j'ai sorti pleins de conneries. Quoi ?! Me regardez pas comme ça hein ! C'est marrant de (trop) boire à un dîner chez ses beaux-parents.
Avant de partir et de bien me la péter parce que c'était mon année du Serpent, mon beau-père m'a lu les prédictions de cette année du Serpent. Il a beaucoup lu mais pas beaucoup parlé. Grosso modo il m'a dit : Année pourrie !
Il m'a aussi dit qu'il ne fallait surtout pas qu'un animal se couche sur ma tête (alors ça c'est la plus belle prédiction qu'on puisse me donner) (surtout que mon chat dort toutes les nuits sur ma tête)

Il m'a, aussi, filé un papier à coller sur ma porte qu'il est allé bénir sur l'autel des divinités, ma belle mère  quant à elle, a du avoir pitié pour moi, elle m'a donnée une amulette pour me porter (un peu) chance.

J'étais bien équipée pour braver mon mauvais oeil de cette année du serpent. Mais je crois que les mauvais esprits ont été plus malins. Ou alors c'est la faute de mon chat. Faudrait le pendre peut être. Ou le sacrifier.
Je me suis réveillée ce matin avec le dos coincé. Une histoire de rein qui déconne et qui ferait chier les muscles de mon dos. Putain quoi, j'ai 24 ans en âge chinois et j'ai déjà les reins qui déconnent. Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai glissé dans ma baignoire ce matin, et je ne sais pas, par quel miracle j'ai réussi à ne pas mourir.
Je suis tombée avec dignité, absolument pas comme un cachalot. Et je n'ai absolument pas, transformé le sol de ma salle de bain en piscine.
Mais je me suis défoncée une côte et la hanche/fesse.

Je commence à trouver toutes ces chinoiseries pas drôles du tout, et si je dois craindre pour ma vie même quand je ne sors pas de chez moi, je dis NON !
Bordel c'est mon année tous les 12 ans chez les chinois, je voudrais qu'elle se passe NORMALEMENT. Comme Hollande.

Bisous les choux ET surtout BONNE ANNEE !

Aubergine, se fait vieille.





vendredi 26 octobre 2012

Partir

Partir : Ma mère me disait toujours que partir c'est mourir un peu, d'ailleurs je crois bien que y'a pas que ma mère qui me le disait.





Un matin, j'ai trouvé ma mère dans la cuisine et je lui ai dit quelque chose qui devait ressembler à ça : Maman je vais partir à Paris.
Je crois qu'elle à souri, elle savait que ça arriverait comme ça, sans prévenir.
Quelques jours plus tard, pour la première fois de ma vie j'ai pris un aller-simple. Partir pour de bon, ne jamais revenir, ou plutôt revenir mais différemment.
Je n'avais rien, je venais de vivre le plus horrible période de ma vie, ce billet de train a été le point de départ de ma propre vie. C'est peut être à ce moment là que j'ai commencé ma résilience.
Ma mère m'a déposée sur le quai de la gare, on ne s'est pas beaucoup parlé ce matin là, on avait le coeur serré.
Le coup de sifflet a retenti, j'ai pleuré, et comme dans un film de midinette j'ai vu ma vie défiler. J'ai pensé très fort à celle qui m'attendait.
J'étais dans la file des taxis, il faisait beau, j'avais ma grosse valise noire, et pour la première fois de ma vie j'ai regardé Paris différemment. A présent c'était ma ville, ma propre vie.
Je suis revenue, peu de fois, mais ce n'était plus pareil, ce n'était plus chez moi, j'étais étrangère à mes amis, à mes souvenirs.
Je suis partie en claquant la porte, pleine de larme, et je n'ai jamais vraiment pu la ré-ouvrir.

Quatre années plus tard, la vie m'a rendu la monnaie de ma pièce, on est quitte.

Quatre années plus tard, je suis là, ma grosse valise noire est ouverte, dedans y'a des petites robes, des bodies, un porte bébé... Des choses que je n'aurais jamais pensé voir dans cette valise.
Cette valise noire j'y tiens, elle est moche, elle est encombrante mais elle m'a accompagnée beaucoup de fois.
Demain elle m'accompagnera, cette fois-ci j'aurai ma fille dans une main, et je pesterai sur mon mec parce que je peste toujours contre lui quand on part en voyage.
Et quand je demanderai à ma fille où on va, elle me répondra : En Chine.

Partir c'est mourir un peu mais rester c'est crever doucement.

Aubergine


vendredi 14 septembre 2012

Chat-tôt

Chat-tôt : J'ai d'abord reçu le mot Tôt. Le titre était donc (Trop)tôt. Et quand j'ai mis le point. J'ai vu passer une chatte.


Je ne sais pas ce qu'il m'a pris le jour où je me suis connectée sur le site de la mairie de Paris.
J'ai bien pris le temps de rentrer mes 3 choix. J'ai d'abord effacé. Puis j'ai recommencé.

Un mois plus tard je recevais ma première convocation.

J'ai eu un petit coup d'électricité dans le corps (mais pas aussi violent que celui de Cloclo je vous rassure) j'ai réfléchi à trouver une réplique. Et puis je suis partie avec mon copain Déni boire quelques canons.

Je sais pas bien pourquoi, j'ai peut être du faire ou dire un truc de travers, mais y'a un moment, sans que je m'en rende compte, Déni s'est barré.

Alors forcément j'ai eu des envies folles d'appeler mon amant Xanax pour tirer quelques coups. J'ai laissé tombé. Je me suis mise au boulot.

J'ai passé des semaines pourries, et j'ai vraiment eu envie de tout laissé tomber. J'ai pas joué ma vie non plus, faut pas déconner. On va dire que je suis sortie de ma routine, que j'ai laissé mon orgueil se prendre des baffes bien tranquillement.

(ça fait pas du bien)

Je me suis terrée sous ma couette. J'ai un peu pleuré. Et finalement y'a Courage qui m'a botté le cul.

J'y suis retournée, parce que je crois qu'on a droit de le dire, le théâtre c'est vraiment un truc de maso. Tu te fais putain de mal, et si tu t'es bien fait mal, après, tu peux vivre un truc sensationnel. Qui te donne le vertige. Je te cache pas que des fois tu te fais bien mal, et c'est tout. Y'a rien en échange. C'est donc ce qu'on appelle un gros foirage (et ça c'était mardi)

Hier je suis sortie de cette salle avec l'impression d'être amoureuse. J'ai vu Déni, Xanax et Courage se taper des barres pendant qu'Orgueil faisait un grand fuck avec ses doigts boudinés.

Hier, j'étais là, là où je devais être. A l'heure. J'avais rendez-vous avec moi même. Je suis une rebelle iconoclaste autodidacte. Je suis maso aussi. Mégalomane.



(La vie, parfois, c'est comme la séparation du blanc et du jaune, pas évident quoi)

Un jour j'aurais un Chat-tôt rien qu'à moi.

Bisou

Aubergine

PS1 : Merci Sasa et Hisaux pour le titre de mon billet. Vous êtes formidables.
PS2 : J'espère bien que ton volume était à fond. Et que tu me détestes maintenant.








jeudi 7 juin 2012

Autisme

Autisme : Etre dans notre monde à sa façon.

Vous devez me prendre pour une dingue (enfin si ce n'est pas déjà le cas) avec mes billets qui vont dans tous les sens, et mon blog toujours plus bordélique.
Je ne ferais donc pas défaut aujourd'hui (encore une fois) au bordel dans ce blog. On va parler sérieux.

J'ai envie de vous causer de l'autisme. Que les choses soient clairs : Je n'y connais rien. (juste quelques trucs que j'ai pu lire jusqu'à présent)



Dans mon travail, je suis entourée d'enfant. Je m'occupe avec toute une équipe, d'accueillir les enfants pendant les temps de loisir (c'est bon vous avez compris c'est quoi mon travail ?)
Je ne suis pas rattachée à une seule école, chaque semaine, on m'appelle pour m'indiquer dans quelle école  de ma commune je travaillerai . Et chaque semaine ça change, même si je finis par retourner dans les mêmes écoles.
Pour le suivi des enfants et de l'équipe c'est pas évident. Chaque école à son propre fonctionnement, ainsi que les équipes. L'avantage, quand même, de travailler de cette façon, c'est que tu as une vision extérieure sur la manière de fonctionner d'une équipe. Tu es en observation permanente. Tu n'es pas parasité par les problèmes internes d'une équipe d'animation (et que toutes équipes dans n'importe quel boulot peuvent rencontrer). C'est très formateur.
Bref, y'a quelques temps, on m'a parachutée dans une école dont je commence à plutôt bien piger le fonctionnement. Dans cette école il y a une petite fille autiste.
On m'en avait vaguement fait part la première fois que j'ai atterri par ici. Mais sans rentrer dans les détails. Et sans même me dire qui elle était. J'ai compris toute seule, assez rapidement, qui était cette petite fille différente de moi. Je l'ai beaucoup observée, c'est une petite fille très attachante, qui vit dans son propre monde, elle tourne sur elle-même pendant des heures, et frappe dans ses mains. Il lui arrive de pousser des petits cris. Elle suit le mouvement mais ne participe à aucune activité. Elle ne parle pas. Elle baragouine, dans son propre langage, des sons. Elle observe beaucoup les gens autour d'elle. La première fois qu'on s'est rencontrées, elle est restée assez distante vis à vis de moi.

Lors de notre deuxième rencontre, elle a pris mon visage dans ses petites mains froides et m'a souri. J'étais assise sur un petit siège d'enfant. J'avais les mains croisées, elle les a prises, les a détachées, et s'est assise sur moi. S'en est suivi d'une inspection très minutieuse de mon visage et enfin d'un câlin, comme pour me remercier de lui avoir, ouvert un peu de moi. Et la journée a continué normalement.
Pourtant, la dernière fois que je suis venue travailler dans cette école, la petite fille n'avait pas la forme. Elle a pleuré plusieurs fois dans la journée, comme ça d'un seul coup. Sans que je puisse en comprendre la raison. Elle paraissait pas dans son assiette. Aux dires de mes collègues ça fait quelques temps qu'elle est comme ça. Faudrait le dire à ses parents. Elle n'est plus bien avec nous.
J'étais pas vraiment d'accord avec eux. Si pour chaque enfant qui rencontre des difficultés, on doit en avertir les parents pour qu'ils retirent l'enfant en question, on n'aurait plus beaucoup d'enfants à s'occuper.
J'ai beau eu dire, qu'elle vivait peut être une période difficile chez elle, personne n'a entendu ma proposition. Y'a toujours un brouhaha incessant dans cette équipe. Un sérieux manque d'écoute et beaucoup de décibels.
J'en ai discuté avec la directrice en lui disant qu'elle avait peut être mal quelque part, elle se sentait peut être patraque. Mais même ça, c'était irrecevable parce qu'on ne pouvait pas savoir où elle avait mal, vu qu'elle ne parlait pas.
La discussion avec ma directrice a continué sur l'accueil des enfants handicapés. Depuis 2005 le gouvernement a mis en place une loi pour l'accueil des enfants handicapés dans les milieux scolaires ordinaires et au plus près de leur domicile. Sur le papier je trouve ça formidable. Mais dans la pratique c'est vraiment pas ça. Et pourquoi ?
Et bien tout simplement parce qu'aucune formation n'est proposée pour accueillir ces enfants dans les meilleures conditions. Personne ne m'a appris comment être et comment faire avec un enfant autiste. Alors bien entendu on fait marcher sa jugeote et on essaye. Mais si je faisais quelque chose de mal ? si ma façon d'être et de faire n'était pas la bonne ? et bien personne ne pourrait venir me le dire. Parce que personne n'a reçu de formations à ce niveau là sur mon lieu de travail.
Aucun professionnel n'est venu dans cette école pour proposer un meilleur accueil avec l'enfant, que ce soit dans les activités où dans la vie quotidienne. Je ne vous parle même pas des moyens financiers qu'on a pas.
Alors pour toutes ces raisons, je trouve qu'encore une fois c'est une loi pour faire bien dans les livres. Et encore une fois on laisse les professionnels de l'enfance se démerder avec la pratique et toujours au détriment de l'enfant.

En fin de mâtiné, la petite fille a eu un gros chagrin, pleine de frustration elle s'est assise pour déverser toute sa tristesse. Que faire ? comment réagir ?
La salle était bruyante. Elle devait s'ennuyer et la directrice s'était fâchée contre elle, parce qu'elle voulait mettre le bazar sur son bureau. Peut-être qu'elle était fatiguée ? Qu'elle avait faim ?
J'ai alors arrêté mon activité. J'ai laissé une vingtaine de gamins à ma directrice. J'ai pris la petite fille par la main et on est allées se promener. Elle a toute suite arrêté de pleurer. On s'est amusées toutes les deux dans la cours. Elle a regardé les oiseaux chanter. Elle a éclaté de rire toute seule. C'est alors que je me suis mise à sa hauteur, je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : Je te demande pardon, parce que je ne te comprends pas et ça doit être dur pour toi. Mais je te promets que j'essaye de faire le maximum pour que tu te sentes bien ici.
Je ne sais pas si elle m'a entendue, ou si elle a compris. Mais je sais que pendant quelque minutes elle se sentait mieux cette petite fille.




dimanche 3 juin 2012

Parentalité

Parentalité : La part-entière.


En ce jour de fête des mères, vous avez pour beaucoup, le sourire aux lèvres, heureux et heureuses de faire plaisir à celles qui sont nos mères.
Pour certains c'est une maman biologique et pour d'autres c'est une maman de coeur. Mais quoi qu'il en soit c'est notre parent. Celui qui nous guide dans ce dédale de la vie.

La parentalité ! quelle histoire mes amis ! Je ne suis pas une experte et pourtant, l'autre jour, je me suis retrouvée prise dans une conversation qui m'a heurtée. Je n'étais pas préparée à une telle réaction, je ne pensais pas, moi naïve que je suis, qu'aujourd'hui en 2012 certaines personnes considérent la parentalité encore et seulement avec un père et une mère biologique. D'ailleurs même mon correcteur orthographique ne veut pas reconnaître ce mot : Parentalité (il le souligne en rouge) (vilain)

Tout cette conversation a démarré avec un message laissé par mes soins sur twitter :

"Tant qu'on appellera ce truc, "maternage proximal" j'aurais les oreilles qui saignent. Et parentalité ça fait trop mal au cul ?

S'en est suivi de tout un tas de réactions, et dans ce flot de réponses, j'ai commencé à échanger avec une personne sur la parentalité dans sa grande généralité et nous étions d'accord pour dire que la parentalité pouvait aussi s'entendre à la parentalité homosexuelle mais aussi la parentalité qu'on appellera de coeur (celle où on est devenu le parent d'un enfant non issu de nos gênes) bref tout un tas de possibilités. Et comme vous le savez, pour beaucoup, l'oiseau bleu, c'est un salon ouvert à tous, c'est caramail mais avec un oiseau dessus quoi, donc chacun peu interagir.
Et voilà ce que j'ai reçu d'une personne : "Je ne vous suis pas trop : Le top pour les enfant n'est-il pas d'être avec papa ET maman ?"

J'ai tâter le terrain pour vérifier si elle avait bien compris notre conversation précédente, oui elle avait bien compris notre conversation.
Pour cette personne, il était donc impossible de concevoir la parentalité autre qu'avec un père et une mère biologique sous la couette.
Tout simplement parce que (je cite) "c'est quand même super vache que les parents décident pour un enfant d'être privé d'un père ou d'une mère"
La dessus nous sommes d'accord, c'est mieux d'avoir deux parents, que pas de parents du tout, mais je crois également qu'avoir deux parents du même sexe (ou même quatre) ce n'est pas signe d'un grand malaise psychologique pour l'enfant. Je crois aussi qu'un enfant qui a besoin d'un référent "masculin" et "féminin" peut très bien trouver ce référent en dehors de sa famille. Un enfant peut être très heureux et réussir à se construire du mieux qu'il peut si il sait d'où il vient et si il est élever dans le respect et l'amour. Quoi qu'il arrive, un enfant devenu adulte aura toujours sa collection de casseroles avec lui !
La personne m'a énumérée toutes sortes d'arguments possibles, comme quoi si les parents de l'enfant se séparent, ça lui ferait beaucoup trop de belles-mères (je me suis mise à rire pour le coup, parce qu'on a jamais trop de belles-mères, je suis sûre que Caro pense la même chose).  Quid des enfants issus de parents hétéro dont les parents sont séparés ? c'est la même chose non ? Apparemment pour cette personne c'était complètement in-envisageable. Passons, je ne suis pas experte sur le sujet, et il y aurait tellement à en dire et pas forcément de mon point de vue.

La conversation s'est enchaînée sur la FIV (la fécondation in vitro) et là déjà je m'y connais un peu mieux, je ne l'ai pas vécu personnellement, mais, j'ai eu la chance (enfin pour moi) (moins pour elle) d'en parler des heures entières avec ma douce Fesse-Fouillie, tout y est passé. On a jamais pris de gants toutes les deux, tous les sujets qui touchent la FIV y sont passés.
Et là attention Mesdames et Messsieurs c'est du grand art ! La personne m'a clouée sur place avec cette merveilleuse phrase :

"Parfois il faut assumer la stérilité de son couple. C'est très dur mais des couples sans enfant ça existe"

Déjà, je me demande qui nous sommes pour dire à des gens stériles d'assumer leur condition et d'aller acheter des lapins nains (© Fesse-Fouillie) au lieu de nous emmerder à vouloir avoir accès à la parentalité. Ca me fait penser à une punition divine, comme si ce qui arrivait à ce couple était la volonté d'une grande puissance surnaturelle. Cette grande tendance qu'on a, pour beaucoup, avec cet héritage catholique : La volonté de Dieu. Comme si c'était THE punition. Punition de quoi on se le demande.

Et cette réplique c'est vraiment un non sens, c'est comme si je disais à des couples fertiles : "Assumez forte fertilité et procréez bordel de merde, au lieu de lire Paris Match et de regarder le foot !". C'est comme si on obligeait un couple fertile à enfanter au nom de leur fertilité. Si les couples fertiles ont le choix d'avoir des enfants ou pas, pourquoi ça ne serait pas pareil pour les couples infertiles et stériles (oui ce n'est pas tout à fait la même chose : c'est pas le meilleur site du monde mais ça donne une idée ici)

Ensuite j'ai eu le droit au sujet de l'éthique, oui la FIV y'a pas d'éthique, c'est vraiment la foire du n'importe quoi, même le salon de l'agriculture c'est mieux organisé.
Alors là c'est juste faux, bien sûr qu'il y a une éthique et d'ailleurs c'est quoi une éthique ? d'après Toupie.org c'est la science de la morale. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de bien ou sur des questions de moeurs et de morales.
En gros pour vulgariser tout ça, l'éthique c'est la police invisible, qui fait que tu ne baises pas ta soeur, que tu ne greffes pas des pieds de porc à ton voisin, que tu ne nourris pas ton gosse avec du whiskys périmé. Mais bon c'est vrai que l'éthique n'est pas toujours respectée.
Bien entendu, quand on se penche sur le cas de la FI, ça fait un peu tourner la tête, parce que comme on le sait, le début de la vie ne se passe pas comme à son habitude, avec le zizi tout dur de papa, dans la zezette toute mouillée de maman. Non ! Ici, il y a des personnes, qui vont donner un coup de pouce au début de la vie, et l'aider à se faire dans un tube. Alors pour que tout ça se passe bien, y'a des lois et des protocoles à suivre. Et comme pour toutes ces nouvelles découvertes scientifique, des nouvelles lois s'imposent, parce que y'a de nouvelles questions qui se posent. CQFD (si j'étais un kiri, je noterais ma merveilleuse rime)  !

Mais comme me disait toujours cette personne, c'est égoïste de faire ça, c'est injuste pour l'enfant qui n'a rien demandé ! Le couple ne pense pas au bien être de l'enfant !
Ah bon ? parce qu'un couple fertile qui fait un enfant sous la couette c'est pas égoïste peut être? C'est vrai qu'un couple fertile, c'est sympa et généreux vu que c'est fertile. Un couple fertile ça ne pense qu'au bonheur de son futur enfant, absolument pas à sa pomme ! et ta mère sur la commode, c'est du poulet aussi ?

J'ai tenté de conclure cette discussion, en expliquant que le bien être d'un enfant est fragile. Et que même en ayant un père et une mère biologique de la couette, l'enfant peut être en grande souffrance. Parce qu'il n'y a pas, finalement, UN droit à la parentalité (enfin de mon point de vue), parce qu'il n'y a pas de justice, la parentalité c'est une grande loterie, et c'est comme ça. Des gens ont la chance d'avoir un jour la possibilité d'être un parent, parfois ils saisissent cette chance de la plus belle des façons, parfois ils la sabotent et c'est l'enfant qui en paye le prix et parfois même de façon tragique, hélas. Alors au lieu de vouloir à tout prix refuser la parentalité dans tout son ensemble, parce que même en la refusant elle existera. Ca me rappelle un de mes cours de sociologie où mon prof me disait : On peut ne pas croire en l'église catholique, par exemple, ça ne l'empêchera pas d'exister.
Je crois, que c'est un peu cette idée que je souhaite faire passer. Même si on ne croit pas en une forme de parentalité, elle existera d'une façon ou d'une autre. Alors autant oeuvrer ensemble afin qu'elle soit le mieux prise en charge. Que l'intérêt de l'enfant soit au centre du débat.
Par exemple, au hasard, dans le cas d'une parentalité homosexuelle, que les deux parents soient reconnus juridiquement et puisse bénéficier de la même autorité parentale. Au dans le cas d'une famille recomposée, que les beaux-parents qui le souhaitent (et que ça corresponde à un bien-être pour l'enfant) puisse avoir une reconnaissance légale, je ne dis pas forcément, une adoption, mais une reconnaissance légale, juridique !

Bref, je vais m'arrêter là, je viendrais corriger les faute d'orthographes au fur et à mesure, j'ai mal aux yeux ! Mais surtout, je souhaite une belle journée à toutes les mères ! Et bien entendu, le débat est ouvert, hein !


Comment ça tu ne sais pas que les chats font des bébés ? 


Bisou.

Aubergine

mardi 17 avril 2012

Célébrité

Célébrité : La difficulté d'être une blagueuse mode influente.



La célébrité c'est pas toujours évident



L'autre jour, au téléphone avec ma mère, je l'entends me dire :

"J'ai pas très bien compris ton billet de la dernière fois, mais je te félicite, c'est vraiment super d'avoir été contacté par quelqu'un de connu."

A cet instant précis un grand WTF est apparu dans mon cervelet.

"Heu maman, tu parles du billet de la Bourboule ?"
"Oui je crois bien que c'est lui"
"Mais maman, tu sais qui c'est Anna Wintour ?"
"Ben ouais c'est celle où y'a eu le film..."
"Ouais c'est la rédactrice en chef du Vogue US, et tu penses bien que mes looks du dimanche avec que des meufs en pyjamas elle s'en cogne. Et qu'elle doit même pas connaître la Bourboule cette pauvre dame. Maman, c'était des conneries hein, c'est un billet 60ém degré !"
"AAAAAAAAAAAAAh booonnnnnnnnnnnnn?! J'avais rien compris moi"

Fou rire.

"Dis maman tu permets que je raconte ça dans un prochain billet"
"ben ouais vas'y"

Epilogue :

Aubergine: "Hey Cyclette (c'est ma soeur Cyclette) l'autre jour au téléphone avec maman... (blablabla)"
Cyclette : Ben ouais je sais, elle était toute contente de dire que y'avait quelqu'un de connu qui t'avais approché grâce à ton blog.
J'ai pas osé lui dire que c'était des conneries ce que tu racontais. Donc je l'ai laissé dans sa joie.
Aubergine : (rire) T'es pas sympa n'empêche.
Cyclette : Ouais je sais
Cyclette Aubergine : Fou rire


Maman je t'aime, sache-le !

Bisou

Aubergine

lundi 16 janvier 2012

Post-Partum

Post-Partum : La période du post-partum s'étend de la fin de l'accouchement jusqu'au retour de couches, c’est-à-dire les premières règles après la grossesse. C'est une période de nouveaux bouleversements à la fois psychiques et familiaux (période clef pour la mise en place de la relation mère-enfant, de la découverte du nouveau-né, de mutations familiales), mais aussi physique avec la perte brutale des repères physiologiques et anatomiques liés à la grossesse. Le post-partum est donc une période à risque de difficultés, parfois de complications, liées aux bouleversements de tous les repères d'une femme en particulier lorsqu'il s'agit d'un premier enfant, et qui mérite pour ces raisons un suivi et une attention particulière. (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Post-partum)






Dans mes lectures d'articles qui abordent le sujet de la maternité, il y a un sujet qui est passé à la trappe, hélas. C'est un sujet dont on parle très peu, on l'aborde vaguement avec le "baby-blues" : L'angoisse de la mort après la naissance de l'enfant. 
Je ne parle pas de l'angoisse de perdre son enfant, non, mais de l'angoisse de sa propre mort. La prise de conscience de sa finitude, de sa nouvelle place dans son arbre.
L'autre jour, j'ai donc fait une recherche google dans ce sens. Je suis tombée sur des forums où les jeunes mamans s'inquiètent de ressentir une peur aussi violente. J'en ai parlé autour de moi et j'ai lu ça , encore une fois on en parle rapidement et ce n'est même pas tout à fait le sujet. Mais le dossier est assez complet et plutôt clair.
Aujourd'hui j'en fait un billet, car cette angoisse m'est arrivée peu après la naissance de ma fille, c'était une obsession, j'avais pas envie de sauter par la fenêtre et en finir avec la vie (quoique) non j'avais simplement une peur démesurée de mourir. C'était à tel point que parfois ça m'empêchait d'être présente et disponible, de passer des bons moments.
J'en ai très peu parlé, je me disais que je devais être folle à liée et que j'allais finir tout droit chez un psy (encore une fois) et pourtant ! Cette angoisse violente a fini par passer toute seule.
En parlant autour de moi, j'ai pris conscience que j'étais loin d'être folle, et que j'étais loin d'être la seule à avoir vécu ça.
Je pense, a posteriori, que c'est une forme de dépression post-partum, je ne dirais pas "baby-blues" car je ne supporte vraiment pas ce terme. Il est réducteur et ne décrit absolument pas l'état émotionnel d'une jeune maman.
La première semaine qui a suivi la naissance de ma fille, j'étais complètement excitée, je ne dormais pas, je mangeais peu j'étais dans une euphorie totale. C'est également une forme de dépression post-partum. Ca s'appelle le "baby-pink" (si avec ça on a pas l'impression d'être au pays des bisounours) ou l'euphorie post-partum tout simplement.
Toutes ces émotions violentes que vit une jeune mère sont en fait courantes et normales. Elles deviennent inquiétantes et il est nécessaire de se faire aider quand elles persistent dans la durée et que la jeune mère se retrouve dans un état émotionnel si fort qu'elle ne pourra parvenir à se retrouver, sans une aide professionnelle.
Alors vraiment je vous invite à lire ce dossier il est très bien fait, c'est un dossier sérieux, bien expliqué. Je vous invite aussi à en parler autour de vous, si ça peut rassurer des jeunes mères c'est toujours ça de pris !
Je regrette d'avoir eu peur d'en parler. D'avoir eu peur qu'on me prenne pour une mauvaise mère. Qu'on me juge. Il faut en parler car il est nécessaire d'arrêter de voir la maternité comme un accomplissement magnifique et une perfection dont toutes les femmes se réjouissent. Non ! la maternité c'est aussi un gros raz de marée dans la gueule qui renvoie à son propre vécu inconscient, un inconscient qui nous a pas toujours préparé à tout ce bordel interieur !

Bonne lecture quand même et gardez le sourire !

Aubergine

vendredi 6 janvier 2012

Humanité

Aujourd'hui j'ai reçu dans ma boite mail le texte de Constance, je connais bien Constance, ça fait un petit peu plus de 22 ans que je l'ai choisi. Je pense que je ne l'ai pas choisi au hasard. Un matin d'Octobre je devenais sa première fille. 
Constance nous offre une très belle vision de l'humanité et une tactique d'offensive contre l'envahisseur. Nous-même ?


Humanité : Humanité n.f; (définition du Robert des collèges) 
1 philos. caractère de ce qui est humain ; nature humaine (opposé à divinité, à animalité) 
2 Sentiment de bienveillance, de compassion envers autrui 
3 Le genre humain, les hommes en général 4 au plur. étude de la langue et de la littérature grecques et latines.


La boite à fourmis.

Il y a eu des orages terribles dans ma région : des gens sont morts, des bâtiments ont été détruits.

Moi, j'ai eu les fourmis d'Argentine. Elles sont rentrées par les prises électriques et les joints du carrelage.
Elles ont entamé leurs défilés mieux réglés que ceux du 14 juillet.

J'ai essayé le liquide pour vitre : utile tactiquement mais inefficace à long terme ; le liquide vaisselle énergique stratégiquement mais beaucoup trop poisseux.
Inlassablement elles envoyaient leurs éclaireurs bientôt suivis de cohortes : l'armée romaine était dans mes murs.

Alors j'ai contre-attaqué : le pulvérisateur, hors de prix et surtout pour la cuisine comment ne pas s'empoisonner ? J'ai trouvé la boite à fourmis : elle est rouge avec trois petites entrées et remplie d'un gel évoquant le silicone pour prothèses mammaires de truie. C'est très vicieux car les fourmis en raffolent mais elles ne meurent pas
immédiatement ; elles ont le temps de ramener le poison dans leur nid.

J'ai cru gagné mais ce matin il y a eu une offensive après 2 jours de répit, oh timide mais tout de même : j'ai déplacé la boite en ayant presque pitié et j'ai pensé que nous avions nous aussi nos boites à humanité.

Tous les gens et les situations où le poison du mauvais esprit nous contaminent et que nous rentrons bernés propageant chez nous ces ondes mauvaises

Alors je vous souhaite de trouver les bonnes boites à humanité, de celles qui donnent la bonté, la générosité, l'amitié pour y goûter d'abord et ensuite les ramener à ceux qui nous côtoient.


Meilleurs voeux pour 2012.







dimanche 1 janvier 2012

Derrière.

Derrière : De l'autre côté de quelque chose. (source : linternaute.fr)



Fesse-Fouillie cette photo est pour toi.


En 2012 j'aimerais...

que le temps passe un peu moins vite.
que les métros soient poussette-friendly.
que mes voisins arrêtent avec leurs travaux.
que ma procrastination cesse.
que je n'aie plus peur de l'avion et qu'on parte loin (en voyage).
que j'arrive à savoir pour qui voter aux présidentielles.
que soit inventer la téléportation dans Paris.
que les ravioles soient en vente libre, partout, même dans les bouches de métro.
que je devienne "blagueuse mode".
que les vilains se repentent.
que mes amis restent extraordinaires.
que mes vergetures disparaissent à jamais.
que je retrouve mes seins d'antan.
que j'aie envie de faire des pipes plus souvent.
que je me mette à enfin à digérer les fruits de mer.
que mon vocabulaire à jeux de mots amplifie.
que je sois toujours aussi hilarante.
que les gens continuent à m'étonner.
que ma mère puisse re-trouver sa joie de vivre.
que la vie soit plus douce.
que mon mariage soit enfin célébrer.
que mon chat se mette à parler l'Humain.
que la radio diffuse de la bonne musique.
que les chanteurs français subissent une ablation des cordes vocales.

...Que 2013 arrive comme les pieds dans le sable chaud.

Love dans vos faces les choux.

Aubergine




vendredi 23 décembre 2011

Jeunesse

Jeunesse : Cet instant qui s'échappe sans qu'on ait pu le saisir.



Je me souviens, de nos jeux sans fins, de nos constructions en kapla, de nos cabanes dans toute la maison, de nos jeux dans la garrigue, dans la cabane en bois que nous avions nous-même construite, de nos constructions de ponts-levis.

Je me souviens, de nos étés pieds-nus et du goudron qui nous brûlait la plante des pieds quand on partait en courant sur le chemin de la plage.

Je me souviens, de nos étés avec plein de glaces, du marché du jeudi. Des balades en carriole, des amis qui venaient de partout.

Je me souviens, de nos premières réalisation de films et de nos parodies d'émissions de télés. Je me souviens aussi de notre téléphérique où l'on y mettait nos chats et aussi M. Je me souviens de nos bains de minuit.

Je me souviens, de nos batailles d'eau. De nos anniversaires.

Je me souviens, de nos nuits blanches à partir en expéditions dans le village et finir par s'endormir sur le hamac du jardin. Je me souviens de nos spectacles, de nos déguisements. Je me souviens de nos courses dans l'escalier mortel. Je me souviens de nos jeux sur l'ordinateur. Je me souviens de nos balades en motos dans la garrigue. Je me souviens de nos piques-niques dans cette garrigue.

Je me souviens, de nos colères, de nos disputes et de nos claquements de portes.

Je me souviens de notre péage, je me souviens de nos courses à vélos, de nos expériences avec nos hamsters. Je me souviens de tous ces bébés chats qu'on a eu. Je me souviens de ces soirées sans fin à jouer aux cartes. Parfois sous la vigne. Parfois dans le jardin entouré de la glycine.
Je me souviens de nos séances télés, je me souviens de nos jeux de coiffeur. Je me souviens de nos fous-rire.

Je me souviens, de ce bruit de bonheur qui nourrit mon coeur, beaucoup plus que celui des chagrins.

Oui je me souviens aussi de nos chagrins. De ces casseroles que la vie nous a envoyé dans la figure. Mais je me souviens aussi de notre amour qui a su faire des pieds de nez à ces casseroles.

Aujourd'hui le temps à galoper plus vite que nos rires d'enfants. Aujourd'hui ces souvenirs sont avec nous. Alors un Joyeux Noël, à celui qui nous a quitté trop vite, à ceux qui ont suivi d'autres chemins, et à vous qui êtes à prés de moi aujourd'hui. Ma fratrie F. V. J. A. M. T. mais aussi B. Je vous garde au creux de ma main.

Aubergine sur les platines des doux souvenirs.

mercredi 9 novembre 2011

Lacune

Lacune : Vide dans un corps. (source : http://www.mediadico.com/)

Petit bout de femme.


Je ne lis plus de livres sur la psychologie de l'enfant. Le dernier que j'ai lu c'est Grandir de Claude Halmos et je n'ai pas pu le terminer. Lire des livres pareils c'est finir par penser qu'on est complètement tordu. Je me souviens d'un passage sur l'allaitement, Claude Halmos disait que c'était un acte érotique, qu'on y prenait du plaisir, mais que si ce plaisir devenait une envie sexuelle, alors c'est qu'il avait une couille dans le pâtée (pour pas faire de vilains jeux de mots). C'est pas compliqué, j'ai passé les 15 jours suivants à paniquer à chaque tétée pour détecter une envie sexuelle, et m'imaginer incestueuse, monstrueuse. Ce types de lectures me donnent l'impression d'être une mauvaise mère, de m'y prendre comme un manche (restons dans le phallique). Pour me rassurer j'en parle à mon compagnon, mais le mal est fait, les cauchemars prennent placent et les angoisses aussi.
Aujourd'hui ça va un peu mieux, on va dire que je prends ces choses plus à la rigolade, et qu'en une psy balance dans Les Maternelles, que les sorcières des cauchemars se sont les mères, je trouve ça drôle. C'est tellement réducteur, j'espère que nos rêves et nos cauchemars sont plus profonds que ça quand même ! De toutes façons quand ça fait référence à Freud j'aime pas des masses.
Du coup je fais ma propre tambouille en ce qui concerne l'éducation de ma fille.
Je vous cause de tout ça, mais ça ne vous dit pas où je veux en venir.
En ce moment, je passe une période plutôt difficile avec ma fille de 13 mois, elle qui était si bien dans ses baskets et avec les autres, elle se met à hurler dés que je la confie à une personne de confiance et en qui elle est habituée. La moindre contrariété la met dans des états pas possibles, elle hurle, se jette parterre, me tape. Je suis assez déstabilisée et surtout très impuissante. Par exemple à la maison dés que je lui lâche la main, pour faire autre chose, elle hurle et pleure à ne plus savoir qu'en faire. J'ai beau lui répéter que je l'abandonne pas. Rien ne change.
J'ai réfléchis à tout ce qui s'est passé jusqu'à présent, je lui ai parlé en pensant que c'est quelque chose que j'avais fait ou dit, je lui ai montré où était mon travail, j'ai tenté des câlins d'au revoir, je me suis éclipsée sans rien dire. Toujours rien. Je me suis mise en colère. Toujours rien.
Et puis aujourd'hui, je voulais aller faire des courses, j'angoissais déjà pour la journée de crèche du lendemain, j'étais en train de batailler avec l'ergo pour la mettre sur mon dos, et je me suis rendue compte que j'avais oublié de la changer après sa sieste. Alors j'ai tout enlevé et je l'ai mise sur sa table haute. Et là elle s'est mise à hurler, et gigoter de partout, tout simplement par ce que je lui avait interdis d'attraper l'huile. Et sans que je sente la chose arriver, elle m'a filé un grand coup de pied dans le plexus (oui quand elle est en colère elle balance coups de pied et des claques) (oui ma table à longer et haute et je ne suis pas très grande) et là j'ai rien vu venir de ma part, je lui ai collé une claque sur la cuisse.
J'ai aussitôt regretté, j'ai rien compris, c'est la première fois que je frappe ma fille, je lui avais déjà donné deux petites tapounettes un jour où elle avait voulu tester les doigts dans la prise, mais l'effet escompté n'avait pas marché, elle s'était bidonnée. Depuis j'ai plus jamais tapé ma fille. Je suis partisane de rien, j'essaye juste de faire au mieux. Mais ce soir je culpabilise beaucoup, je ne comprends pas bien et j'aimerais trouver un truc, comme j'ai toujours trouvé, pour qu'on puisse à nouveau se comprendre ma fille et moi. J'aimerais pouvoir être détendue et ne pas angoisser chaque matin depuis une semaine, parce que je sais qu'elle va se mettre dans tous ses états quand sa Mamie viendra la garder, ou quand elle ira à la crèche.
Alors ne soyez pas trop dur avec moi, je sais bien que c'est moche ce que j'ai fait, j'en suis la première à m'en vouloir, j'ai foiré. Je me sens nulle et mauvaise mère. Je sais pas bien pourquoi je vous dis tout ça. Peut être pour trouver un peu de ré-confort et des idées à piocher. Le seul indice que j'ai c'est qu'elle est bientôt prête à faire ses premiers pas, peut être que ça lui fait peur, que ça l'angoisse cette idée de devenir plus indépendante. Je sais pas. Peut être qu'il faudrait que j'aille ré-ouvrir un livre de psychologie de l'enfant. Peut-être.

samedi 17 septembre 2011

Présent

Présent : Qui existe en ce moment (source : linternaute.com)

Le plus beau cadeau que j'ai reçu dans ma vie c'est un caquelon. Vous savez, ces fameuses drôles de casseroles qui servent à faire fondre le fromage (surtout).
C'est un cadeau de ma mère, elle me l'a donné au Noël dernier. Sa voiture était pleine. Alors elle m'a laissé ce fameux caquelon. Comme si c'était un vieux chiffon tout sale.
Ce qu'elle ne sait pas, tout simplement parce ce que je n'ai jamais pris le temps de lui dire, c'est que ce cadeau m'a touché comme jamais. C'est un cadeau imprévu. C'est un cadeau qui me rappelle d'où je viens (aussi), du fameux pays du chocolat, des montres et des banques.
C'est toujours ma mère qui fait les fondues Suisses, et là enfin, j'ai l'honneur de pouvoir perpétrer cette délicieuse recette aux fromages et à l'alcool. Grâce à ma mère, j'ai jeté ma carte d'abonnement des restaurants savoyards et j'ai, enfin, le plaisir gourmand, de pouvoir choisir mon fromage et préparer ce met délicieux, moi même.
La fondue au fromage est mon plat préféré, je peux en manger sans fin, sans jamais être repue ou ballonnée. Quand j'était petite fille, j'adorais manger ce plat. J'aimais bien avoir la tête qui tournait, une fois le repas fini (alcoolique)
Aujourd'hui, j'ai décidé d'être une gentille fille et de vous livrer ma délicieuse recette de fondue aux fromages.

J'ai tout mangé
©AubergineDivine


Recette pour 4 gros mangeurs de fondue :

- 700 grammes de 3 fromages différents.
Si vous voulez avoir des fils dans votre recette prenez du Gruyère Suisse (celui sans trous, le vrai, du pays de la Gruyère) du Comté et du Beaufort d'été (par exemple)
Si vous aimez l'Appenzeller (moi j'adore) vous pouvez en ajouter un peu (70grammes), je dis un peu car c'est un fromage très salé !
Si vous voulez faire les choses comme un puriste Suisse, vous pouvez aussi faire une fondue uniquement au Vacherin ! (oui oui vous avez bien lu)
- 30 cl de Vin blanc sec
- 2 cuillères à café de jus de citron
- 1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre (très important)
- 2 cuillères à soupe de Kirsch
- 1 gousse d'ail

Coupez en lamelles les fromages (avec un économe c'est plus facile).
Coupez en deux une gousse d'ail, frottez l'intérieur du caquelon avec une moitié de gousse d'ail. Ensuite pressez cette moitié d'ail à l'aide d'un presse ail dans le caquelon. Ajoutez le vin blanc et faites le bouillir à feu normal.
Pendant ce temps, dans un verre, mélangez la fécule, le kirsch et le jus de citron.
Quand le vin commence à bouillir, ajouter le fromage et mélangez sans vous arrêter et en faisant des 8. Une fois que le fromage est bien fondu et mélangé, ajoutez le mélange de fécule, de citron et de Kirsch  Continuez de mélanger. La graisse du fromage et l'alcool (grâce à la fécule de pomme de terre) vont former une patte plus ou moins crémeuse et homogène.
Et voilà le plat est prêt, vous n'avez plus qu'à allumer le réchaud à fondue et sortir les fourchettes spéciales. Un plat à manger tous les jours de l'hiver pour se réchauffer et prendre un peu de graisse où il faut !

En ce qui concerne le pain, pour 4 personnes, 2 baguettes suffisent largement. Prenez-les bien fraîches et laissez-les rassir pendant 3 jour à l'air libre (surtout pas dans un sac en plastique, sinon le pain ne sera pas rassit mais moue)
Vous pouvez manger la fondue accompagné d'un bon vin blanc et d'une eau pétillante. Personnellement j'aime manger la fondue sans charcuterie (mais ça c'est au plaisir de chacun).

Dans un caquelon on peut faire d'autres choses que des fondues, mais encore une fois, je me sens incapable d'utiliser ce plat pour autre chose qu'une fondue aux fromages.

Bisou

Aubergine

PS/ Si il vous reste du pain allez donc le donner aux canards de Bercy