Parentalité : La part-entière.
En ce jour de fête des mères, vous avez pour beaucoup, le sourire aux lèvres, heureux et heureuses de faire plaisir à celles qui sont nos mères.
Pour certains c'est une maman biologique et pour d'autres c'est une maman de coeur. Mais quoi qu'il en soit c'est notre parent. Celui qui nous guide dans ce dédale de la vie.
La parentalité ! quelle histoire mes amis ! Je ne suis pas une experte et pourtant, l'autre jour, je me suis retrouvée prise dans une conversation qui m'a heurtée. Je n'étais pas préparée à une telle réaction, je ne pensais pas, moi naïve que je suis, qu'aujourd'hui en 2012 certaines personnes considérent la parentalité encore et seulement avec un père et une mère biologique. D'ailleurs même mon correcteur orthographique ne veut pas reconnaître ce mot : Parentalité (il le souligne en rouge) (vilain)
Tout cette conversation a démarré avec un message laissé par mes soins sur twitter :
"Tant qu'on appellera ce truc, "maternage proximal" j'aurais les oreilles qui saignent. Et parentalité ça fait trop mal au cul ?
S'en est suivi de tout un tas de réactions, et dans ce flot de réponses, j'ai commencé à échanger avec une personne sur la parentalité dans sa grande généralité et nous étions d'accord pour dire que la parentalité pouvait aussi s'entendre à la parentalité homosexuelle mais aussi la parentalité qu'on appellera de coeur (celle où on est devenu le parent d'un enfant non issu de nos gênes) bref tout un tas de possibilités. Et comme vous le savez, pour beaucoup, l'oiseau bleu, c'est un salon ouvert à tous, c'est caramail mais avec un oiseau dessus quoi, donc chacun peu interagir.
Et voilà ce que j'ai reçu d'une personne : "Je ne vous suis pas trop : Le top pour les enfant n'est-il pas d'être avec papa ET maman ?"
J'ai tâter le terrain pour vérifier si elle avait bien compris notre conversation précédente, oui elle avait bien compris notre conversation.
Pour cette personne, il était donc impossible de concevoir la parentalité autre qu'avec un père et une mère biologique sous la couette.
Tout simplement parce que (je cite) "c'est quand même super vache que les parents décident pour un enfant d'être privé d'un père ou d'une mère"
La dessus nous sommes d'accord, c'est mieux d'avoir deux parents, que pas de parents du tout, mais je crois également qu'avoir deux parents du même sexe (ou même quatre) ce n'est pas signe d'un grand malaise psychologique pour l'enfant. Je crois aussi qu'un enfant qui a besoin d'un référent "masculin" et "féminin" peut très bien trouver ce référent en dehors de sa famille. Un enfant peut être très heureux et réussir à se construire du mieux qu'il peut si il sait d'où il vient et si il est élever dans le respect et l'amour. Quoi qu'il arrive, un enfant devenu adulte aura toujours sa collection de casseroles avec lui !
La personne m'a énumérée toutes sortes d'arguments possibles, comme quoi si les parents de l'enfant se séparent, ça lui ferait beaucoup trop de belles-mères (je me suis mise à rire pour le coup, parce qu'on a jamais trop de belles-mères, je suis sûre que
Caro pense la même chose). Quid des enfants issus de parents hétéro dont les parents sont séparés ? c'est la même chose non ? Apparemment pour cette personne c'était complètement in-envisageable. Passons, je ne suis pas experte sur le sujet, et il y aurait tellement à en dire et pas forcément de mon point de vue.
La conversation s'est enchaînée sur la FIV (la fécondation in vitro) et là déjà je m'y connais un peu mieux, je ne l'ai pas vécu personnellement, mais, j'ai eu la chance (enfin pour moi) (moins pour elle) d'en parler des heures entières avec ma douce
Fesse-Fouillie, tout y est passé. On a jamais pris de gants toutes les deux, tous les sujets qui touchent la FIV y sont passés.
Et là attention Mesdames et Messsieurs c'est du grand art ! La personne m'a clouée sur place avec cette merveilleuse phrase :
"Parfois il faut assumer la stérilité de son couple. C'est très dur mais des couples sans enfant ça existe"
Déjà, je me demande qui nous sommes pour dire à des gens stériles d'assumer leur condition et d'aller acheter des lapins nains (© Fesse-Fouillie) au lieu de nous emmerder à vouloir avoir accès à la parentalité. Ca me fait penser à une punition divine, comme si ce qui arrivait à ce couple était la volonté d'une grande puissance surnaturelle. Cette grande tendance qu'on a, pour beaucoup, avec cet héritage catholique : La volonté de Dieu. Comme si c'était THE punition. Punition de quoi on se le demande.
Et cette réplique c'est vraiment un non sens, c'est comme si je disais à des couples fertiles : "Assumez forte fertilité et procréez bordel de merde, au lieu de lire Paris Match et de regarder le foot !". C'est comme si on obligeait un couple fertile à enfanter au nom de leur fertilité. Si les couples fertiles ont le choix d'avoir des enfants ou pas, pourquoi ça ne serait pas pareil pour les couples infertiles et stériles (oui ce n'est pas tout à fait la même chose : c'est pas le meilleur site du monde mais ça donne une idée
ici)
Ensuite j'ai eu le droit au sujet de l'éthique, oui la FIV y'a pas d'éthique, c'est vraiment la foire du n'importe quoi, même le salon de l'agriculture c'est mieux organisé.
Alors là c'est juste faux, bien sûr qu'il y a une éthique et d'ailleurs c'est quoi une éthique ? d'après
Toupie.org c'est la science de la morale. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de bien ou sur des questions de moeurs et de morales.
En gros pour vulgariser tout ça, l'éthique c'est la police invisible, qui fait que tu ne baises pas ta soeur, que tu ne greffes pas des pieds de porc à ton voisin, que tu ne nourris pas ton gosse avec du whiskys périmé. Mais bon c'est vrai que l'éthique n'est pas toujours respectée.
Bien entendu, quand on se penche sur le cas de la FI, ça fait un peu tourner la tête, parce que comme on le sait, le début de la vie ne se passe pas comme à son habitude, avec le zizi tout dur de papa, dans la zezette toute mouillée de maman. Non ! Ici, il y a des personnes, qui vont donner un coup de pouce au début de la vie, et l'aider à se faire dans un tube. Alors pour que tout ça se passe bien, y'a des lois et des protocoles à suivre. Et comme pour toutes ces nouvelles découvertes scientifique, des nouvelles lois s'imposent, parce que y'a de nouvelles questions qui se posent. CQFD (si j'étais un
kiri, je noterais ma merveilleuse rime) !
Mais comme me disait toujours cette personne, c'est égoïste de faire ça, c'est injuste pour l'enfant qui n'a rien demandé ! Le couple ne pense pas au bien être de l'enfant !
Ah bon ? parce qu'un couple fertile qui fait un enfant sous la couette c'est pas égoïste peut être? C'est vrai qu'un couple fertile, c'est sympa et généreux vu que c'est fertile. Un couple fertile ça ne pense qu'au bonheur de son futur enfant, absolument pas à sa pomme ! et ta mère sur la commode, c'est du poulet aussi ?
J'ai tenté de conclure cette discussion, en expliquant que le bien être d'un enfant est fragile. Et que même en ayant un père et une mère biologique de la couette, l'enfant peut être en grande souffrance. Parce qu'il n'y a pas, finalement, UN droit à la parentalité (enfin de mon point de vue), parce qu'il n'y a pas de justice, la parentalité c'est une grande loterie, et c'est comme ça. Des gens ont la chance d'avoir un jour la possibilité d'être un parent, parfois ils saisissent cette chance de la plus belle des façons, parfois ils la sabotent et c'est l'enfant qui en paye le prix et parfois même de façon tragique, hélas. Alors au lieu de vouloir à tout prix refuser la parentalité dans tout son ensemble, parce que même en la refusant elle existera. Ca me rappelle un de mes cours de sociologie où mon prof me disait : On peut ne pas croire en l'église catholique, par exemple, ça ne l'empêchera pas d'exister.
Je crois, que c'est un peu cette idée que je souhaite faire passer. Même si on ne croit pas en une forme de parentalité, elle existera d'une façon ou d'une autre. Alors autant oeuvrer ensemble afin qu'elle soit le mieux prise en charge. Que l'intérêt de l'enfant soit au centre du débat.
Par exemple, au hasard, dans le cas d'une parentalité homosexuelle, que les deux parents soient reconnus juridiquement et puisse bénéficier de la même autorité parentale. Au dans le cas d'une famille recomposée, que les beaux-parents qui le souhaitent (et que ça corresponde à un bien-être pour l'enfant) puisse avoir une reconnaissance légale, je ne dis pas forcément, une adoption, mais une reconnaissance légale, juridique !
Bref, je vais m'arrêter là, je viendrais corriger les faute d'orthographes au fur et à mesure, j'ai mal aux yeux ! Mais surtout, je souhaite une belle journée à toutes les mères ! Et bien entendu, le débat est ouvert, hein !
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| Comment ça tu ne sais pas que les chats font des bébés ? |
Bisou.
Aubergine