Douceur : caresse, lenteur.
Paralysée. Incapacité soudaine d'agir. Arrêt complet.
C'est une drôle d'histoire. Une histoire qui me fait sourire par moitié, qui me fait pleurer et surtout qui me donne un amour énorme pour mon entourage.
C'est un instant de ma vie où tout s'arrête, après l'énorme travail de changement qui s'opère en moi depuis 9 mois. Le temps d'une gestation, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai décidé de changer beaucoup de choses. Ce ne sont pas des choses énormes, des trucs délirants. Simplement j'enfile des perles (ah ah ah) depuis 9 mois et je commence à avoir un grand fil d'Ariane qui me suit.
Sauf que je n'avais pas prévu une chose : le changement doit parfois prendre son temps pour s'installer durablement. Qu'il ne suffit pas que je cours à perdre haleine en tirant sur mon fil. Je me suis pris les pieds dedans.
Alors je m'arrête, je regarde beaucoup mon visage, je le scrute avec curiosité, avec amour, avec lassitude. Je le touche. Je le vois peiner quand j'ouvre la bouche pour boire. Je le vois essayer d'esquisser un sourire.
Je surveille la moindre mimique qui pourrait signifier que ça y est, mon sourire revient, mon oeil va cligner. Et non. Rien. Il ne se passe rien. Même le goût s'est envolé. Une partie de mon corps s'est arrêté. Pour combien de temps, ça personne ne peut le savoir.
Sur une couverture cartonnée d'un programme de théâtre pour l'année qui vient, il y a une photo de moi. Avec un grand sourire et une expression pleine de malice, prise de profil. La veille de l'arrêt complet de ma face droite, je regardais cette petite photo avec un avis très critique : mes dents ne sont pas droites, mon nez est grand, pas si tordu pour une fois, je pourrais être encore mieux.
Aujourd'hui je garde cette petite photo, alignée parmi des milliers de petites photos en me promettant de ne plus jamais juger mon physique. Et d'être la première personne à m'aimer aussi fort que je suis capable d'aimer mon entourage.
Je crois que je viens de faire le premier pas d'un long chemin, mais cette fois-ci je vais être patiente. L'acceptation de soi, tel quel.
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samedi 12 septembre 2015
Douceur
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premier mot
jeudi 20 mars 2014
Errer
Errer : Rêver.
L'existence a ce quelque chose de drôle, qu'elle t'oblige toujours à prendre des détours imprévus.
C'était il y a quelques semaines, dans un restaurant, au détour (oui que des détours je vous dis) d'une conversation, avec une personne que je côtoie depuis 3 ans, j'apprends qu'elle pratique le Bouddhisme depuis plus de 20 ans.
C'est toujours étonnant d'apprendre des choses incongrues sur les gens qu'on connait. Puis le Bouddhisme autant vous le dire, je n'y connais rien du tout. Mais je suis d'une nature curieuse alors après tout : pourquoi pas ?
Le thème de la réunion où j'ai été invitée, était : Ne jamais abandonner ses rêves !
J'ai trouvé ce thème très beau et surtout, j'ai eu cette sensation étrange de ne pas être arrivée là par hasard. Nous en sommes où de nos rêves ?
Je dois reconnaître aussi que j'étais terrifiée pendant toute la séance. Je n'arrivais pas à remettre la main sur mes rêves.
Après cette réunion, j'ai laissé les jours s'écouler tranquillement, et j'ai beaucoup pensé à tout ça. Ces échanges, cette philosophie, cette sensation...
J'ai compris quelque chose d'assez fou : j'ai honte de mes rêves. Enfin plus précisément, j'ai honte de m'avouer mes rêves.
Je les cache au fond de moi, car j'ai honte d'avoir des rêves, j'ai honte de croire en moi, je me sens en permanence comme une usurpatrice de ma vie. Comme si les gens se trompaient sur moi. Comme si je me trompais sur moi-même. Et j'ai réalisé une chose, je suis fatiguée de ça, fatiguée d'être admirative de la hauteur des autres, fatiguée de me sentir toute petite, comme si c'était la place qui m'était destinée. Et surtout que je me suis destinée toute seule.
Souffler un grand coup et me mettre au boulot,. Un rêve pour qu'il se réalise, c'est beau de l'espérer, mais il faut surtout le créer et arrêter de se sentir obligée de se justifier en permanence d'être ici ou là, de faire-ci et pas plutôt ça.
Aujourd'hui j'ai un peu plus envie d'être là. La où je dois être, et laisser glisser sur moi les pensées des autres. Mes rêves sont à moi, il ne m'appartient qu'à moi de les réaliser.
L'existence a ce quelque chose de drôle, qu'elle t'oblige toujours à prendre des détours imprévus.
C'était il y a quelques semaines, dans un restaurant, au détour (oui que des détours je vous dis) d'une conversation, avec une personne que je côtoie depuis 3 ans, j'apprends qu'elle pratique le Bouddhisme depuis plus de 20 ans.
C'est toujours étonnant d'apprendre des choses incongrues sur les gens qu'on connait. Puis le Bouddhisme autant vous le dire, je n'y connais rien du tout. Mais je suis d'une nature curieuse alors après tout : pourquoi pas ?
Le thème de la réunion où j'ai été invitée, était : Ne jamais abandonner ses rêves !
J'ai trouvé ce thème très beau et surtout, j'ai eu cette sensation étrange de ne pas être arrivée là par hasard. Nous en sommes où de nos rêves ?
Je dois reconnaître aussi que j'étais terrifiée pendant toute la séance. Je n'arrivais pas à remettre la main sur mes rêves.
Après cette réunion, j'ai laissé les jours s'écouler tranquillement, et j'ai beaucoup pensé à tout ça. Ces échanges, cette philosophie, cette sensation...
J'ai compris quelque chose d'assez fou : j'ai honte de mes rêves. Enfin plus précisément, j'ai honte de m'avouer mes rêves.
Je les cache au fond de moi, car j'ai honte d'avoir des rêves, j'ai honte de croire en moi, je me sens en permanence comme une usurpatrice de ma vie. Comme si les gens se trompaient sur moi. Comme si je me trompais sur moi-même. Et j'ai réalisé une chose, je suis fatiguée de ça, fatiguée d'être admirative de la hauteur des autres, fatiguée de me sentir toute petite, comme si c'était la place qui m'était destinée. Et surtout que je me suis destinée toute seule.
Souffler un grand coup et me mettre au boulot,. Un rêve pour qu'il se réalise, c'est beau de l'espérer, mais il faut surtout le créer et arrêter de se sentir obligée de se justifier en permanence d'être ici ou là, de faire-ci et pas plutôt ça.
Aujourd'hui j'ai un peu plus envie d'être là. La où je dois être, et laisser glisser sur moi les pensées des autres. Mes rêves sont à moi, il ne m'appartient qu'à moi de les réaliser.
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jeudi 24 octobre 2013
Tu as le temps, tu sais
Tu as le temps, tu sais : je sais.
Cette phrase m'a toujours paru ridicule.
Je l'ai entendue des millions de fois, elle est pourtant dit bien souvent avec bienveillance.
Mais il est une chose que j'ai l'impression de ne jamais avoir eue : du temps.
Non pas, parce que ma vie sest une succesion de moments merveilleux et que mes projets soient nombreux. Simplement c'est un fait. J'ai la sensation d'avoir le temps qui m'enlève chaque moment de ma vie.
Oh, je pourrais vous raconter mon histoire, ce que le temps a pu brûler en moi, tout ce qu'il m'a enlevé de plus précieux, mais sous mes dehors très bitesque, je suis tellement pudique.
La vie ne fait de cadeaux à personne, je ne suis pas une exception.
Comme vous je n'ai pas le choix, je dois trouver des stratagèmes infinis pour ne pas me laisser aspirer par ces minutes qui s'accrochent à moi.
Je n'ai jamais vécu à mon rythme, ou plutot je n'ai jamais été là où socialement on m'attendait. Je cours, j'essaye de rattraper les grandes aiguilles, je suis terrorisée vous savez. Et si on m'enlevait tout, sans que j'aie pu avoir le temps de.
Certains n'ont rien à perdre, moi j'ai tout à perdre. Tout. Chaque seconde m'éloigne violemment.
Le temps est pourtant un merveilleux allié, j'ai l'impression d'avoir à me battre contre son ambivalence permanente.
Aujourd'hui, j'ai du temps vous savez, j'ai du temps et je ne sais pas quoi en faire. Je cherche à le combler coûte que coûte. En me répétant comme un mantra : si tu m'enlèves quoi que ce soit j'aurais rempli toutes tes secondes. On sera quitte.
Pourtant on ne sera jamais quitte. Il continuera à siflfler autour de chacun, ses secondes infinies, et quand tout aura disparu, il sera là, lui. Mémoire de nos souffles.
Cette phrase m'a toujours paru ridicule.
Je l'ai entendue des millions de fois, elle est pourtant dit bien souvent avec bienveillance.
Mais il est une chose que j'ai l'impression de ne jamais avoir eue : du temps.
Non pas, parce que ma vie sest une succesion de moments merveilleux et que mes projets soient nombreux. Simplement c'est un fait. J'ai la sensation d'avoir le temps qui m'enlève chaque moment de ma vie.
Oh, je pourrais vous raconter mon histoire, ce que le temps a pu brûler en moi, tout ce qu'il m'a enlevé de plus précieux, mais sous mes dehors très bitesque, je suis tellement pudique.
La vie ne fait de cadeaux à personne, je ne suis pas une exception.
Comme vous je n'ai pas le choix, je dois trouver des stratagèmes infinis pour ne pas me laisser aspirer par ces minutes qui s'accrochent à moi.
Je n'ai jamais vécu à mon rythme, ou plutot je n'ai jamais été là où socialement on m'attendait. Je cours, j'essaye de rattraper les grandes aiguilles, je suis terrorisée vous savez. Et si on m'enlevait tout, sans que j'aie pu avoir le temps de.
Certains n'ont rien à perdre, moi j'ai tout à perdre. Tout. Chaque seconde m'éloigne violemment.
Le temps est pourtant un merveilleux allié, j'ai l'impression d'avoir à me battre contre son ambivalence permanente.
Aujourd'hui, j'ai du temps vous savez, j'ai du temps et je ne sais pas quoi en faire. Je cherche à le combler coûte que coûte. En me répétant comme un mantra : si tu m'enlèves quoi que ce soit j'aurais rempli toutes tes secondes. On sera quitte.
Pourtant on ne sera jamais quitte. Il continuera à siflfler autour de chacun, ses secondes infinies, et quand tout aura disparu, il sera là, lui. Mémoire de nos souffles.
vendredi 16 août 2013
Vacances
Vacances : violence ?
Ma fille s'en va.
Toute seule.
Pendant une semaine elle sera loin de moi. Ça fait donc 15 jours que je dors mal, tourne en rond dans mes pensées et imagine le pire.
Pourtant on a déjà été séparé quelques jours. Mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi, il faut que je pense au pire. Peut-être qu'en énumérant toutes les choses les plus horribles, elles n'arriveront pas. Comme une forme de vaudou.
Puis c'est l'été, et c'est pas la saison que je préfère. Oui j'ai souvent eu une vie chaotique en été. Et encore je le trouve vachement mignon/joli/choupi le mot chaotique pour décrire les étés de l'enfer que j'ai pu passer. Mais j'avais la mer. Pas ma mère. Faible lot de consolation. Une histoire d'air tout ça.
Ma fille s'en va à la mer, sans sa mère. Je suis terrorisée vous savez, j'ai l'impression d'avoir une cage à l'interieur de moi, avec des bêtes féroces prêtent à me manger de l'interieur. Et je me force de ne pas les laisser sortir.
Je me retiens, je m'empêche de ne pas laisser sortir mes démons, parce que je veux que ma fille puisse vivre sa vie, oui même à presque trois ans. On a une vie à vivre à chaque instant. Je veux qu'elle puisse être sans moi.
Dans le pire des cas, elle peut aussi passer une très bonne semaine. Envisageons-le.
Respire.
Ma fille s'en va.
Toute seule.
Pendant une semaine elle sera loin de moi. Ça fait donc 15 jours que je dors mal, tourne en rond dans mes pensées et imagine le pire.
Pourtant on a déjà été séparé quelques jours. Mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi, il faut que je pense au pire. Peut-être qu'en énumérant toutes les choses les plus horribles, elles n'arriveront pas. Comme une forme de vaudou.
Puis c'est l'été, et c'est pas la saison que je préfère. Oui j'ai souvent eu une vie chaotique en été. Et encore je le trouve vachement mignon/joli/choupi le mot chaotique pour décrire les étés de l'enfer que j'ai pu passer. Mais j'avais la mer. Pas ma mère. Faible lot de consolation. Une histoire d'air tout ça.
Ma fille s'en va à la mer, sans sa mère. Je suis terrorisée vous savez, j'ai l'impression d'avoir une cage à l'interieur de moi, avec des bêtes féroces prêtent à me manger de l'interieur. Et je me force de ne pas les laisser sortir.
Je me retiens, je m'empêche de ne pas laisser sortir mes démons, parce que je veux que ma fille puisse vivre sa vie, oui même à presque trois ans. On a une vie à vivre à chaque instant. Je veux qu'elle puisse être sans moi.
Dans le pire des cas, elle peut aussi passer une très bonne semaine. Envisageons-le.
Respire.
mardi 11 décembre 2012
Hello Eli t'es là ?
Hello Eli t'es là ? : Mon remastering de chansons.
Vous savez ces murs de croyances, comme dit si bien Hisaux, bien solides, que nous trimballons dans nos vies et bien parfois d'un coup d'un seul ils s'effondrent, comme ça sans prévenir.
J'en ai fait la douloureuse expérience.
L'autre soir pendant qu' Hisaux et moi étions dans notre lit conjugal, allez savoir pourquoi je me suis mise à lui chanter Alizée. (on a les jeux érotiques qu'on peut, merde).
Donc ça ressemblait à un truc comme ça :
"C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi Hello Eli t'es là"
Et là y'a eu un blanc, non rassurez-vous j'ai une très belle voix quand je chante.
Alors mon mec très solennellement m'a répondu : "C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi L.O.L.I.T.A.
Nan parce que sinon ça veut rien dire ma chérie."
Et là ça a été le drame, 12 ans que je vis avec la certitude que cette connasse dit : Hello Eli t'es là ? Est ce que vous vous rendez compte un peu de ce que ça fait ? Du nombre de fois que j'ai chanté cette chanson dans l'ignorance de mon erreur ? (j'étais fan d'Alizée) (je l'assume, je vous emmerde)
J'ai très mal dormi. D'ailleurs au petit matin ça a été le coup de grâce.
Nous étions en train de prendre le petit déjeuner et de chacun notre tour, décider du programme TV de l'iPad.
Quand est venu mon tour j'ai choisi M6music (oui j'ai vraiment beaucoup de défauts mais encore une fois je vous emmerde)
Et là c'était Maroon Cinq (comme dit Hisaux) qui chantait sa nouvelle chanson pourrie. Mais moi je le trouve beau Maroon Cinq alors je m'en fiche.
Hisaux m'a dit : "Tu sais qu'ils sont gay les Maroon Cinq ?"
Autant vous dire que là je suis sous Xanax depuis trois jours.
Bisou
Aubergine
![]() |
| Mur des Lamentations ©http://mariagelawndav.centerblog.net/ |
Vous savez ces murs de croyances, comme dit si bien Hisaux, bien solides, que nous trimballons dans nos vies et bien parfois d'un coup d'un seul ils s'effondrent, comme ça sans prévenir.
J'en ai fait la douloureuse expérience.
L'autre soir pendant qu' Hisaux et moi étions dans notre lit conjugal, allez savoir pourquoi je me suis mise à lui chanter Alizée. (on a les jeux érotiques qu'on peut, merde).
Donc ça ressemblait à un truc comme ça :
"C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi Hello Eli t'es là"
Et là y'a eu un blanc, non rassurez-vous j'ai une très belle voix quand je chante.
Alors mon mec très solennellement m'a répondu : "C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi L.O.L.I.T.A.
Nan parce que sinon ça veut rien dire ma chérie."
Et là ça a été le drame, 12 ans que je vis avec la certitude que cette connasse dit : Hello Eli t'es là ? Est ce que vous vous rendez compte un peu de ce que ça fait ? Du nombre de fois que j'ai chanté cette chanson dans l'ignorance de mon erreur ? (j'étais fan d'Alizée) (je l'assume, je vous emmerde)
J'ai très mal dormi. D'ailleurs au petit matin ça a été le coup de grâce.
Nous étions en train de prendre le petit déjeuner et de chacun notre tour, décider du programme TV de l'iPad.
Quand est venu mon tour j'ai choisi M6music (oui j'ai vraiment beaucoup de défauts mais encore une fois je vous emmerde)
Et là c'était Maroon Cinq (comme dit Hisaux) qui chantait sa nouvelle chanson pourrie. Mais moi je le trouve beau Maroon Cinq alors je m'en fiche.
Hisaux m'a dit : "Tu sais qu'ils sont gay les Maroon Cinq ?"
Autant vous dire que là je suis sous Xanax depuis trois jours.
Bisou
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vendredi 26 octobre 2012
Partir
Partir : Ma mère me disait toujours que partir c'est mourir un peu, d'ailleurs je crois bien que y'a pas que ma mère qui me le disait.
Un matin, j'ai trouvé ma mère dans la cuisine et je lui ai dit quelque chose qui devait ressembler à ça : Maman je vais partir à Paris.
Je crois qu'elle à souri, elle savait que ça arriverait comme ça, sans prévenir.
Quelques jours plus tard, pour la première fois de ma vie j'ai pris un aller-simple. Partir pour de bon, ne jamais revenir, ou plutôt revenir mais différemment.
Je n'avais rien, je venais de vivre le plus horrible période de ma vie, ce billet de train a été le point de départ de ma propre vie. C'est peut être à ce moment là que j'ai commencé ma résilience.
Ma mère m'a déposée sur le quai de la gare, on ne s'est pas beaucoup parlé ce matin là, on avait le coeur serré.
Le coup de sifflet a retenti, j'ai pleuré, et comme dans un film de midinette j'ai vu ma vie défiler. J'ai pensé très fort à celle qui m'attendait.
J'étais dans la file des taxis, il faisait beau, j'avais ma grosse valise noire, et pour la première fois de ma vie j'ai regardé Paris différemment. A présent c'était ma ville, ma propre vie.
Je suis revenue, peu de fois, mais ce n'était plus pareil, ce n'était plus chez moi, j'étais étrangère à mes amis, à mes souvenirs.
Je suis partie en claquant la porte, pleine de larme, et je n'ai jamais vraiment pu la ré-ouvrir.
Quatre années plus tard, la vie m'a rendu la monnaie de ma pièce, on est quitte.
Quatre années plus tard, je suis là, ma grosse valise noire est ouverte, dedans y'a des petites robes, des bodies, un porte bébé... Des choses que je n'aurais jamais pensé voir dans cette valise.
Cette valise noire j'y tiens, elle est moche, elle est encombrante mais elle m'a accompagnée beaucoup de fois.
Demain elle m'accompagnera, cette fois-ci j'aurai ma fille dans une main, et je pesterai sur mon mec parce que je peste toujours contre lui quand on part en voyage.
Et quand je demanderai à ma fille où on va, elle me répondra : En Chine.
Partir c'est mourir un peu mais rester c'est crever doucement.
Aubergine
Un matin, j'ai trouvé ma mère dans la cuisine et je lui ai dit quelque chose qui devait ressembler à ça : Maman je vais partir à Paris.
Je crois qu'elle à souri, elle savait que ça arriverait comme ça, sans prévenir.
Quelques jours plus tard, pour la première fois de ma vie j'ai pris un aller-simple. Partir pour de bon, ne jamais revenir, ou plutôt revenir mais différemment.
Je n'avais rien, je venais de vivre le plus horrible période de ma vie, ce billet de train a été le point de départ de ma propre vie. C'est peut être à ce moment là que j'ai commencé ma résilience.
Ma mère m'a déposée sur le quai de la gare, on ne s'est pas beaucoup parlé ce matin là, on avait le coeur serré.
Le coup de sifflet a retenti, j'ai pleuré, et comme dans un film de midinette j'ai vu ma vie défiler. J'ai pensé très fort à celle qui m'attendait.
J'étais dans la file des taxis, il faisait beau, j'avais ma grosse valise noire, et pour la première fois de ma vie j'ai regardé Paris différemment. A présent c'était ma ville, ma propre vie.
Je suis revenue, peu de fois, mais ce n'était plus pareil, ce n'était plus chez moi, j'étais étrangère à mes amis, à mes souvenirs.
Je suis partie en claquant la porte, pleine de larme, et je n'ai jamais vraiment pu la ré-ouvrir.
Quatre années plus tard, la vie m'a rendu la monnaie de ma pièce, on est quitte.
Quatre années plus tard, je suis là, ma grosse valise noire est ouverte, dedans y'a des petites robes, des bodies, un porte bébé... Des choses que je n'aurais jamais pensé voir dans cette valise.
Cette valise noire j'y tiens, elle est moche, elle est encombrante mais elle m'a accompagnée beaucoup de fois.
Demain elle m'accompagnera, cette fois-ci j'aurai ma fille dans une main, et je pesterai sur mon mec parce que je peste toujours contre lui quand on part en voyage.
Et quand je demanderai à ma fille où on va, elle me répondra : En Chine.
Partir c'est mourir un peu mais rester c'est crever doucement.
Aubergine
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lundi 24 septembre 2012
3 minutes
3 minutes : C'est le temps que dure une audition de conservatoire d'art dramatique.
Sortir la poubelle
S'habiller
Lacer ses chaussures quand on débute
Faire l'amour quand on très pressé (ou très excité)
Se brosser les dents
Se mettre du vernis
S'enlever son vernis
Faire un oeuf dur
Faire pipi, caca et changer son tampon (en tout cas pour moi)
Attendre le bus
S'embrasser (au tout début en tout cas)
Faire des pâtes pas assez cuites
Tomber amoureux
Lire la dernière page d'un bon livre
Se fâcher
Mettre la table
Poser un trait de eye lyner
Séduire une femme
Comprendre une blague carambar
Faire 4 stations et demi de métro quand y'a pas d'accident voyageur
Se faire une tresse égyptienne
Permettre à une association de peut être gagner 1000euros et ainsi aider à la reforestation du Sahel
Faire un test de grossesse
Faire bonne ou mauvaise impression à un entretien d'embauche
Réciter deux Ave Maria quand on prend bien son temps
Attendre la prochaine contraction (ça c'est après le test de grossesse)
Danser en culotte devant sa glace
Mettre à bouillir des épluchures d'oignon en cas de rhume
Attendre que son ordinateur s'allume (tu n'avais qu'à avoir un MAC)
Mourir
Entretenir son corps en faisant des abdos
Repousser le réveil et avoir quelques minutes en rab
Manger un pot de Nutella en entier quand on a un très gros chagrin
Marquer un but
Attendre la fin du générique de fin sur un siège dans un cinéma
Se mettre d'accord avec quelqu'un
Faire plusieurs fautes d'orthographes
Dévorer une glace en plein été
Attendre que son thé brûlant refroidisse
Faire une prise de sang
Chantonner une chanson
Terminer une phrase...
Liste non exhaustive
![]() |
| ça ressemble un peu à ça une audition d'art dramatique |
Sortir la poubelle
S'habiller
Lacer ses chaussures quand on débute
Faire l'amour quand on très pressé (ou très excité)
Se brosser les dents
Se mettre du vernis
S'enlever son vernis
Faire un oeuf dur
Faire pipi, caca et changer son tampon (en tout cas pour moi)
Attendre le bus
S'embrasser (au tout début en tout cas)
Faire des pâtes pas assez cuites
Tomber amoureux
Lire la dernière page d'un bon livre
Se fâcher
Mettre la table
Poser un trait de eye lyner
Séduire une femme
Comprendre une blague carambar
Faire 4 stations et demi de métro quand y'a pas d'accident voyageur
Se faire une tresse égyptienne
Permettre à une association de peut être gagner 1000euros et ainsi aider à la reforestation du Sahel
Faire un test de grossesse
Faire bonne ou mauvaise impression à un entretien d'embauche
Réciter deux Ave Maria quand on prend bien son temps
Attendre la prochaine contraction (ça c'est après le test de grossesse)
Danser en culotte devant sa glace
Mettre à bouillir des épluchures d'oignon en cas de rhume
Attendre que son ordinateur s'allume (tu n'avais qu'à avoir un MAC)
Mourir
Entretenir son corps en faisant des abdos
Repousser le réveil et avoir quelques minutes en rab
Manger un pot de Nutella en entier quand on a un très gros chagrin
Marquer un but
Attendre la fin du générique de fin sur un siège dans un cinéma
Se mettre d'accord avec quelqu'un
Faire plusieurs fautes d'orthographes
Dévorer une glace en plein été
Attendre que son thé brûlant refroidisse
Faire une prise de sang
Chantonner une chanson
Terminer une phrase...
Liste non exhaustive
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vendredi 14 septembre 2012
Chat-tôt
Chat-tôt : J'ai d'abord reçu le mot Tôt. Le titre était donc (Trop)tôt. Et quand j'ai mis le point. J'ai vu passer une chatte.
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris le jour où je me suis connectée sur le site de la mairie de Paris.
J'ai bien pris le temps de rentrer mes 3 choix. J'ai d'abord effacé. Puis j'ai recommencé.
Un mois plus tard je recevais ma première convocation.
J'ai eu un petit coup d'électricité dans le corps (mais pas aussi violent que celui de Cloclo je vous rassure) j'ai réfléchi à trouver une réplique. Et puis je suis partie avec mon copain Déni boire quelques canons.
Je sais pas bien pourquoi, j'ai peut être du faire ou dire un truc de travers, mais y'a un moment, sans que je m'en rende compte, Déni s'est barré.
Alors forcément j'ai eu des envies folles d'appeler mon amant Xanax pour tirer quelques coups. J'ai laissé tombé. Je me suis mise au boulot.
J'ai passé des semaines pourries, et j'ai vraiment eu envie de tout laissé tomber. J'ai pas joué ma vie non plus, faut pas déconner. On va dire que je suis sortie de ma routine, que j'ai laissé mon orgueil se prendre des baffes bien tranquillement.
(ça fait pas du bien)
Je me suis terrée sous ma couette. J'ai un peu pleuré. Et finalement y'a Courage qui m'a botté le cul.
J'y suis retournée, parce que je crois qu'on a droit de le dire, le théâtre c'est vraiment un truc de maso. Tu te fais putain de mal, et si tu t'es bien fait mal, après, tu peux vivre un truc sensationnel. Qui te donne le vertige. Je te cache pas que des fois tu te fais bien mal, et c'est tout. Y'a rien en échange. C'est donc ce qu'on appelle un gros foirage (et ça c'était mardi)
Hier je suis sortie de cette salle avec l'impression d'être amoureuse. J'ai vu Déni, Xanax et Courage se taper des barres pendant qu'Orgueil faisait un grand fuck avec ses doigts boudinés.
Hier, j'étais là, là où je devais être. A l'heure. J'avais rendez-vous avec moi même. Je suis une rebelle iconoclaste autodidacte. Je suis maso aussi. Mégalomane.
Un jour j'aurais un Chat-tôt rien qu'à moi.
Bisou
Aubergine
PS1 : Merci Sasa et Hisaux pour le titre de mon billet. Vous êtes formidables.
PS2 : J'espère bien que ton volume était à fond. Et que tu me détestes maintenant.
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris le jour où je me suis connectée sur le site de la mairie de Paris.
J'ai bien pris le temps de rentrer mes 3 choix. J'ai d'abord effacé. Puis j'ai recommencé.
Un mois plus tard je recevais ma première convocation.
J'ai eu un petit coup d'électricité dans le corps (mais pas aussi violent que celui de Cloclo je vous rassure) j'ai réfléchi à trouver une réplique. Et puis je suis partie avec mon copain Déni boire quelques canons.
Je sais pas bien pourquoi, j'ai peut être du faire ou dire un truc de travers, mais y'a un moment, sans que je m'en rende compte, Déni s'est barré.
Alors forcément j'ai eu des envies folles d'appeler mon amant Xanax pour tirer quelques coups. J'ai laissé tombé. Je me suis mise au boulot.
J'ai passé des semaines pourries, et j'ai vraiment eu envie de tout laissé tomber. J'ai pas joué ma vie non plus, faut pas déconner. On va dire que je suis sortie de ma routine, que j'ai laissé mon orgueil se prendre des baffes bien tranquillement.
(ça fait pas du bien)
Je me suis terrée sous ma couette. J'ai un peu pleuré. Et finalement y'a Courage qui m'a botté le cul.
J'y suis retournée, parce que je crois qu'on a droit de le dire, le théâtre c'est vraiment un truc de maso. Tu te fais putain de mal, et si tu t'es bien fait mal, après, tu peux vivre un truc sensationnel. Qui te donne le vertige. Je te cache pas que des fois tu te fais bien mal, et c'est tout. Y'a rien en échange. C'est donc ce qu'on appelle un gros foirage (et ça c'était mardi)
Hier je suis sortie de cette salle avec l'impression d'être amoureuse. J'ai vu Déni, Xanax et Courage se taper des barres pendant qu'Orgueil faisait un grand fuck avec ses doigts boudinés.
Hier, j'étais là, là où je devais être. A l'heure. J'avais rendez-vous avec moi même. Je suis une rebelle iconoclaste autodidacte. Je suis maso aussi. Mégalomane.
(La vie, parfois, c'est comme la séparation du blanc et du jaune, pas évident quoi)
Bisou
Aubergine
PS1 : Merci Sasa et Hisaux pour le titre de mon billet. Vous êtes formidables.
PS2 : J'espère bien que ton volume était à fond. Et que tu me détestes maintenant.
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jeudi 7 juin 2012
Autisme
Autisme : Etre dans notre monde à sa façon.
Vous devez me prendre pour une dingue (enfin si ce n'est pas déjà le cas) avec mes billets qui vont dans tous les sens, et mon blog toujours plus bordélique.
Je ne ferais donc pas défaut aujourd'hui (encore une fois) au bordel dans ce blog. On va parler sérieux.
J'ai envie de vous causer de l'autisme. Que les choses soient clairs : Je n'y connais rien. (juste quelques trucs que j'ai pu lire jusqu'à présent)
Dans mon travail, je suis entourée d'enfant. Je m'occupe avec toute une équipe, d'accueillir les enfants pendant les temps de loisir (c'est bon vous avez compris c'est quoi mon travail ?)
Je ne suis pas rattachée à une seule école, chaque semaine, on m'appelle pour m'indiquer dans quelle école de ma commune je travaillerai . Et chaque semaine ça change, même si je finis par retourner dans les mêmes écoles.
Pour le suivi des enfants et de l'équipe c'est pas évident. Chaque école à son propre fonctionnement, ainsi que les équipes. L'avantage, quand même, de travailler de cette façon, c'est que tu as une vision extérieure sur la manière de fonctionner d'une équipe. Tu es en observation permanente. Tu n'es pas parasité par les problèmes internes d'une équipe d'animation (et que toutes équipes dans n'importe quel boulot peuvent rencontrer). C'est très formateur.
Bref, y'a quelques temps, on m'a parachutée dans une école dont je commence à plutôt bien piger le fonctionnement. Dans cette école il y a une petite fille autiste.
On m'en avait vaguement fait part la première fois que j'ai atterri par ici. Mais sans rentrer dans les détails. Et sans même me dire qui elle était. J'ai compris toute seule, assez rapidement, qui était cette petite fille différente de moi. Je l'ai beaucoup observée, c'est une petite fille très attachante, qui vit dans son propre monde, elle tourne sur elle-même pendant des heures, et frappe dans ses mains. Il lui arrive de pousser des petits cris. Elle suit le mouvement mais ne participe à aucune activité. Elle ne parle pas. Elle baragouine, dans son propre langage, des sons. Elle observe beaucoup les gens autour d'elle. La première fois qu'on s'est rencontrées, elle est restée assez distante vis à vis de moi.
Lors de notre deuxième rencontre, elle a pris mon visage dans ses petites mains froides et m'a souri. J'étais assise sur un petit siège d'enfant. J'avais les mains croisées, elle les a prises, les a détachées, et s'est assise sur moi. S'en est suivi d'une inspection très minutieuse de mon visage et enfin d'un câlin, comme pour me remercier de lui avoir, ouvert un peu de moi. Et la journée a continué normalement.
Pourtant, la dernière fois que je suis venue travailler dans cette école, la petite fille n'avait pas la forme. Elle a pleuré plusieurs fois dans la journée, comme ça d'un seul coup. Sans que je puisse en comprendre la raison. Elle paraissait pas dans son assiette. Aux dires de mes collègues ça fait quelques temps qu'elle est comme ça. Faudrait le dire à ses parents. Elle n'est plus bien avec nous.
J'étais pas vraiment d'accord avec eux. Si pour chaque enfant qui rencontre des difficultés, on doit en avertir les parents pour qu'ils retirent l'enfant en question, on n'aurait plus beaucoup d'enfants à s'occuper.
J'ai beau eu dire, qu'elle vivait peut être une période difficile chez elle, personne n'a entendu ma proposition. Y'a toujours un brouhaha incessant dans cette équipe. Un sérieux manque d'écoute et beaucoup de décibels.
J'en ai discuté avec la directrice en lui disant qu'elle avait peut être mal quelque part, elle se sentait peut être patraque. Mais même ça, c'était irrecevable parce qu'on ne pouvait pas savoir où elle avait mal, vu qu'elle ne parlait pas.
La discussion avec ma directrice a continué sur l'accueil des enfants handicapés. Depuis 2005 le gouvernement a mis en place une loi pour l'accueil des enfants handicapés dans les milieux scolaires ordinaires et au plus près de leur domicile. Sur le papier je trouve ça formidable. Mais dans la pratique c'est vraiment pas ça. Et pourquoi ?
Et bien tout simplement parce qu'aucune formation n'est proposée pour accueillir ces enfants dans les meilleures conditions. Personne ne m'a appris comment être et comment faire avec un enfant autiste. Alors bien entendu on fait marcher sa jugeote et on essaye. Mais si je faisais quelque chose de mal ? si ma façon d'être et de faire n'était pas la bonne ? et bien personne ne pourrait venir me le dire. Parce que personne n'a reçu de formations à ce niveau là sur mon lieu de travail.
Aucun professionnel n'est venu dans cette école pour proposer un meilleur accueil avec l'enfant, que ce soit dans les activités où dans la vie quotidienne. Je ne vous parle même pas des moyens financiers qu'on a pas.
Alors pour toutes ces raisons, je trouve qu'encore une fois c'est une loi pour faire bien dans les livres. Et encore une fois on laisse les professionnels de l'enfance se démerder avec la pratique et toujours au détriment de l'enfant.
En fin de mâtiné, la petite fille a eu un gros chagrin, pleine de frustration elle s'est assise pour déverser toute sa tristesse. Que faire ? comment réagir ?
La salle était bruyante. Elle devait s'ennuyer et la directrice s'était fâchée contre elle, parce qu'elle voulait mettre le bazar sur son bureau. Peut-être qu'elle était fatiguée ? Qu'elle avait faim ?
J'ai alors arrêté mon activité. J'ai laissé une vingtaine de gamins à ma directrice. J'ai pris la petite fille par la main et on est allées se promener. Elle a toute suite arrêté de pleurer. On s'est amusées toutes les deux dans la cours. Elle a regardé les oiseaux chanter. Elle a éclaté de rire toute seule. C'est alors que je me suis mise à sa hauteur, je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : Je te demande pardon, parce que je ne te comprends pas et ça doit être dur pour toi. Mais je te promets que j'essaye de faire le maximum pour que tu te sentes bien ici.
Je ne sais pas si elle m'a entendue, ou si elle a compris. Mais je sais que pendant quelque minutes elle se sentait mieux cette petite fille.
Vous devez me prendre pour une dingue (enfin si ce n'est pas déjà le cas) avec mes billets qui vont dans tous les sens, et mon blog toujours plus bordélique.
Je ne ferais donc pas défaut aujourd'hui (encore une fois) au bordel dans ce blog. On va parler sérieux.
J'ai envie de vous causer de l'autisme. Que les choses soient clairs : Je n'y connais rien. (juste quelques trucs que j'ai pu lire jusqu'à présent)
Dans mon travail, je suis entourée d'enfant. Je m'occupe avec toute une équipe, d'accueillir les enfants pendant les temps de loisir (c'est bon vous avez compris c'est quoi mon travail ?)
Je ne suis pas rattachée à une seule école, chaque semaine, on m'appelle pour m'indiquer dans quelle école de ma commune je travaillerai . Et chaque semaine ça change, même si je finis par retourner dans les mêmes écoles.
Pour le suivi des enfants et de l'équipe c'est pas évident. Chaque école à son propre fonctionnement, ainsi que les équipes. L'avantage, quand même, de travailler de cette façon, c'est que tu as une vision extérieure sur la manière de fonctionner d'une équipe. Tu es en observation permanente. Tu n'es pas parasité par les problèmes internes d'une équipe d'animation (et que toutes équipes dans n'importe quel boulot peuvent rencontrer). C'est très formateur.
Bref, y'a quelques temps, on m'a parachutée dans une école dont je commence à plutôt bien piger le fonctionnement. Dans cette école il y a une petite fille autiste.
On m'en avait vaguement fait part la première fois que j'ai atterri par ici. Mais sans rentrer dans les détails. Et sans même me dire qui elle était. J'ai compris toute seule, assez rapidement, qui était cette petite fille différente de moi. Je l'ai beaucoup observée, c'est une petite fille très attachante, qui vit dans son propre monde, elle tourne sur elle-même pendant des heures, et frappe dans ses mains. Il lui arrive de pousser des petits cris. Elle suit le mouvement mais ne participe à aucune activité. Elle ne parle pas. Elle baragouine, dans son propre langage, des sons. Elle observe beaucoup les gens autour d'elle. La première fois qu'on s'est rencontrées, elle est restée assez distante vis à vis de moi.
Lors de notre deuxième rencontre, elle a pris mon visage dans ses petites mains froides et m'a souri. J'étais assise sur un petit siège d'enfant. J'avais les mains croisées, elle les a prises, les a détachées, et s'est assise sur moi. S'en est suivi d'une inspection très minutieuse de mon visage et enfin d'un câlin, comme pour me remercier de lui avoir, ouvert un peu de moi. Et la journée a continué normalement.
Pourtant, la dernière fois que je suis venue travailler dans cette école, la petite fille n'avait pas la forme. Elle a pleuré plusieurs fois dans la journée, comme ça d'un seul coup. Sans que je puisse en comprendre la raison. Elle paraissait pas dans son assiette. Aux dires de mes collègues ça fait quelques temps qu'elle est comme ça. Faudrait le dire à ses parents. Elle n'est plus bien avec nous.
J'étais pas vraiment d'accord avec eux. Si pour chaque enfant qui rencontre des difficultés, on doit en avertir les parents pour qu'ils retirent l'enfant en question, on n'aurait plus beaucoup d'enfants à s'occuper.
J'ai beau eu dire, qu'elle vivait peut être une période difficile chez elle, personne n'a entendu ma proposition. Y'a toujours un brouhaha incessant dans cette équipe. Un sérieux manque d'écoute et beaucoup de décibels.
J'en ai discuté avec la directrice en lui disant qu'elle avait peut être mal quelque part, elle se sentait peut être patraque. Mais même ça, c'était irrecevable parce qu'on ne pouvait pas savoir où elle avait mal, vu qu'elle ne parlait pas.
La discussion avec ma directrice a continué sur l'accueil des enfants handicapés. Depuis 2005 le gouvernement a mis en place une loi pour l'accueil des enfants handicapés dans les milieux scolaires ordinaires et au plus près de leur domicile. Sur le papier je trouve ça formidable. Mais dans la pratique c'est vraiment pas ça. Et pourquoi ?
Et bien tout simplement parce qu'aucune formation n'est proposée pour accueillir ces enfants dans les meilleures conditions. Personne ne m'a appris comment être et comment faire avec un enfant autiste. Alors bien entendu on fait marcher sa jugeote et on essaye. Mais si je faisais quelque chose de mal ? si ma façon d'être et de faire n'était pas la bonne ? et bien personne ne pourrait venir me le dire. Parce que personne n'a reçu de formations à ce niveau là sur mon lieu de travail.
Aucun professionnel n'est venu dans cette école pour proposer un meilleur accueil avec l'enfant, que ce soit dans les activités où dans la vie quotidienne. Je ne vous parle même pas des moyens financiers qu'on a pas.
Alors pour toutes ces raisons, je trouve qu'encore une fois c'est une loi pour faire bien dans les livres. Et encore une fois on laisse les professionnels de l'enfance se démerder avec la pratique et toujours au détriment de l'enfant.
En fin de mâtiné, la petite fille a eu un gros chagrin, pleine de frustration elle s'est assise pour déverser toute sa tristesse. Que faire ? comment réagir ?
La salle était bruyante. Elle devait s'ennuyer et la directrice s'était fâchée contre elle, parce qu'elle voulait mettre le bazar sur son bureau. Peut-être qu'elle était fatiguée ? Qu'elle avait faim ?
J'ai alors arrêté mon activité. J'ai laissé une vingtaine de gamins à ma directrice. J'ai pris la petite fille par la main et on est allées se promener. Elle a toute suite arrêté de pleurer. On s'est amusées toutes les deux dans la cours. Elle a regardé les oiseaux chanter. Elle a éclaté de rire toute seule. C'est alors que je me suis mise à sa hauteur, je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : Je te demande pardon, parce que je ne te comprends pas et ça doit être dur pour toi. Mais je te promets que j'essaye de faire le maximum pour que tu te sentes bien ici.
Je ne sais pas si elle m'a entendue, ou si elle a compris. Mais je sais que pendant quelque minutes elle se sentait mieux cette petite fille.
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mardi 3 avril 2012
Hema
Hema : La super boutique trop bien où tu n'iras jamais. (source : mon humble avis)
Je dois être maraboutée avec cette histoire d'HEMA.
J'y suis allée dimanche, c'était fermé, je l'entends venir de loin ton : "normal c'est dimanche" et là je te dis : "Non sur le site ils disent que celui de rambuteau qui n'est pas à côté du centre Pompidou est ouvert".
De toute façon on s'en cogne, c'est pas d'HEMA dont je veux parler (enfin pas tout à fait).
Aujourd'hui, j'ai voulu re-tenter une expédition chez HEMA, j'ai donc regardé par la fenêtre de mon manoir très haut pour me renseigner sur la météo du jour. J'ai regardé le chat, qui regardait lui aussi par la fenêtre et on a dû se dire un semblant de même chose qui ressemblait à ça :
"Bordel ! c'est quoi toute cette couleur orange ?! " (oui mon chat parle, c'était un de mes souhaits pour 2012)
Tu te doutes bien, la couleur orange c'était pas les nuages qui avaient la chiasse mais c'était bien un pic de pollution.
A cet instant j'ai ressenti une immense lassitude, (je suis désolée mais là tout de suite je vais manquer d'humour et de courbes, mais tu peux partir si tu veux hein ! )
Une lassitude parce que ma fille de bientôt 18 mois a commencé à faire un crise d'asthme hier, j'ai cru qu'elle allait mourir dans mes bras, je me suis mise à lui hurler de respirer !
Oui ma fille tousse depuis 1 mois et demi et se tape des allergies au printemps, à la pollution,à ses parents.
Hier j'ai dû jouer de subtilité et d'inventivité pour qu'elle trouve ça marrant de se taper de la ventoline et des corticoïdes avec un énorme truc que même Dark Vador il aurait peur.
Hier j'ai vraiment cru que ma fille allait mourir dans mes bras et que j'allais perdre mon coeur, elle s'est mise à cracher un truc blanc et s'étouffer comme une fumeuse en fin de vie.
Du coup j'ai fait des recherches rapides sur la pollution de l'air et les enfants, j'ai trouvé un dossier de l'Organisme Mondiale de la Santé et c'est pas franchement glorieux, c'est même terrorisant : ici
J'ai également trouvé un dossier plus général : ici
Je suis lasse et découragée par l'ampleur du désastre, on pourrait bien se dire que l'asthme c'est pas la fin du monde, bien sûr, y'a pire dans la vie (comme des courbes par exemple, oui les gens ont de grandes occupations). Mais ce qui me préoccupe c'est que ça va s'empirer et s'aggraver, quand tous les pays en voie de développements auront atteints le même mode de vie et de consommation que les pays riches, qu'est ce qu'il va se passer ?
Comment ça va se passer quand prendre l'air dans un parc en ville sera synonyme de danger pour la santé (ce qui, entre nous, est déjà le cas).
Je suis bien consciente que je révolutionne pas le monde et qu'à priori on est déjà tous, plus au moins, au courant du constat écologique de notre planète, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il ne se passe rien ? pourquoi on ne change pas, pourquoi je ne change pas ?
Oui c'est formidable, on pisse dans sa douche, on utilise des couches lavables, des mooncups, des serviettes lavables, des cotons en tissus, des voitures avec de l'huile de golza, des enseignes qui vont enfin éteindre leurs lumières la nuit oui c'est formidable, mais qu'en- est- il de ces grandes industries qui polluent en silence ? de ce gaspillage quotidien que je fais, que nous faisons, qu'en est-il de ces centres villes qui débordent de voitures, de ces kilomètres d'embouteillages que je vois matin et soir en bas de mon immeuble ? Où va-t-on ?
Je sais pas où on va. Vraiment, je me demande ce qu'on laissera à nos gamins, en attendant, aujourd'hui, je sais à qui je donnerais mon vote. Point barre. (comme dit quelqu'un que j'aime bien !)
Aubergine
| Promenons-nous dans l'ozone |
Je dois être maraboutée avec cette histoire d'HEMA.
J'y suis allée dimanche, c'était fermé, je l'entends venir de loin ton : "normal c'est dimanche" et là je te dis : "Non sur le site ils disent que celui de rambuteau qui n'est pas à côté du centre Pompidou est ouvert".
De toute façon on s'en cogne, c'est pas d'HEMA dont je veux parler (enfin pas tout à fait).
Aujourd'hui, j'ai voulu re-tenter une expédition chez HEMA, j'ai donc regardé par la fenêtre de mon manoir très haut pour me renseigner sur la météo du jour. J'ai regardé le chat, qui regardait lui aussi par la fenêtre et on a dû se dire un semblant de même chose qui ressemblait à ça :
"Bordel ! c'est quoi toute cette couleur orange ?! " (oui mon chat parle, c'était un de mes souhaits pour 2012)
Tu te doutes bien, la couleur orange c'était pas les nuages qui avaient la chiasse mais c'était bien un pic de pollution.
A cet instant j'ai ressenti une immense lassitude, (je suis désolée mais là tout de suite je vais manquer d'humour et de courbes, mais tu peux partir si tu veux hein ! )
Une lassitude parce que ma fille de bientôt 18 mois a commencé à faire un crise d'asthme hier, j'ai cru qu'elle allait mourir dans mes bras, je me suis mise à lui hurler de respirer !
Oui ma fille tousse depuis 1 mois et demi et se tape des allergies au printemps, à la pollution,
Hier j'ai dû jouer de subtilité et d'inventivité pour qu'elle trouve ça marrant de se taper de la ventoline et des corticoïdes avec un énorme truc que même Dark Vador il aurait peur.
Hier j'ai vraiment cru que ma fille allait mourir dans mes bras et que j'allais perdre mon coeur, elle s'est mise à cracher un truc blanc et s'étouffer comme une fumeuse en fin de vie.
Du coup j'ai fait des recherches rapides sur la pollution de l'air et les enfants, j'ai trouvé un dossier de l'Organisme Mondiale de la Santé et c'est pas franchement glorieux, c'est même terrorisant : ici
J'ai également trouvé un dossier plus général : ici
Je suis lasse et découragée par l'ampleur du désastre, on pourrait bien se dire que l'asthme c'est pas la fin du monde, bien sûr, y'a pire dans la vie (comme des courbes par exemple, oui les gens ont de grandes occupations). Mais ce qui me préoccupe c'est que ça va s'empirer et s'aggraver, quand tous les pays en voie de développements auront atteints le même mode de vie et de consommation que les pays riches, qu'est ce qu'il va se passer ?
Comment ça va se passer quand prendre l'air dans un parc en ville sera synonyme de danger pour la santé (ce qui, entre nous, est déjà le cas).
Je suis bien consciente que je révolutionne pas le monde et qu'à priori on est déjà tous, plus au moins, au courant du constat écologique de notre planète, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il ne se passe rien ? pourquoi on ne change pas, pourquoi je ne change pas ?
Oui c'est formidable, on pisse dans sa douche, on utilise des couches lavables, des mooncups, des serviettes lavables, des cotons en tissus, des voitures avec de l'huile de golza, des enseignes qui vont enfin éteindre leurs lumières la nuit oui c'est formidable, mais qu'en- est- il de ces grandes industries qui polluent en silence ? de ce gaspillage quotidien que je fais, que nous faisons, qu'en est-il de ces centres villes qui débordent de voitures, de ces kilomètres d'embouteillages que je vois matin et soir en bas de mon immeuble ? Où va-t-on ?
Je sais pas où on va. Vraiment, je me demande ce qu'on laissera à nos gamins, en attendant, aujourd'hui, je sais à qui je donnerais mon vote. Point barre. (comme dit quelqu'un que j'aime bien !)
Aubergine
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lundi 5 mars 2012
Triptyque
Triptyque : Du grec, plier en trois (source : Wikipédia)
Va savoir pourquoi j'ai eu envie de titrer ce billet Triptyque. Mais en fait je crois bien que je sais.
Tout a commencé autour d'un tigre qui pleure et d'un polaroïd venu tout droit du japon par avion en première classe.
On a eu un échange sur la Grèce et il m'a dit que des enfants tombaient dans les pommes à l'école parce que leurs parents n'avaient pas de quoi les nourrir.
J'ai terminé mon tigre qui pleurait, je crois pas qu'il était au courant pour la Grèce lui, n'empêche qu'il pleurait quand même.
J'ai fait quelques clichés avec mon joli cadeau. La journée s'est finie.
Et lundi, ça a recommencé, la Grèce est revenue dans mes pensées, j'ai regardé tous ces gamins autour de moi, j'ai pensé très fort à ma fille. Je me suis demandée si notre tour allait venir et si ces gamins allaient tous tomber dans les pommes. Je me suis demandée aussi si c'était pas n'importe quoi de coller des restrictions alimentaires à des gamins pour des causes religieuses ou autres, surtout quand on sait ce qu'il se passe en Grèce. Je vous épargne l'Afrique.
Par un acte manqué, j'ai oublié les restrictions alimentaires, ils ont mangé de la viande à ma table. C'est la faute à la graisse.
Je me suis dit que je pouvais perdre mon boulot pour ça. Alors je me suis marée, j'ai trouvé ça drôle quand même. J'ai trouvé que le monde tournait à l'envers, perdre son boulot parce que tu as nourri un gamin.
On a tous bien digéré. La journée s'est finie.
Et lundi ça a recommencé. Je me suis demandée comment c'était quand j'étais petite. Je me suis souvenue d'un gâteau en forme de poisson pour le 1er Avril. Si ça se trouve ça n'était même pas à l'occasion du 1er Avril.
Finalement, j'ai allumé mon objet hi-tech et j'ai regardé un film : We need to talk about Kevin.
J'ai eu envie d'en parler et puis finalement plus.
N'empêche, que j'ai envie de conclure ce billet tout simplement : Si il y a un Dieu, il fait bien de ne pas exister. Et les poissons ont bien raison de faire des blagues les 1ers Avril.
Je vous laisse du clavier mais pas du coeur, et allez donc causer de Kevin, mais pas celui qui a raté l'avion, l'autre, celui qui n'a pas raté ses copains !
Bisous.
Aubergine
| Tu vois même les ptits suisses sont triptyques dans leur genre |
Va savoir pourquoi j'ai eu envie de titrer ce billet Triptyque. Mais en fait je crois bien que je sais.
Tout a commencé autour d'un tigre qui pleure et d'un polaroïd venu tout droit du japon par avion en première classe.
On a eu un échange sur la Grèce et il m'a dit que des enfants tombaient dans les pommes à l'école parce que leurs parents n'avaient pas de quoi les nourrir.
J'ai terminé mon tigre qui pleurait, je crois pas qu'il était au courant pour la Grèce lui, n'empêche qu'il pleurait quand même.
J'ai fait quelques clichés avec mon joli cadeau. La journée s'est finie.
Et lundi, ça a recommencé, la Grèce est revenue dans mes pensées, j'ai regardé tous ces gamins autour de moi, j'ai pensé très fort à ma fille. Je me suis demandée si notre tour allait venir et si ces gamins allaient tous tomber dans les pommes. Je me suis demandée aussi si c'était pas n'importe quoi de coller des restrictions alimentaires à des gamins pour des causes religieuses ou autres, surtout quand on sait ce qu'il se passe en Grèce. Je vous épargne l'Afrique.
Par un acte manqué, j'ai oublié les restrictions alimentaires, ils ont mangé de la viande à ma table. C'est la faute à la graisse.
Je me suis dit que je pouvais perdre mon boulot pour ça. Alors je me suis marée, j'ai trouvé ça drôle quand même. J'ai trouvé que le monde tournait à l'envers, perdre son boulot parce que tu as nourri un gamin.
On a tous bien digéré. La journée s'est finie.
Et lundi ça a recommencé. Je me suis demandée comment c'était quand j'étais petite. Je me suis souvenue d'un gâteau en forme de poisson pour le 1er Avril. Si ça se trouve ça n'était même pas à l'occasion du 1er Avril.
Finalement, j'ai allumé mon objet hi-tech et j'ai regardé un film : We need to talk about Kevin.
J'ai eu envie d'en parler et puis finalement plus.
N'empêche, que j'ai envie de conclure ce billet tout simplement : Si il y a un Dieu, il fait bien de ne pas exister. Et les poissons ont bien raison de faire des blagues les 1ers Avril.
Je vous laisse du clavier mais pas du coeur, et allez donc causer de Kevin, mais pas celui qui a raté l'avion, l'autre, celui qui n'a pas raté ses copains !
Bisous.
Aubergine
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Mot en vrac
samedi 25 février 2012
Greneta
Greneta : La rue des larmes. (source : Mon rhume des yeux)
Je pense qu'il serait nécessaire de vivre des failles spatio-temporelles, comme ça on éviterait de passer des semaines de merde. Et en plus, on donnerait pas un César du meilleur film à The Artist. Voilà.
Du coup j'ai rien de folichon à vous causer, si ce n'est que que je me suis retrouvée Rue Greneta pour profiter d'un hammam, gommage et massage (retenez bien l'ordre) (ça servira pour la suite de l'histoire). Mais, allez savoir pourquoi, je me suis paumée, j'ai tourné pendant 30 minutes. Je les ai appelés pour leur expliquer mon problème et quand je suis arrivée la dame avec son grand sourire m'a dit que j'allais commencer par le massage.
Il faut savoir que j'étais de très mauvaise composition suite à ma semaine de merde. J'ai dit que je préférais commencer par le hammam et le gommage, j'avais pas envie qu'on me masse alors que ma peau étais sale, que j'étais transpirante et que j'allais perdre tous les bénéfices du massage. (vous êtes d'accord on ne commence pas par un massage quand on fait un hammam, c'est un crime).
Mais la dame m'a dit que non, j'étais en retard c'était comme ça. Alors j'ai voulu prendre un autre rendez-vous. Evidement elle ne voulait pas. Alors on m'a pris ma veste, je me suis assise. Et puis, d'un coup d'un seul j'ai repris mon manteau de la main du crétin de masseur, je me suis rhabillée et je me suis barrée.
J'ai fait 200m je me suis arrêtée, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en plein milieu de la rue. Pendant vingt bonnes minutes j'ai libéré toutes les tensions de ma semaine.
Les gens m'ont regardé étrangement, un monsieur a tenté de me consoler, mais qu'est ce que j'allais lui raconter : " Je pleure parce que la dame elle voulait me masser avant de me faire le gommage." Bonjour la dingos quoi.
En fait je pleure pour tout un tas de raisons. Je pleure au milieu de la rue contre mon mur et ça me fait du bien. Non ce n'est pas à cause de mon petit ami. Non je ne me cache pas pour pleurer. Je m'en branle complètement. La société du bonheur et de l'antidépresseur ne passera pas par moi aujourd'hui.
Je suis rentrée chez moi, lessivée. Sans avoir pu profiter de mon bon cadeau reçu à Noël. Ce soir je regrette bien fort, mais tout à l'heure j'étais pas en état de devoir encore me justifier de mes actes au près d'une inconnue qui me regardait avec ses yeux de chouette et un sourire freedent.
Alors voilà mon ami, si jamais tu as sous la main un bon massage hamamm machin, que tu as envie de m'en faire profiter, tu seras mon héros, je viendrais à l'heure, même avec trois heures d'avance si il le faut. En attendant de croire au Père-Noël, je te propose un concours : Tu me racontes une blague.
Celle que je préfère sera mon mantra et tu gagneras un cadeau aussi. Quel cadeau ? je ne sais pas encore. Tu as jusque quand tu veux, j'ai pas de date précise en tête ! (oui c'est un concours absolument pas dans les règles mais je m'en branle, y'aura pas de tirage au sort, juste du rire, un cadeau et ma subjectivité).
Je te souhaite une bonne soirée, et reviens demain, y'a du look du dimanche.
Bisou.
Aubergine
Je pense qu'il serait nécessaire de vivre des failles spatio-temporelles, comme ça on éviterait de passer des semaines de merde. Et en plus, on donnerait pas un César du meilleur film à The Artist. Voilà.
![]() |
| C'est ici que tout a commencé à déconner. |
Du coup j'ai rien de folichon à vous causer, si ce n'est que que je me suis retrouvée Rue Greneta pour profiter d'un hammam, gommage et massage (retenez bien l'ordre) (ça servira pour la suite de l'histoire). Mais, allez savoir pourquoi, je me suis paumée, j'ai tourné pendant 30 minutes. Je les ai appelés pour leur expliquer mon problème et quand je suis arrivée la dame avec son grand sourire m'a dit que j'allais commencer par le massage.
Il faut savoir que j'étais de très mauvaise composition suite à ma semaine de merde. J'ai dit que je préférais commencer par le hammam et le gommage, j'avais pas envie qu'on me masse alors que ma peau étais sale, que j'étais transpirante et que j'allais perdre tous les bénéfices du massage. (vous êtes d'accord on ne commence pas par un massage quand on fait un hammam, c'est un crime).
Mais la dame m'a dit que non, j'étais en retard c'était comme ça. Alors j'ai voulu prendre un autre rendez-vous. Evidement elle ne voulait pas. Alors on m'a pris ma veste, je me suis assise. Et puis, d'un coup d'un seul j'ai repris mon manteau de la main du crétin de masseur, je me suis rhabillée et je me suis barrée.
J'ai fait 200m je me suis arrêtée, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en plein milieu de la rue. Pendant vingt bonnes minutes j'ai libéré toutes les tensions de ma semaine.
Les gens m'ont regardé étrangement, un monsieur a tenté de me consoler, mais qu'est ce que j'allais lui raconter : " Je pleure parce que la dame elle voulait me masser avant de me faire le gommage." Bonjour la dingos quoi.
En fait je pleure pour tout un tas de raisons. Je pleure au milieu de la rue contre mon mur et ça me fait du bien. Non ce n'est pas à cause de mon petit ami. Non je ne me cache pas pour pleurer. Je m'en branle complètement. La société du bonheur et de l'antidépresseur ne passera pas par moi aujourd'hui.
Je suis rentrée chez moi, lessivée. Sans avoir pu profiter de mon bon cadeau reçu à Noël. Ce soir je regrette bien fort, mais tout à l'heure j'étais pas en état de devoir encore me justifier de mes actes au près d'une inconnue qui me regardait avec ses yeux de chouette et un sourire freedent.
Alors voilà mon ami, si jamais tu as sous la main un bon massage hamamm machin, que tu as envie de m'en faire profiter, tu seras mon héros, je viendrais à l'heure, même avec trois heures d'avance si il le faut. En attendant de croire au Père-Noël, je te propose un concours : Tu me racontes une blague.
Celle que je préfère sera mon mantra et tu gagneras un cadeau aussi. Quel cadeau ? je ne sais pas encore. Tu as jusque quand tu veux, j'ai pas de date précise en tête ! (oui c'est un concours absolument pas dans les règles mais je m'en branle, y'aura pas de tirage au sort, juste du rire, un cadeau et ma subjectivité).
Je te souhaite une bonne soirée, et reviens demain, y'a du look du dimanche.
Bisou.
Aubergine
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mercredi 8 février 2012
Etat des lieux
Etat des lieux : Chose à faire avant d'y poser un bail (source : mon humble avis)
Comment te sens-tu ?
Shopping and Fucking, de Mark Ravenhill
Décris où tu vis actuellement ?
Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac
Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ?
Alabama Song, de Gilles Leroy
Ton animal préféré ?
Chat (Le livre à surprises des amoureux des chats)
Tes meilleurs amis sont ?
Les morues, de Titiou Lecoq
Comment est le temps ?
Grand et Petit, de Botho Strauss
Ton moment préféré de la journée ?
L'ordinaire, de Michel Vinaver
Ton moyen de transport préféré ?
Mademoiselle Liberté, de Alexandre Jardin
Ta passion ?
Le choeurs des femmes, de Martin Winckler
Le défaut qui t'horripile le plus ?
Le Roi s'amuse, de Victor Hugo
Le métier qui te fait rêver ?
La joueuse de Go, de Shan Sa
Ton histoire d'amour ?
Pulsion, de Franz Xaver Kroetz
Qu'est ce que la vie pour toi ?
L'illusion comique, de Corneille
Ta peur ?
D'autres vies que la mienne, Emmanuel de Carrère
Pensée du jour ?
En attendant Godot, de Samuel Beckett
Comment aimerais-tu mourir ?
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, de Anna Gavalda
La condition actuelle de mon âme ?
Plus fort que la haine, de Tim Guénard
Ton rêve le plus cher?
Vénus érotica, de Anaïs Nin
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ?
Les onze milles verges, de Guillaume Appolinaire
Dans ces lectures, une seule n'a jamais été lu par ma personne : Les Morues. Mais le titre allait tellement bien.
C'est un exercice plutôt difficile, j'ai du retourner dans mon placard à livres pour me souvenir. Et je me suis rendue compte que beaucoup de mes lectures s'étaient envolées de mon esprit. La volatilité du temps, et la facilité d'ingurgiter plutôt que de se délecter !
J'ai trouvé ce portrait par là !
D'ailleurs j'ai bien envie de taguer Fesse-Fouillie, CaroLalèche et Kodaklesgars, qu'avez-vous donc dans l'esprit ?
Si d'autres veulent tenter l'expérience, avec plaisir je serais très curieuse de vous lire !
Des bisous
Aubergine
![]() |
| Photo ©Hisaux |
Shopping and Fucking, de Mark Ravenhill
Décris où tu vis actuellement ?
Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac
Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ?
Alabama Song, de Gilles Leroy
Ton animal préféré ?
Chat (Le livre à surprises des amoureux des chats)
Tes meilleurs amis sont ?
Les morues, de Titiou Lecoq
Comment est le temps ?
Grand et Petit, de Botho Strauss
Ton moment préféré de la journée ?
L'ordinaire, de Michel Vinaver
Ton moyen de transport préféré ?
Mademoiselle Liberté, de Alexandre Jardin
Ta passion ?
Le choeurs des femmes, de Martin Winckler
Le défaut qui t'horripile le plus ?
Le Roi s'amuse, de Victor Hugo
Le métier qui te fait rêver ?
La joueuse de Go, de Shan Sa
Ton histoire d'amour ?
Pulsion, de Franz Xaver Kroetz
Qu'est ce que la vie pour toi ?
L'illusion comique, de Corneille
Ta peur ?
D'autres vies que la mienne, Emmanuel de Carrère
Pensée du jour ?
En attendant Godot, de Samuel Beckett
Comment aimerais-tu mourir ?
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, de Anna Gavalda
La condition actuelle de mon âme ?
Plus fort que la haine, de Tim Guénard
Ton rêve le plus cher?
Vénus érotica, de Anaïs Nin
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ?
Les onze milles verges, de Guillaume Appolinaire
Dans ces lectures, une seule n'a jamais été lu par ma personne : Les Morues. Mais le titre allait tellement bien.
C'est un exercice plutôt difficile, j'ai du retourner dans mon placard à livres pour me souvenir. Et je me suis rendue compte que beaucoup de mes lectures s'étaient envolées de mon esprit. La volatilité du temps, et la facilité d'ingurgiter plutôt que de se délecter !
J'ai trouvé ce portrait par là !
D'ailleurs j'ai bien envie de taguer Fesse-Fouillie, CaroLalèche et Kodaklesgars, qu'avez-vous donc dans l'esprit ?
Si d'autres veulent tenter l'expérience, avec plaisir je serais très curieuse de vous lire !
Des bisous
Aubergine
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dimanche 5 février 2012
Section 22
Section 22 : Arrivée.
L'autre jour j'ai eu un coup de téléphone de J. Avoir un coup de téléphone de J. c'est un peu comme avoir de la neige au mois d'août. C'est rare.
Quand j'ai vu son nom apparaître avec sa jolie photo, je me suis doutée de la raison de son appel. Je savais.
Il était tout excité au téléphone, lui qui n'aime pas parler, et encore moins avec un téléphone; il ne s'arrêtait plus, je le sentais vibrer de joie et d'inquiétude.
Il avait plein de chose à préparer, il avait été prévenu au dernier moment, c'était un coup du hasard. Même si dans la vie y'a pas de hasard, y'a que des coïncidences.
Je lui ai parlé des publicités que j'avais vu sur le sujet dans les couloirs puants du métro. Je pensais à lui souvent finalement.
J. c'est le plus ours de tous, il est bande à part, on prend souvent ça pour de la négligence et du manque d'amour mais je crois bien que c'est pour se protéger qu'il fait ça. C'est pas un pro des relations humaines. Il a d'autres qualités. Il sait réparer un ordinateur.
Je le vois une fois par an et ça me chiffonne, il connaît peu de choses de ma vie et ça me rend triste. Mais c'est J. c'est comme ça.
Ca fait deux ans qu'il fait couler de nombreuses minutes téléphoniques. Inquiétude, énervement. Deux ans et un coup de fil plus tard, tout s'est envolé. Il s'en va pour de bon.
- "Mais tu sais ce dont tu m'as parlé Aubergine ?"
- "Ouais, c'est pour 2013 et je compte toujours sur toi"
- "Moi aussi"
- "Tu seras avec ton uniforme j'espère"
Il s'est mis à rire. Et moi j'avais envie de chialer.
J'aime pas la Bretagne. J'ai jamais aimé cet endroit. Ca pu l'air iodé. Y'a des traces de vers quand c'est marrée basse.
Mais aujourd'hui ça me fera une destination de vacances en plus. J'ai hâte.
Aujourd'hui il a enfilé son uniforme de marin de la section 22. Sa vie prend le plus beau des tournants. Je sais pas trop quand je le reverrai, parce qu'on est pas des pros de la relation fraternelle tous les deux. Peut être que ce sera en 2013 dans ma robe blanche. En attendant, je suis pleine de fierté.
Je vous laisse. Il neige et on est pas au mois d'août.
Aubergine
L'autre jour j'ai eu un coup de téléphone de J. Avoir un coup de téléphone de J. c'est un peu comme avoir de la neige au mois d'août. C'est rare.
Quand j'ai vu son nom apparaître avec sa jolie photo, je me suis doutée de la raison de son appel. Je savais.
Il était tout excité au téléphone, lui qui n'aime pas parler, et encore moins avec un téléphone; il ne s'arrêtait plus, je le sentais vibrer de joie et d'inquiétude.
Il avait plein de chose à préparer, il avait été prévenu au dernier moment, c'était un coup du hasard. Même si dans la vie y'a pas de hasard, y'a que des coïncidences.
Je lui ai parlé des publicités que j'avais vu sur le sujet dans les couloirs puants du métro. Je pensais à lui souvent finalement.
J. c'est le plus ours de tous, il est bande à part, on prend souvent ça pour de la négligence et du manque d'amour mais je crois bien que c'est pour se protéger qu'il fait ça. C'est pas un pro des relations humaines. Il a d'autres qualités. Il sait réparer un ordinateur.
Je le vois une fois par an et ça me chiffonne, il connaît peu de choses de ma vie et ça me rend triste. Mais c'est J. c'est comme ça.
Ca fait deux ans qu'il fait couler de nombreuses minutes téléphoniques. Inquiétude, énervement. Deux ans et un coup de fil plus tard, tout s'est envolé. Il s'en va pour de bon.
- "Mais tu sais ce dont tu m'as parlé Aubergine ?"
- "Ouais, c'est pour 2013 et je compte toujours sur toi"
- "Moi aussi"
- "Tu seras avec ton uniforme j'espère"
Il s'est mis à rire. Et moi j'avais envie de chialer.
J'aime pas la Bretagne. J'ai jamais aimé cet endroit. Ca pu l'air iodé. Y'a des traces de vers quand c'est marrée basse.
Mais aujourd'hui ça me fera une destination de vacances en plus. J'ai hâte.
Aujourd'hui il a enfilé son uniforme de marin de la section 22. Sa vie prend le plus beau des tournants. Je sais pas trop quand je le reverrai, parce qu'on est pas des pros de la relation fraternelle tous les deux. Peut être que ce sera en 2013 dans ma robe blanche. En attendant, je suis pleine de fierté.
Je vous laisse. Il neige et on est pas au mois d'août.
Aubergine
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lundi 23 janvier 2012
Kafka
Kafka : ou cafetière aussi.
- Bonjour, Madame Aubergine ?
- Oui ?
- TrucMuche du service enfance
- Oui ?
- Vous avez postulé pour travailler une semaine pendant les vacances d'hiver dans le cadre de votre stage pratique du BAFA ?
- Oui c'est exact.
- Vous avez postulé pour une seule semaine, et dans le cadre d'un stage pratique on prend pour les deux semaines obligatoirement.
- Mais je n'ai pas de moyen de garde pour ma fille sur deux semaines.
- Postulez donc pour les vacances de Mai.
- A priori je n'aurais toujours pas de moyen de garde pendant deux semaines consécutives. Au revoir.
Voilà, c'est mon quotidien, ça fait 4 mois que j'ai repris une espèce d'activité professionnelle, et je ne suis confrontée qu'à ce genre de truc à la con.
Notez bien que si je voulais travailler 1 semaine mais pas dans mon stage pratique, c'était bon.
Notez bien aussi, que sans BAFA je ne pouvais seulement faire que les temps du midi en semaine, hors mercredis.
Notez bien aussi, que n'ayant pas de place en crèche et n'ayant pas suffisant d'heures mensuelles et ne pouvant donc bénéficier d'une aide pour une assistante maternelle et me voir amputer de plus de la moitié de mon salaire pour faire garder ma fille, je ne pouvais plus travailler les midis.
J'ai donc décidé de passer mon BAFA.
Me voilà avec la première partie théorique de mon BAFA à pouvoir travailler les mercredis (uniquement) et avoir une place en halte garderie uniquement ce jour là (aussi)
Et me voilà à vouloir passer mon stage pratique. La blague.
Notez bien que je n'avais qu'à pas faire d'enfant. La pilule ça existe.
Pour résumer si jamais tu comprends pas bien :
Les femmes au foyer ce sont des feignasses assistées qui veulent toucher la CAF. Et nous peuple français qui travaillons et payons pour ces morues nous n'avons pas à les aider. (mais en vrai je touche même pas la CAF)
Les femmes, mères, actives, ce sont des parasites de la société. Nous ne voulons pas d'elles et de leur 3/4 temps, mi-temps pourris. Qu'elles restent derrière leurs fourneaux. (mais en vrai je travaille moins qu'un 3/4 temps)
Allez donc vous faire foutre.
- Bonjour, Madame Aubergine ?
- Oui ?
- TrucMuche du service enfance
- Oui ?
- Vous avez postulé pour travailler une semaine pendant les vacances d'hiver dans le cadre de votre stage pratique du BAFA ?
- Oui c'est exact.
- Vous avez postulé pour une seule semaine, et dans le cadre d'un stage pratique on prend pour les deux semaines obligatoirement.
- Mais je n'ai pas de moyen de garde pour ma fille sur deux semaines.
- Postulez donc pour les vacances de Mai.
- A priori je n'aurais toujours pas de moyen de garde pendant deux semaines consécutives. Au revoir.
Voilà, c'est mon quotidien, ça fait 4 mois que j'ai repris une espèce d'activité professionnelle, et je ne suis confrontée qu'à ce genre de truc à la con.
Notez bien que si je voulais travailler 1 semaine mais pas dans mon stage pratique, c'était bon.
Notez bien aussi, que sans BAFA je ne pouvais seulement faire que les temps du midi en semaine, hors mercredis.
Notez bien aussi, que n'ayant pas de place en crèche et n'ayant pas suffisant d'heures mensuelles et ne pouvant donc bénéficier d'une aide pour une assistante maternelle et me voir amputer de plus de la moitié de mon salaire pour faire garder ma fille, je ne pouvais plus travailler les midis.
J'ai donc décidé de passer mon BAFA.
Me voilà avec la première partie théorique de mon BAFA à pouvoir travailler les mercredis (uniquement) et avoir une place en halte garderie uniquement ce jour là (aussi)
Et me voilà à vouloir passer mon stage pratique. La blague.
Notez bien que je n'avais qu'à pas faire d'enfant. La pilule ça existe.
Pour résumer si jamais tu comprends pas bien :
Les femmes au foyer ce sont des feignasses assistées qui veulent toucher la CAF. Et nous peuple français qui travaillons et payons pour ces morues nous n'avons pas à les aider. (mais en vrai je touche même pas la CAF)
Les femmes, mères, actives, ce sont des parasites de la société. Nous ne voulons pas d'elles et de leur 3/4 temps, mi-temps pourris. Qu'elles restent derrière leurs fourneaux. (mais en vrai je travaille moins qu'un 3/4 temps)
Allez donc vous faire foutre.
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vendredi 6 janvier 2012
Humanité
Aujourd'hui j'ai reçu dans ma boite mail le texte de Constance, je connais bien Constance, ça fait un petit peu plus de 22 ans que je l'ai choisi. Je pense que je ne l'ai pas choisi au hasard. Un matin d'Octobre je devenais sa première fille.
Constance nous offre une très belle vision de l'humanité et une tactique d'offensive contre l'envahisseur. Nous-même ?
Humanité : Humanité n.f; (définition du Robert des collèges)
1 philos. caractère de ce qui est humain ; nature humaine (opposé à divinité, à animalité)
2 Sentiment de bienveillance, de compassion envers autrui
3 Le genre humain, les hommes en général 4 au plur. étude de la langue et de la littérature grecques et latines.
La boite à fourmis.
Il y a eu des orages terribles dans ma région : des gens sont morts, des bâtiments ont été détruits.
Moi, j'ai eu les fourmis d'Argentine. Elles sont rentrées par les prises électriques et les joints du carrelage.
Elles ont entamé leurs défilés mieux réglés que ceux du 14 juillet.
J'ai essayé le liquide pour vitre : utile tactiquement mais inefficace à long terme ; le liquide vaisselle énergique stratégiquement mais beaucoup trop poisseux.
Inlassablement elles envoyaient leurs éclaireurs bientôt suivis de cohortes : l'armée romaine était dans mes murs.
Alors j'ai contre-attaqué : le pulvérisateur, hors de prix et surtout pour la cuisine comment ne pas s'empoisonner ? J'ai trouvé la boite à fourmis : elle est rouge avec trois petites entrées et remplie d'un gel évoquant le silicone pour prothèses mammaires de truie. C'est très vicieux car les fourmis en raffolent mais elles ne meurent pas
immédiatement ; elles ont le temps de ramener le poison dans leur nid.
J'ai cru gagné mais ce matin il y a eu une offensive après 2 jours de répit, oh timide mais tout de même : j'ai déplacé la boite en ayant presque pitié et j'ai pensé que nous avions nous aussi nos boites à humanité.
Tous les gens et les situations où le poison du mauvais esprit nous contaminent et que nous rentrons bernés propageant chez nous ces ondes mauvaises
Alors je vous souhaite de trouver les bonnes boites à humanité, de celles qui donnent la bonté, la générosité, l'amitié pour y goûter d'abord et ensuite les ramener à ceux qui nous côtoient.
Meilleurs voeux pour 2012.
Constance nous offre une très belle vision de l'humanité et une tactique d'offensive contre l'envahisseur. Nous-même ?
Humanité : Humanité n.f; (définition du Robert des collèges)
1 philos. caractère de ce qui est humain ; nature humaine (opposé à divinité, à animalité)
2 Sentiment de bienveillance, de compassion envers autrui
3 Le genre humain, les hommes en général 4 au plur. étude de la langue et de la littérature grecques et latines.
La boite à fourmis.
Il y a eu des orages terribles dans ma région : des gens sont morts, des bâtiments ont été détruits.
Moi, j'ai eu les fourmis d'Argentine. Elles sont rentrées par les prises électriques et les joints du carrelage.
Elles ont entamé leurs défilés mieux réglés que ceux du 14 juillet.
J'ai essayé le liquide pour vitre : utile tactiquement mais inefficace à long terme ; le liquide vaisselle énergique stratégiquement mais beaucoup trop poisseux.
Inlassablement elles envoyaient leurs éclaireurs bientôt suivis de cohortes : l'armée romaine était dans mes murs.
Alors j'ai contre-attaqué : le pulvérisateur, hors de prix et surtout pour la cuisine comment ne pas s'empoisonner ? J'ai trouvé la boite à fourmis : elle est rouge avec trois petites entrées et remplie d'un gel évoquant le silicone pour prothèses mammaires de truie. C'est très vicieux car les fourmis en raffolent mais elles ne meurent pas
immédiatement ; elles ont le temps de ramener le poison dans leur nid.
J'ai cru gagné mais ce matin il y a eu une offensive après 2 jours de répit, oh timide mais tout de même : j'ai déplacé la boite en ayant presque pitié et j'ai pensé que nous avions nous aussi nos boites à humanité.
Tous les gens et les situations où le poison du mauvais esprit nous contaminent et que nous rentrons bernés propageant chez nous ces ondes mauvaises
Alors je vous souhaite de trouver les bonnes boites à humanité, de celles qui donnent la bonté, la générosité, l'amitié pour y goûter d'abord et ensuite les ramener à ceux qui nous côtoient.
Meilleurs voeux pour 2012.
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Mot d'un autre,
Mot de maux
dimanche 1 janvier 2012
Derrière.
Derrière : De l'autre côté de quelque chose. (source : linternaute.fr)
En 2012 j'aimerais...
que le temps passe un peu moins vite.
que les métros soient poussette-friendly.
que mes voisins arrêtent avec leurs travaux.
que ma procrastination cesse.
que je n'aie plus peur de l'avion et qu'on parte loin (en voyage).
que j'arrive à savoir pour qui voter aux présidentielles.
que soit inventer la téléportation dans Paris.
que les ravioles soient en vente libre, partout, même dans les bouches de métro.
que je devienne "blagueuse mode".
que les vilains se repentent.
que mes amis restent extraordinaires.
que mes vergetures disparaissent à jamais.
que je retrouve mes seins d'antan.
que j'aie envie de faire des pipes plus souvent.
que je me mette à enfin à digérer les fruits de mer.
que mon vocabulaire à jeux de mots amplifie.
que je sois toujours aussi hilarante.
que les gens continuent à m'étonner.
que ma mère puisse re-trouver sa joie de vivre.
que la vie soit plus douce.
que mon mariage soit enfin célébrer.
que mon chat se mette à parler l'Humain.
que la radio diffuse de la bonne musique.
que les chanteurs français subissent une ablation des cordes vocales.
...Que 2013 arrive comme les pieds dans le sable chaud.
Love dans vos faces les choux.
Aubergine
| Fesse-Fouillie cette photo est pour toi. |
En 2012 j'aimerais...
que le temps passe un peu moins vite.
que les métros soient poussette-friendly.
que mes voisins arrêtent avec leurs travaux.
que ma procrastination cesse.
que je n'aie plus peur de l'avion et qu'on parte loin (en voyage).
que j'arrive à savoir pour qui voter aux présidentielles.
que soit inventer la téléportation dans Paris.
que les ravioles soient en vente libre, partout, même dans les bouches de métro.
que je devienne "blagueuse mode".
que les vilains se repentent.
que mes amis restent extraordinaires.
que mes vergetures disparaissent à jamais.
que je retrouve mes seins d'antan.
que j'aie envie de faire des pipes plus souvent.
que je me mette à enfin à digérer les fruits de mer.
que mon vocabulaire à jeux de mots amplifie.
que je sois toujours aussi hilarante.
que les gens continuent à m'étonner.
que ma mère puisse re-trouver sa joie de vivre.
que la vie soit plus douce.
que mon mariage soit enfin célébrer.
que mon chat se mette à parler l'Humain.
que la radio diffuse de la bonne musique.
que les chanteurs français subissent une ablation des cordes vocales.
...Que 2013 arrive comme les pieds dans le sable chaud.
Love dans vos faces les choux.
Aubergine
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premier mot
vendredi 23 décembre 2011
Jeunesse
Jeunesse : Cet instant qui s'échappe sans qu'on ait pu le saisir.
Je me souviens, de nos jeux sans fins, de nos constructions en kapla, de nos cabanes dans toute la maison, de nos jeux dans la garrigue, dans la cabane en bois que nous avions nous-même construite, de nos constructions de ponts-levis.
Je me souviens, de nos étés pieds-nus et du goudron qui nous brûlait la plante des pieds quand on partait en courant sur le chemin de la plage.
Je me souviens, de nos étés avec plein de glaces, du marché du jeudi. Des balades en carriole, des amis qui venaient de partout.
Je me souviens, de nos premières réalisation de films et de nos parodies d'émissions de télés. Je me souviens aussi de notre téléphérique où l'on y mettait nos chats et aussi M. Je me souviens de nos bains de minuit.
Je me souviens, de nos batailles d'eau. De nos anniversaires.
Je me souviens, de nos nuits blanches à partir en expéditions dans le village et finir par s'endormir sur le hamac du jardin. Je me souviens de nos spectacles, de nos déguisements. Je me souviens de nos courses dans l'escalier mortel. Je me souviens de nos jeux sur l'ordinateur. Je me souviens de nos balades en motos dans la garrigue. Je me souviens de nos piques-niques dans cette garrigue.
Je me souviens, de nos colères, de nos disputes et de nos claquements de portes.
Je me souviens de notre péage, je me souviens de nos courses à vélos, de nos expériences avec nos hamsters. Je me souviens de tous ces bébés chats qu'on a eu. Je me souviens de ces soirées sans fin à jouer aux cartes. Parfois sous la vigne. Parfois dans le jardin entouré de la glycine.
Je me souviens de nos séances télés, je me souviens de nos jeux de coiffeur. Je me souviens de nos fous-rire.
Je me souviens, de ce bruit de bonheur qui nourrit mon coeur, beaucoup plus que celui des chagrins.
Oui je me souviens aussi de nos chagrins. De ces casseroles que la vie nous a envoyé dans la figure. Mais je me souviens aussi de notre amour qui a su faire des pieds de nez à ces casseroles.
Aujourd'hui le temps à galoper plus vite que nos rires d'enfants. Aujourd'hui ces souvenirs sont avec nous. Alors un Joyeux Noël, à celui qui nous a quitté trop vite, à ceux qui ont suivi d'autres chemins, et à vous qui êtes à prés de moi aujourd'hui. Ma fratrie F. V. J. A. M. T. mais aussi B. Je vous garde au creux de ma main.
Aubergine sur les platines des doux souvenirs.
Je me souviens, de nos jeux sans fins, de nos constructions en kapla, de nos cabanes dans toute la maison, de nos jeux dans la garrigue, dans la cabane en bois que nous avions nous-même construite, de nos constructions de ponts-levis.
Je me souviens, de nos étés pieds-nus et du goudron qui nous brûlait la plante des pieds quand on partait en courant sur le chemin de la plage.
Je me souviens, de nos étés avec plein de glaces, du marché du jeudi. Des balades en carriole, des amis qui venaient de partout.
Je me souviens, de nos premières réalisation de films et de nos parodies d'émissions de télés. Je me souviens aussi de notre téléphérique où l'on y mettait nos chats et aussi M. Je me souviens de nos bains de minuit.
Je me souviens, de nos batailles d'eau. De nos anniversaires.
Je me souviens, de nos nuits blanches à partir en expéditions dans le village et finir par s'endormir sur le hamac du jardin. Je me souviens de nos spectacles, de nos déguisements. Je me souviens de nos courses dans l'escalier mortel. Je me souviens de nos jeux sur l'ordinateur. Je me souviens de nos balades en motos dans la garrigue. Je me souviens de nos piques-niques dans cette garrigue.
Je me souviens, de nos colères, de nos disputes et de nos claquements de portes.
Je me souviens de notre péage, je me souviens de nos courses à vélos, de nos expériences avec nos hamsters. Je me souviens de tous ces bébés chats qu'on a eu. Je me souviens de ces soirées sans fin à jouer aux cartes. Parfois sous la vigne. Parfois dans le jardin entouré de la glycine.
Je me souviens de nos séances télés, je me souviens de nos jeux de coiffeur. Je me souviens de nos fous-rire.
Je me souviens, de ce bruit de bonheur qui nourrit mon coeur, beaucoup plus que celui des chagrins.
Oui je me souviens aussi de nos chagrins. De ces casseroles que la vie nous a envoyé dans la figure. Mais je me souviens aussi de notre amour qui a su faire des pieds de nez à ces casseroles.
Aujourd'hui le temps à galoper plus vite que nos rires d'enfants. Aujourd'hui ces souvenirs sont avec nous. Alors un Joyeux Noël, à celui qui nous a quitté trop vite, à ceux qui ont suivi d'autres chemins, et à vous qui êtes à prés de moi aujourd'hui. Ma fratrie F. V. J. A. M. T. mais aussi B. Je vous garde au creux de ma main.
Aubergine sur les platines des doux souvenirs.
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Mot d'enfant,
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mercredi 9 novembre 2011
Lacune
Lacune : Vide dans un corps. (source : http://www.mediadico.com/)
Je ne lis plus de livres sur la psychologie de l'enfant. Le dernier que j'ai lu c'est Grandir de Claude Halmos et je n'ai pas pu le terminer. Lire des livres pareils c'est finir par penser qu'on est complètement tordu. Je me souviens d'un passage sur l'allaitement, Claude Halmos disait que c'était un acte érotique, qu'on y prenait du plaisir, mais que si ce plaisir devenait une envie sexuelle, alors c'est qu'il avait une couille dans le pâtée (pour pas faire de vilains jeux de mots). C'est pas compliqué, j'ai passé les 15 jours suivants à paniquer à chaque tétée pour détecter une envie sexuelle, et m'imaginer incestueuse, monstrueuse. Ce types de lectures me donnent l'impression d'être une mauvaise mère, de m'y prendre comme un manche (restons dans le phallique). Pour me rassurer j'en parle à mon compagnon, mais le mal est fait, les cauchemars prennent placent et les angoisses aussi.
Aujourd'hui ça va un peu mieux, on va dire que je prends ces choses plus à la rigolade, et qu'en une psy balance dans Les Maternelles, que les sorcières des cauchemars se sont les mères, je trouve ça drôle. C'est tellement réducteur, j'espère que nos rêves et nos cauchemars sont plus profonds que ça quand même ! De toutes façons quand ça fait référence à Freud j'aime pas des masses.
Du coup je fais ma propre tambouille en ce qui concerne l'éducation de ma fille.
Je vous cause de tout ça, mais ça ne vous dit pas où je veux en venir.
En ce moment, je passe une période plutôt difficile avec ma fille de 13 mois, elle qui était si bien dans ses baskets et avec les autres, elle se met à hurler dés que je la confie à une personne de confiance et en qui elle est habituée. La moindre contrariété la met dans des états pas possibles, elle hurle, se jette parterre, me tape. Je suis assez déstabilisée et surtout très impuissante. Par exemple à la maison dés que je lui lâche la main, pour faire autre chose, elle hurle et pleure à ne plus savoir qu'en faire. J'ai beau lui répéter que je l'abandonne pas. Rien ne change.
J'ai réfléchis à tout ce qui s'est passé jusqu'à présent, je lui ai parlé en pensant que c'est quelque chose que j'avais fait ou dit, je lui ai montré où était mon travail, j'ai tenté des câlins d'au revoir, je me suis éclipsée sans rien dire. Toujours rien. Je me suis mise en colère. Toujours rien.
Et puis aujourd'hui, je voulais aller faire des courses, j'angoissais déjà pour la journée de crèche du lendemain, j'étais en train de batailler avec l'ergo pour la mettre sur mon dos, et je me suis rendue compte que j'avais oublié de la changer après sa sieste. Alors j'ai tout enlevé et je l'ai mise sur sa table haute. Et là elle s'est mise à hurler, et gigoter de partout, tout simplement par ce que je lui avait interdis d'attraper l'huile. Et sans que je sente la chose arriver, elle m'a filé un grand coup de pied dans le plexus (oui quand elle est en colère elle balance coups de pied et des claques) (oui ma table à longer et haute et je ne suis pas très grande) et là j'ai rien vu venir de ma part, je lui ai collé une claque sur la cuisse.
J'ai aussitôt regretté, j'ai rien compris, c'est la première fois que je frappe ma fille, je lui avais déjà donné deux petites tapounettes un jour où elle avait voulu tester les doigts dans la prise, mais l'effet escompté n'avait pas marché, elle s'était bidonnée. Depuis j'ai plus jamais tapé ma fille. Je suis partisane de rien, j'essaye juste de faire au mieux. Mais ce soir je culpabilise beaucoup, je ne comprends pas bien et j'aimerais trouver un truc, comme j'ai toujours trouvé, pour qu'on puisse à nouveau se comprendre ma fille et moi. J'aimerais pouvoir être détendue et ne pas angoisser chaque matin depuis une semaine, parce que je sais qu'elle va se mettre dans tous ses états quand sa Mamie viendra la garder, ou quand elle ira à la crèche.
Alors ne soyez pas trop dur avec moi, je sais bien que c'est moche ce que j'ai fait, j'en suis la première à m'en vouloir, j'ai foiré. Je me sens nulle et mauvaise mère. Je sais pas bien pourquoi je vous dis tout ça. Peut être pour trouver un peu de ré-confort et des idées à piocher. Le seul indice que j'ai c'est qu'elle est bientôt prête à faire ses premiers pas, peut être que ça lui fait peur, que ça l'angoisse cette idée de devenir plus indépendante. Je sais pas. Peut être qu'il faudrait que j'aille ré-ouvrir un livre de psychologie de l'enfant. Peut-être.
| Petit bout de femme. |
Je ne lis plus de livres sur la psychologie de l'enfant. Le dernier que j'ai lu c'est Grandir de Claude Halmos et je n'ai pas pu le terminer. Lire des livres pareils c'est finir par penser qu'on est complètement tordu. Je me souviens d'un passage sur l'allaitement, Claude Halmos disait que c'était un acte érotique, qu'on y prenait du plaisir, mais que si ce plaisir devenait une envie sexuelle, alors c'est qu'il avait une couille dans le pâtée (pour pas faire de vilains jeux de mots). C'est pas compliqué, j'ai passé les 15 jours suivants à paniquer à chaque tétée pour détecter une envie sexuelle, et m'imaginer incestueuse, monstrueuse. Ce types de lectures me donnent l'impression d'être une mauvaise mère, de m'y prendre comme un manche (restons dans le phallique). Pour me rassurer j'en parle à mon compagnon, mais le mal est fait, les cauchemars prennent placent et les angoisses aussi.
Aujourd'hui ça va un peu mieux, on va dire que je prends ces choses plus à la rigolade, et qu'en une psy balance dans Les Maternelles, que les sorcières des cauchemars se sont les mères, je trouve ça drôle. C'est tellement réducteur, j'espère que nos rêves et nos cauchemars sont plus profonds que ça quand même ! De toutes façons quand ça fait référence à Freud j'aime pas des masses.
Du coup je fais ma propre tambouille en ce qui concerne l'éducation de ma fille.
Je vous cause de tout ça, mais ça ne vous dit pas où je veux en venir.
En ce moment, je passe une période plutôt difficile avec ma fille de 13 mois, elle qui était si bien dans ses baskets et avec les autres, elle se met à hurler dés que je la confie à une personne de confiance et en qui elle est habituée. La moindre contrariété la met dans des états pas possibles, elle hurle, se jette parterre, me tape. Je suis assez déstabilisée et surtout très impuissante. Par exemple à la maison dés que je lui lâche la main, pour faire autre chose, elle hurle et pleure à ne plus savoir qu'en faire. J'ai beau lui répéter que je l'abandonne pas. Rien ne change.
J'ai réfléchis à tout ce qui s'est passé jusqu'à présent, je lui ai parlé en pensant que c'est quelque chose que j'avais fait ou dit, je lui ai montré où était mon travail, j'ai tenté des câlins d'au revoir, je me suis éclipsée sans rien dire. Toujours rien. Je me suis mise en colère. Toujours rien.
Et puis aujourd'hui, je voulais aller faire des courses, j'angoissais déjà pour la journée de crèche du lendemain, j'étais en train de batailler avec l'ergo pour la mettre sur mon dos, et je me suis rendue compte que j'avais oublié de la changer après sa sieste. Alors j'ai tout enlevé et je l'ai mise sur sa table haute. Et là elle s'est mise à hurler, et gigoter de partout, tout simplement par ce que je lui avait interdis d'attraper l'huile. Et sans que je sente la chose arriver, elle m'a filé un grand coup de pied dans le plexus (oui quand elle est en colère elle balance coups de pied et des claques) (oui ma table à longer et haute et je ne suis pas très grande) et là j'ai rien vu venir de ma part, je lui ai collé une claque sur la cuisse.
J'ai aussitôt regretté, j'ai rien compris, c'est la première fois que je frappe ma fille, je lui avais déjà donné deux petites tapounettes un jour où elle avait voulu tester les doigts dans la prise, mais l'effet escompté n'avait pas marché, elle s'était bidonnée. Depuis j'ai plus jamais tapé ma fille. Je suis partisane de rien, j'essaye juste de faire au mieux. Mais ce soir je culpabilise beaucoup, je ne comprends pas bien et j'aimerais trouver un truc, comme j'ai toujours trouvé, pour qu'on puisse à nouveau se comprendre ma fille et moi. J'aimerais pouvoir être détendue et ne pas angoisser chaque matin depuis une semaine, parce que je sais qu'elle va se mettre dans tous ses états quand sa Mamie viendra la garder, ou quand elle ira à la crèche.
Alors ne soyez pas trop dur avec moi, je sais bien que c'est moche ce que j'ai fait, j'en suis la première à m'en vouloir, j'ai foiré. Je me sens nulle et mauvaise mère. Je sais pas bien pourquoi je vous dis tout ça. Peut être pour trouver un peu de ré-confort et des idées à piocher. Le seul indice que j'ai c'est qu'elle est bientôt prête à faire ses premiers pas, peut être que ça lui fait peur, que ça l'angoisse cette idée de devenir plus indépendante. Je sais pas. Peut être qu'il faudrait que j'aille ré-ouvrir un livre de psychologie de l'enfant. Peut-être.
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jeudi 6 octobre 2011
Désir
Y'a quelques jour, voir quelques semaines, c'était bien un jour ça c'est sûr, j'ai reçu un drôle de courrier dans ma boite au lettre virtuelle. Un courrier Anonyme en plus !
J'ai eu les larmes au yeux et je me suis souvenue, moi aussi, dans cette étrange période qu'est la grossesse, que j'ai abrité ce mot dans ma caboche.
Chère Aubergine,
J'ai lu que tu recueillais des mots dont plus personne ne voulait, mais est-ce que tu me garderais quelques temps un mot qui ne veut plus de moi ? Genre tu le mets en garderie, tu lui donnes des compotes et tout, mais il garde la petite étiquette avec mon nom dessus, et je peux venir le rechercher ?
Ce mot-là c'est désir. Et j'imaginais pas le lâcher un jour.
Désir, nom masculin (Dictionnaire de la langue française)
Sens 1 Envie, fait de vouloir quelque chose.
Sens 2 Chose désirée.
Sens 3 Attirance, appétit sexuel.
Je suis enceinte de 8 mois et ça fait 8 mois que ma vie sexuelle a l'encéphalogramme plat.
Je suis complètement perdue en fait.
Au premier trimestre j'avais pas envie. J'avais peur de dégueuler sur mon partenaire. Je ne juge pas ceux que ça excite, note bien, mais nous, non.
Ensuite j'ai pris beaucoup de poids. Mon ventre est devenu proéminent, magnifique. Mon compagnon et moi on peut le regarder des heures, le caresser, s'émerveiller. Encore plus depuis que le petit gars dedans le fait bouger.
C'est sensuel, si on veut. Mais alors pas libidineux pour un sou.
Tu me diras, et l'homme ? Lui est bouleversé par mes nouvelles formes. Enfin par mon ventre surtout. Il remarque à peine mes seins qui ont triplé de volume.
Lui non plus n'a pas envie.
Tu me diras, hé bien voilà, il n'a pas envie, tu n'as pas envie, personne n'est frustré. C’est une période sans et puis c'est tout, c'est pas grave, vous retrouverez le chemin de la baise joyeuse dans six mois ou un an (Oui je doute que les affaires reprennent juste après l'expulsion de la crevette), personne ne souffre donc ne te prends pas tête. C'est normal, ça arrive, période de grands bouleversements, émotionnels, hormonaux.
Sauf que si, j'en souffre. Je ne suis pas vraiment frustrée sexuellement (vu que je n'ai pas envie de sexe) mais je suis frustrée de désir (j'ai envie d'avoir envie, comme dit le poète).
Ça a vachement d'importance le sexe pour moi. Et puis j'ai peur que ça revienne jamais.
Si ça se trouve j'aurai plus jamais envie, lui non plus. Alors que misère, on adore faire l'amour ensemble, c'est quand même trop con.
En fait j'étais persuadée que j'allais être une furie du sexe pendant la grossesse. Que j'allais me trouver belle, que j'allais être sensuelle et bourrée d'hormones. En fait je me trouve belle, mais lourde, pas du tout libre de mes mouvements. Pour la sensualité ok aussi, mais là encore c'est une sensualité pas vraiment sexuelle, concentrée sur la tendresse. Mon homme et moi on regarde mon bide les larmes aux yeux, bizarrement on n'a pas envie de se sauter dessus pour tenter la toupie sénégalaise. Et les hormones, à part me rendre encore plus hypersensible que d'habitude ...
Hier soir j'en ai pleuré. C'était pas seulement les hormones.
Le truc c'est que je m'étais jetée sur mon homme, ouais, youpi, j'avais eu envie, première fois depuis plusieurs semaines ou mois, et ... je l'ai chatouillé. Sans faire exprès, je veux dire.
D'habitude ça m'aurait fait marrer aussi (je rigole beaucoup pendant l'amour, ben ouais, c'est quand même pas tragique comme activité) et je serais repartie derechef à l'assaut.
Là ça m'a tout coupé, je me suis dit que j'étais nulle décidément, et j'ai fondu en larmes devant le pauvre homme qui n'y comprenait mais (et qui a dû se la mettre sur l'oreille) en disant "chuis fatiguée, chuis fatiguée, c'est rien, c'est pasque chuis fatiguée". Et puis je me suis endormie dans la foulée (comme quoi j'étais fatiguée).
Alors voilà, je te laisse mon mot adoré. J'espère passer le chercher dans pas trop longtemps, mais là, je sais plus quoi en faire. Je suis à peu près sûre que chialer dans mon oreiller va pas nous aider à être en meilleurs termes, tu vois. Donc je te le confie, pour quelques temps.
Tu en prends soin.
Tu découds pas l'étiquette.
Bisou
Aubergine
J'ai eu les larmes au yeux et je me suis souvenue, moi aussi, dans cette étrange période qu'est la grossesse, que j'ai abrité ce mot dans ma caboche.
Chère Aubergine,
J'ai lu que tu recueillais des mots dont plus personne ne voulait, mais est-ce que tu me garderais quelques temps un mot qui ne veut plus de moi ? Genre tu le mets en garderie, tu lui donnes des compotes et tout, mais il garde la petite étiquette avec mon nom dessus, et je peux venir le rechercher ?
Ce mot-là c'est désir. Et j'imaginais pas le lâcher un jour.
Désir, nom masculin (Dictionnaire de la langue française)
Sens 1 Envie, fait de vouloir quelque chose.
Sens 2 Chose désirée.
Sens 3 Attirance, appétit sexuel.
Je suis enceinte de 8 mois et ça fait 8 mois que ma vie sexuelle a l'encéphalogramme plat.
Je suis complètement perdue en fait.
Au premier trimestre j'avais pas envie. J'avais peur de dégueuler sur mon partenaire. Je ne juge pas ceux que ça excite, note bien, mais nous, non.
Ensuite j'ai pris beaucoup de poids. Mon ventre est devenu proéminent, magnifique. Mon compagnon et moi on peut le regarder des heures, le caresser, s'émerveiller. Encore plus depuis que le petit gars dedans le fait bouger.
C'est sensuel, si on veut. Mais alors pas libidineux pour un sou.
Tu me diras, et l'homme ? Lui est bouleversé par mes nouvelles formes. Enfin par mon ventre surtout. Il remarque à peine mes seins qui ont triplé de volume.
Lui non plus n'a pas envie.
Tu me diras, hé bien voilà, il n'a pas envie, tu n'as pas envie, personne n'est frustré. C’est une période sans et puis c'est tout, c'est pas grave, vous retrouverez le chemin de la baise joyeuse dans six mois ou un an (Oui je doute que les affaires reprennent juste après l'expulsion de la crevette), personne ne souffre donc ne te prends pas tête. C'est normal, ça arrive, période de grands bouleversements, émotionnels, hormonaux.
Sauf que si, j'en souffre. Je ne suis pas vraiment frustrée sexuellement (vu que je n'ai pas envie de sexe) mais je suis frustrée de désir (j'ai envie d'avoir envie, comme dit le poète).
Ça a vachement d'importance le sexe pour moi. Et puis j'ai peur que ça revienne jamais.
Si ça se trouve j'aurai plus jamais envie, lui non plus. Alors que misère, on adore faire l'amour ensemble, c'est quand même trop con.
En fait j'étais persuadée que j'allais être une furie du sexe pendant la grossesse. Que j'allais me trouver belle, que j'allais être sensuelle et bourrée d'hormones. En fait je me trouve belle, mais lourde, pas du tout libre de mes mouvements. Pour la sensualité ok aussi, mais là encore c'est une sensualité pas vraiment sexuelle, concentrée sur la tendresse. Mon homme et moi on regarde mon bide les larmes aux yeux, bizarrement on n'a pas envie de se sauter dessus pour tenter la toupie sénégalaise. Et les hormones, à part me rendre encore plus hypersensible que d'habitude ...
Hier soir j'en ai pleuré. C'était pas seulement les hormones.
Le truc c'est que je m'étais jetée sur mon homme, ouais, youpi, j'avais eu envie, première fois depuis plusieurs semaines ou mois, et ... je l'ai chatouillé. Sans faire exprès, je veux dire.
D'habitude ça m'aurait fait marrer aussi (je rigole beaucoup pendant l'amour, ben ouais, c'est quand même pas tragique comme activité) et je serais repartie derechef à l'assaut.
Là ça m'a tout coupé, je me suis dit que j'étais nulle décidément, et j'ai fondu en larmes devant le pauvre homme qui n'y comprenait mais (et qui a dû se la mettre sur l'oreille) en disant "chuis fatiguée, chuis fatiguée, c'est rien, c'est pasque chuis fatiguée". Et puis je me suis endormie dans la foulée (comme quoi j'étais fatiguée).
Alors voilà, je te laisse mon mot adoré. J'espère passer le chercher dans pas trop longtemps, mais là, je sais plus quoi en faire. Je suis à peu près sûre que chialer dans mon oreiller va pas nous aider à être en meilleurs termes, tu vois. Donc je te le confie, pour quelques temps.
Tu en prends soin.
Tu découds pas l'étiquette.
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