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mercredi 8 février 2012

Etat des lieux

Etat des lieux : Chose à faire avant d'y poser un bail (source : mon humble avis)



Photo ©Hisaux
Comment te sens-tu ? 
Shopping and Fucking, de Mark Ravenhill


Décris où tu vis actuellement ? 
Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac


Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu  ? 
Alabama Song, de Gilles Leroy


Ton animal préféré ? 
Chat (Le livre à surprises des amoureux des chats)


Tes meilleurs amis sont  ? 
Les morues, de Titiou Lecoq


Comment est le temps ? 
Grand et Petit, de Botho Strauss


Ton moment préféré de la journée ? 
L'ordinaire, de Michel Vinaver


Ton moyen de transport préféré ? 
Mademoiselle Liberté, de Alexandre Jardin


Ta passion ? 
Le choeurs des femmes, de Martin Winckler


Le défaut qui t'horripile le plus ? 
Le Roi s'amuse, de Victor Hugo


Le métier qui te fait rêver ? 
La joueuse de Go, de Shan Sa


Ton histoire d'amour ? 
Pulsion, de Franz Xaver Kroetz


Qu'est ce que la vie pour toi ?
L'illusion comique, de Corneille


Ta peur ? 
D'autres vies que la mienne, Emmanuel de Carrère


Pensée du jour ?
En attendant Godot, de Samuel Beckett


Comment aimerais-tu mourir ? 
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, de Anna Gavalda


La condition actuelle de mon âme ? 
Plus fort que la haine, de Tim Guénard


Ton rêve le plus cher? 
Vénus érotica, de Anaïs Nin


Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? 
Les onze milles verges, de Guillaume Appolinaire 


Dans ces lectures, une seule n'a jamais été lu par ma personne : Les Morues. Mais le titre allait tellement bien.
C'est un exercice plutôt difficile, j'ai du retourner dans mon placard à livres pour me souvenir. Et je me suis rendue compte que beaucoup de mes lectures s'étaient envolées de mon esprit. La volatilité du temps, et la facilité d'ingurgiter plutôt que de se délecter !
J'ai trouvé ce portrait par là !
D'ailleurs j'ai bien envie de taguer Fesse-Fouillie, CaroLalèche et Kodaklesgars, qu'avez-vous donc dans l'esprit ? 
Si d'autres veulent tenter l'expérience, avec plaisir je serais très curieuse de vous lire !


Des bisous


Aubergine

lundi 16 janvier 2012

Post-Partum

Post-Partum : La période du post-partum s'étend de la fin de l'accouchement jusqu'au retour de couches, c’est-à-dire les premières règles après la grossesse. C'est une période de nouveaux bouleversements à la fois psychiques et familiaux (période clef pour la mise en place de la relation mère-enfant, de la découverte du nouveau-né, de mutations familiales), mais aussi physique avec la perte brutale des repères physiologiques et anatomiques liés à la grossesse. Le post-partum est donc une période à risque de difficultés, parfois de complications, liées aux bouleversements de tous les repères d'une femme en particulier lorsqu'il s'agit d'un premier enfant, et qui mérite pour ces raisons un suivi et une attention particulière. (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Post-partum)






Dans mes lectures d'articles qui abordent le sujet de la maternité, il y a un sujet qui est passé à la trappe, hélas. C'est un sujet dont on parle très peu, on l'aborde vaguement avec le "baby-blues" : L'angoisse de la mort après la naissance de l'enfant. 
Je ne parle pas de l'angoisse de perdre son enfant, non, mais de l'angoisse de sa propre mort. La prise de conscience de sa finitude, de sa nouvelle place dans son arbre.
L'autre jour, j'ai donc fait une recherche google dans ce sens. Je suis tombée sur des forums où les jeunes mamans s'inquiètent de ressentir une peur aussi violente. J'en ai parlé autour de moi et j'ai lu ça , encore une fois on en parle rapidement et ce n'est même pas tout à fait le sujet. Mais le dossier est assez complet et plutôt clair.
Aujourd'hui j'en fait un billet, car cette angoisse m'est arrivée peu après la naissance de ma fille, c'était une obsession, j'avais pas envie de sauter par la fenêtre et en finir avec la vie (quoique) non j'avais simplement une peur démesurée de mourir. C'était à tel point que parfois ça m'empêchait d'être présente et disponible, de passer des bons moments.
J'en ai très peu parlé, je me disais que je devais être folle à liée et que j'allais finir tout droit chez un psy (encore une fois) et pourtant ! Cette angoisse violente a fini par passer toute seule.
En parlant autour de moi, j'ai pris conscience que j'étais loin d'être folle, et que j'étais loin d'être la seule à avoir vécu ça.
Je pense, a posteriori, que c'est une forme de dépression post-partum, je ne dirais pas "baby-blues" car je ne supporte vraiment pas ce terme. Il est réducteur et ne décrit absolument pas l'état émotionnel d'une jeune maman.
La première semaine qui a suivi la naissance de ma fille, j'étais complètement excitée, je ne dormais pas, je mangeais peu j'étais dans une euphorie totale. C'est également une forme de dépression post-partum. Ca s'appelle le "baby-pink" (si avec ça on a pas l'impression d'être au pays des bisounours) ou l'euphorie post-partum tout simplement.
Toutes ces émotions violentes que vit une jeune mère sont en fait courantes et normales. Elles deviennent inquiétantes et il est nécessaire de se faire aider quand elles persistent dans la durée et que la jeune mère se retrouve dans un état émotionnel si fort qu'elle ne pourra parvenir à se retrouver, sans une aide professionnelle.
Alors vraiment je vous invite à lire ce dossier il est très bien fait, c'est un dossier sérieux, bien expliqué. Je vous invite aussi à en parler autour de vous, si ça peut rassurer des jeunes mères c'est toujours ça de pris !
Je regrette d'avoir eu peur d'en parler. D'avoir eu peur qu'on me prenne pour une mauvaise mère. Qu'on me juge. Il faut en parler car il est nécessaire d'arrêter de voir la maternité comme un accomplissement magnifique et une perfection dont toutes les femmes se réjouissent. Non ! la maternité c'est aussi un gros raz de marée dans la gueule qui renvoie à son propre vécu inconscient, un inconscient qui nous a pas toujours préparé à tout ce bordel interieur !

Bonne lecture quand même et gardez le sourire !

Aubergine

dimanche 9 octobre 2011

Passionnant

Enflammant : Participe présent du verbe enflammer (avec ça on est bien avancé) (source : linternaute.com)




Pour vivre heureux, vivons cachés dans un carton de pampers



Je vous ai habitué à des textes un peu underground, mais là ce soir, j'ai juste pas le courage de faire dans la jolie prose. Enfin si, mardi y'a du underground qui va tomber, mais du gentil underground. Puis mercredi j'ai pour mission de vous faire chialer, car moi je vais chialer.

Vu que vous aimez mes best-of de la semaine (si si je le sais) et bien voilà à quoi ressemblait ma semaine.
J'ai eu une sorte de promotion professionnelle que je ne peux pas accepter (toujours pour mes sempiternelles histoires de garde).
Je vais enfin commencer mes ateliers de théâtre pour enfants (je suis allée mettre un cierge au temple de l'animation pour remercier ma chef).
J'ai appris au hasard de mes lectures qu'une partie d'une archipel a décidé de faire un saut dans le futur, si je vous jure, grosso merdo le 31 décembre à minuit ils passeront au 2 janvier, comme ça pour le fun, et genre quand il en auront marre de vivre dans le futur ils pourront enjamber histoire de faire un tour dans le passé vu que l'autre moitié de l'archipel ne changera pas de fuseau horaire. Je trouve cette histoire complètement dingue.
Je me suis re-mise au tricot sérieusement, les écharpes en point mousse et Jersey ça va deux minutes hein!
Sinon je me suis sur-passée niveau mère parfaire, j'ai collé, au faire à repasser, des étiquettes avec le prénom de ma fille sur toutes ses fringues. En fait j'ai adoré, j'ai eu l'impression de prendre une revanche sur la vie, j'ai toujours rêvé d'avoir des étiquettes avec mon prénom sur mes fringues, et genre évidemment ma mère ne l'a jamais fait, c'est un peu une lacune d'éducation, m'enfin bon quand tu dépasses le stade 6 mômes je pense que les étiquettes avec les prénoms tu t'en branles, tu mets des chiffres à la place. D'ailleurs mon chiffre c'était trois : "viens ici trois !" j'avais une laisse aussi !
Sinon cette semaine rassurez-vous j'ai fait l'amour à mon mec, pas comme l'autre semaine, j'ai rangé la maison et nettoyé la salle de bain en prévision de l'arrivée du Tipi Lyonnais . J'ai aussi trouvé une baby-sitter pour ma fille, histoire qu'on puisse enfin se biturer en couple, y'en avait marre de se la jouer alcoolique solitaire !
J'ai appris que je fais du théâtre avec le podologue de mon mec (j'ai fait des découvertes incroyables cette semaine). Du coup j'ai parlé des pieds de mon mec (j'ai aussi eu des sujets de conversations forts intéressants)
J'ai lu une étude philosophique sur les images qu'on voit sur les paquets de cigarette que j'ai trouvé très juste et qui concluait de cette façon :

"(...) Si la vérité est un bien pourquoi ne pas dire toute la vérité(...) fumer tue, mais ne pas fumer ne rend pas immortel pour autant (?)  Là est le hic. Et l'arnaque. Personnellement je ne suis pas tranquille. S'il il me suffisait d'arrêter de fumer pour ne jamais mourir, j'arrêterais de bon coeur, mais rien n'est moins sûr. Vivre tue. Demain j'arrête"
(Raphaël Enthoven pour Philosophie magazine juillet/aout 2011)

Je crois que je vais conclure ce billet passionnant avec cette magnifique citation de vie. Y'en a d'autres, aussi chouettes, mais je ne vous en mets pas trop d'un coup.

Ah mais non j'oubliais, qui n'a jamais vu ou écouté ce clip ?



j'en suis complètement mordue (comme ça en même temps je copie un peu Fesse-Fouillie avec ses billets musicaux du dimanche. Mais elle m'en tiendra pas rigueur sinon je ne lui rendrais jamais son collier qu'elle a oublié sur mon canapé.)

Bisou

Aubergine

PS: vous avez vu, je vous ai fait une blague dans le titre et la définition ! je suis vraiment trop rigolote !

dimanche 25 septembre 2011

Déchirer

Déchirer : Faire un accroc à la vie. (source : Mon humble avis)

Je viens de terminer une lecture : Le Choeur des femmes de Martin Winckler.

©AubergineDivine

J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, la première chose que j'ai eu envie de savoir, de ressentir ce sont les personnes qui ont eut ce livre entre leurs mains avant moi. Qui ont parcouru ces pages.
J'ai dévoré ce livre, je me suis délectée de ces histoires de femmes, ces histoires d'hommes, ces bouts de vie. Tout au long de cette lecture j'ai eu l'impression de me retrouver dans un théâtre. D'y voir défiler des personnes dans l'ombre, des témoignages, des chansons. Mais toujours sur une même voix, un même choeur. J'ai imaginé pendant ma lecture ce que ces maux pourraient donner en pièce de théâtre : Une pépite.
Ce livre est un recueil de témoignages en parallèle à une histoire entre un médecin généraliste et une interne, reine du scalpel. C'est l'histoire de l'évolution intérieur et professionnelle de cette jeune interne dans le fameux 77, c'est l'histoire de ce vieux médecin qui nage à contre courant. Qui se bat contre notre médecine, la médecine du médecin Dieu Vivant, du seul maître à bord, pour qui psychisme ne veut rien dire. Pour qui une personne à part entière n'est pas dans son vocabulaire. C'est l'histoire de ce médecin qui jette un cailloux dans la marre et dont on aimerait que ce cailloux devienne un continent. Que ce cailloux soit le cailloux de notre médecine bien trop archaïque.
J'ai, cependant, été très déçue de l'aspect romanesque du livre. Cet aspect qui peine à trouver sa fin, qui peine à s'élever au niveau des témoignages si percutants si déchirants. J'ai, alors, refermé ce livre avant sa fin, je voulais garder intact cette émotion de découragement et d'admiration.

Bon dimanche et surtout bonne lecture.

Bisous

Aubergine

PS/ Je vous recommande chaudement d'aller sur le site de Martin Winckler vous ne serez pas déçus de ses trésors !

lundi 19 septembre 2011

L'un dit

L'un dit : Aujourd'hui c'est spaghetti, aujourd'hui c'est jeux de mots (source : Ma bonne humeur)

En ce beau lundi du mois de septembre, je vais vous parler littérature ou plutôt BD. Non! ne partez pas en courant, je vais pour parler de BD reportage, c'est le style que j'aime le plus. Comme vous savez (ou pas) j'habite, presque, dans le même immeuble qu'une médiathèque, c'est vraiment très pratique. C'est ainsi, qu'une fois par semaine on se fait une razzia à la médiathèque, on est fiché, connu, on a même le droit de prendre plus de livre que ce qui est écrit dans le règlement. On a la belle vie quoi.
En général c'est Hisaux qui se charge de choisir tout ce qui sa rapporte à la BD. Et il choisit très bien. La dernière tuerie qu'il nous a ramené c'est Le Photographe  (décliné en 3 tomes) un mélange de photo et dessins. Une bande dessinée reportage qui illustre l'aventure d'une équipe de Médecins sans frontière en Afghanistan et du photographe de la mission, Didier Levèfre. C'est le genre de livre que je recommande chaudement, car c'est la meilleure façon (à mes yeux) de découvrir un pays, une guerre et des coutumes. C'est aussi une très belle façon de pleurer. Les photos sont en argentiques, elles sont magnifiques. Les paysages sont à tomber par terre (aussi). Le seul reproche qu'on fait à ce petit bijou c'est la taille, trop petite, des photos. Alors maintenant vous arrêtez tout de suite de lire ce blog et vous allez, fissa, vous faire une carte à la médiathèque !



Sinon, pour changer de sujet et en vrac cette semaine, je me suis achetée des bottes de pluie (enfin acheté  façon de parler hein, je t'aime Hisaux) j'ai fait de la location de vêtements, j'ai même failli pleurer quand je n'arrivais plus à retirer ma mooncup,  j'ai trié des vêtements trop petits (bim ! boule dans la gorge) j'ai fait un magnifique papier cadeau HomeMade, j'ai dépensé tout mon salaire que je n'ai pas eu encore pour aller en boite de nuit, UNE BOITE DE NUIT quoi ! et évidemment comme si j'avais pas déjà l'impression de m'être transformée en chinoise, la soirée en boite de nuit c'était une Asian Fever (ahahahahah je ris jaune) j'ai même pas fait exprès. J'ai même trop bu et trop fumé. Du coup j'avais un mot d'absence pour le repas chez mes beaux-parents. Et la dernière chose très importante : Un blog de chats a enfin vu le jour ! (c'est pas trop tôt). D'ailleurs c'est mon chat Emir, qui est la guest star today !

Bisous

Aubergine

PS/ Voilà mon petit clin d'oeil aux lundis parmi tant d'autres de Madamezazaofmars