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vendredi 17 janvier 2014

Pourquoi le piano c'est de la merde

Pourquoi le piano c'est de la merde : Titre très provocateur, je m'excuse d'avance auprès des ayatollahs de la musique et des oreilles absolues.

Si y'a bien une chose que je ne sais pas faire : me battre.
Je n'ai jamais su cogner et me protéger, et vous ne pouvez pas savoir comme ça m'a manqué. Vous pouvez très bien me dire : c'est jamais trop tard pour apprendre à coller des raclées ?

Vous avez bien raison MAIS je n'aime pas la violence. Si il y a une chose que j'ai, c'est la joute verbale, j'ai toujours su me défendre avec ma bouche (non je ne roulais pas de pelles hein) et ça m'a sauvée de bien des situations. J'ai réussi à me faire plus au moins respecter grâce à ma capacité à envoyer chier violemment quelqu'un ou alors à lui clouer le bec. J'étais une sale petite peste au mauvais caractère quand j'étais petite.

En primaire, je me souviens d'une fois où un petit garçon n'arrêtait pas de m'emmerder pour une histoire d'amour non réciproque. À cette époque j'avais une copine que j'aimais très fort qui n'avait pas froid aux yeux, à 9 ans elle m'avait expliqué que pour faire des cicatrices à quelque qu'un fallait utiliser du sel et du citron. Elle n'avait peur de rien je vous dis. Je lui avais parlé de ce garçon, et vous savez c'était l'époque des billes et des gros mammouths qu'on portait dans nos bananes. Bref, on est allé voir ce garçon, elle lui a dit d'arrêter de me chercher des noises, il l'a poussée et elle a répondu assez violemment. Elle lui a mis une grosse pêche avec sa banane de billes qu'elle portait sur l'épaule. Autant vous dire qu'il ne m'a plus jamais fait chié et qu'il avait un joli bleu au visage. Ce n'est pas allé plus loin. On ne l'a jamais dit aux instituteurs, t'façon ils en avaient rien à faire de nos histoires, à l'époque ils fumaient des clopes dans la cours en papotant entre eux.

Le deuxième évènement marquant c'était au collège, j'avais 12 ans, c'était en voyage scolaire. Y'avait un mec très racaille qui faisait bien deux têtes de plus que moi et qui pour une raison obscure (on s'était jamais parlé) m'avait bien gonflé ce jour là, on était en train de s'engueuler il me menaçait de m'en coller une et d'un seule coup d'un seul sans prévenir, il s'est pris une grosse baffe de ma part. Tout le monde avait fait des "Oh" des "Han" lui il avait été aussi étonné que moi. C'était un peu la racaille des HLM tout le monde avait peur. Il m'a aboyé dessus qu'il allait faire venir tous ses frères de Marseille et me défoncer. Autant vous dire que les mois qui ont passé je me suis faite toute petite. Après il est parti au CFA. Et plus rien.
Jusqu'au jour où j'attendais ma mère, toujours en retard,  assise sur un banc. Il est apparu avec sa bande de potes (pas de Marseille). En le voyant arriver, j'ai pas bougé de mon banc et j'ai commencé mon testament, résigné à me faire défigurer la tronche. Il s'est assis à côté de moi, seul. Il m'a parlé de la gifle en me disant "on a un petit truc à régler tous les deux". Je pense que j'aurais pu me faire pipi dessus. Effrontée que je suis j'ai répondu "oui c'est vrai, mais sache que je suis désolée de t'avoir mis une claque" et là comme si le Dieu des ennuis avait intercepté mes prières le mec a répondu, toute ma vie ça restera gravé dans ma mémoire, "Ok, on en reste là c'est oublié".

Et puis y'a eu le 1m87 contre mon 1m63, je m'en suis sortie pas trop mal même si j'ai morflé plus que lui. Même si aujourd'hui dans nos vies, c'est lui qui morfle et pas moi.
L'après lycée aussi, l'agression dans ma cuisine un beau matin, j'étais seule contre 4. J'ai fait ce que j'ai pu mais je m'en suis sortie avec quelques bleus, un cou sous minerve et une bonne douleur dans le dos. En grandissant, les ennuis grandissent, les punitions aussi. Hop direction le tribunal correctionnel fini les instituteurs.
Six ans après ça m'arrive de rêver de ces scènes, de rêver que j'arrive à coller une raclée phénoménale et même dans mon rêve, souvent, y'a une force invisible qui retient mon coup et ça ne part pas, j'arrive pas à exploser ma colère contre son visage. Et parfois je me réveille le matin avec un sentiment de haine.

Aujourd'hui je fuis la violence, je suis contre, je refuse toutes formes de violence même une fessée oui. Même une claque sur la main. Toute violence même si elle se veut "positive" me donne la gerbe, car elle fait sentir à l'autre la peur et ce sentiment d'infériorité.  Et pourtant je sais que ce n'est pas parce que je refuse cette violence qu'elle ne viendra pas un jour m'exploser, à nouveau, au visage ou au visage de ma fille. Et si ce jour-là arrive je veux être capable d'y répondre.

Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que ce matin j'ai appris un truc pas grave, un truc qui concerne ma fille. Un truc qui fait chier. J'ai pas envie de le détailler ici car ça lui appartient. Mais ça m'a renvoyé à une colère. Celle où bien souvent y'a quelqu'un qui nous fait chier. Et bien souvent on a peur. On se sent trop petit. Cette colère où j'ai été impuissante bien trop souvent.
Alors je repense à cette conversation  avec ma fille où on parlait de musique et de l'inscrire à un cours de musique l'année prochaine.

Ma fille, la musique tu l'apprendra mais avant tout, tu vas apprendre à flanquer des roustes et à ne pas avoir peur de celui qui essaye de de déstabiliser.
Et tu seras une femme, ma fille.


mercredi 11 décembre 2013

Disponibilité

Disponibilité : fait pour quelqu'un d'être libre (...) (source : Larousse)



Comme 10,5% de la population active en France, je cherche un travail.
Après m'être beaucoup énervée contre moi-même et contre je ne sais pas quoi, j'ai fini par prendre l'exercice avec le sourire.
Il y a quelque chose de "drôle" à être obligée de ne pas travailler. Evidemment j'ai toujours la possibilité d'aller postuler chez Monoprix (je l'ai fait d'ailleurs).

Parfois, dans la multitude de mes envois de CV et autres joyeusetés, quelqu'un me répond. Et même parfois j'arrive à décrocher un entretien, c'est assez fou je vous l'accorde.
Et souvent, pendant ces entretiens, je découvre avec joie, comment le potentiel futur employé est pris pour un jambon tombé de son dernier bain de boue.
Cette histoire cochonne, commence bien souvent avec l'annonce pour le poste. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais nos chers politiciens sont bien décidés à ce que les jeunes que nous sommes (oui je suis jeune, pardonnez-moi) ou alors les très vieux qui ont presque l'orteil dans la retraite, trouvent un travail. Et oui quand on s'engage, on a vite le feu aux fesses.

Les nouveaux contrats mis en place par l'Etat sont les contrats emplois tremplins et les contrats emplois CUI-CIE bref des vrais moyens mis en oeuvre pour aider les personnes à retrouver un emploi.
Sont éligibles à ces contrats, les personnes de moins de 26 ans ou de plus de 50 ans, sans diplômes, qui vivent dans des endroits pas favorisés (coucou la grande banlieue qui fait peur), en recherche d'emploi depuis plus d'un an... Les critères changent chaque année et peuvent variés d'un département à l'autre.
Ainsi, un employé qui recrute une personne éligible à ces contrats, c'est le roi du pétrole. L'employé est payé au SMIC mais en plus l'employeur est aidé par l'Etat. C'est vachement sympa de recruter les pauvres gens, vraiment !
Personnellement je trouve que chaque initiative qui vise à aider des personnes c'est merveilleux. Merveilleux sur le papier.
Allez savoir pourquoi, (moi je pense savoir) les recruteurs sont toujours très malins pour abuser des systèmes mis en place par l'Etat (coucou les entreprises qui ne recrutent que des freelance). Ainsi voit-on fleurir (surtout dans le milieu culturel) un nombre incroyable d'offres d'emplois qui demandent d'avoir le minimum de diplômes (voire si on peut raconter des mensonges et surtout ne pas dire qu'on a le bac c'est mieux) et surtout d'avoir l'expérience d'un senior.
Par exemple (je n'invente rien, c'est du vécu) pour un boulot en tant que community manager pour un théâtre c'est très courant de demander aussi d'être graphiste, RP, chef de projet, de faire de la billetterie et bien entendu de gérer la communication de l'entreprise sur les réseaux sociaux. Tout ça payé le SMIC pour un contrat de 12 mois. Et on demande une expérience d'au moins 2 ans réussie. Quel bel effet pervers n'est-ce pas ?
Mais ne tapons pas trop sur les recruteurs, ils n'ont pas de budget. Comment-ça l'Etat ne finance (presque) plus les projets culturels et les théâtres ? Comment ça il faut payer une fortune pour jouer un spectacle aujourd'hui ?

Le pire dans cette histoire c'est que ces entreprises trouveront quelqu'un. Un travail ça devient sacré aujourd'hui. On est prêt à tout. Même à dévaloriser le travail des autres. Parce que non, on n'est pas graphiste, community manager, chef de projet, RP. Non.
Quelqu'un que j'aime beaucoup m'a dit une fois :  "Sauter sur toutes les opportunités c'est devenir opportuniste".

Faites-moi penser à vous raconter la prochaine fois, comment un recruteur m'a dit l'air de rien "Ah, vous avez un enfant, vous allez être pas trop disponible, enfin moins que quelqu'un sans enfants". Il entendait par disponible : prête à faire de nombreuses heures supplémentaires (non payées, ils ont pas le budget, vous suivez, rien !)
Oui, mon autre cheval de bataille, autre que l'exploitation silencieuse je veux dire, c'est de faire comprendre que finir son travail tous les jours à 20h, ça ne veut pas dire être compétent et performant. Oui c'est mon côté suisse qui se réveil. Comment ça vous ne saviez pas qu'en Suisse on pense qu'une personne qui termine à 19h tous les jours, est une personne qui ne sait pas bien faire son travail et ne sait pas s'organiser ? D'ailleurs au Luxembourg aussi ils pensent ça. Merde alors. Sommes-nous cons en plus d'être sexistes et rois des plantations de sucre ?


lundi 29 juillet 2013

Rodolphe

Rodolphe : Le bébé palourde. (source : mon WE à la mer)

Ce Week-End je suis allée à la mer. C'était cool, même qu'il a plu.
Je suis allée à la mer où y'a des poissons et coquillages et des marées, pas la flaque de pipi-crème-monoï-beignet de la méditerranée.
Il y a eu une session pêche à la palourdes. J'ai donc découvert ce qu'était que des palourdes. Notez que peut être c'était pas des palourdes, ouais j'ai pas passé un bac option crustacés/fruits de mer.

Il y avait un énorme seau de palourdes qui trainait dans la cuisine. En fait des palourdes c'est comme un escargot sauf que ça te crache dessus quand tu les prends dans ta main. Pendant deux jours j'ai joué avec essayé de créer une relation avec mes palourdes. C'est ici que j'ai alors rencontré Rodolphe le bébé palourde (je donne des noms à tout ce qui entoure ma vie, le nouvel aspirateur de mon mec s'appelle Aziz mais paraitrait-il que c'est pas politiquement correct donc on m'a proposé Jean-Aziz).

Rodolphe le bébé palourde.


Quand j'ai compris que ma belle-soeur aller faire rôtir toute la famille de Rodolphe, j'étais très triste et un peu fâchée contre cette violence. J'ai donc sauvé Rodolphe, et j'ai eu l'idée de le rapporter comme cadeau à ma collègue de bureau qui voulait que je lui ramène un cadeau. Je nous voyais déjà élever Rodolphe dans notre bureau et lui faire lire les derniers articles du Courrier des échos .

Finalement j'ai bouffé toute la famille de Rodolphe, c'était d'ailleurs un délice, ma belle soeur cuisine bien les palourdes. Je me sentais un peu meurtrière, du coup j'ai gardé des coques de palourdes pour faire castagnettes et ainsi accompagner  Rodolphe dans sa nouvelle vie. Puis ça faisait plein de cadeaux pour ma collègue.

Quand j'ai pris la décision de faire des castagnettes avec les palourdes, peut être, je dis bien, peut être, que j'étais un peu alcoolisée.

J'ai rangé tout mon butin dans mon sac à main et j'ai poursuivi mon WE.



(Voici la séquence émotion de ce billet, Rodolphe et sa famille qui me crache dessus)

Ce matin en allant travailler, je trouvais que ça puait grave. Pourtant j'avais mis du déo, j'étais lavée. Puis dans le métro le matin, ça sent jamais très bon.
Toujours est-il que je me suis souvenue de la phrase de ma belle soeur : "Tu sais que Rodolphe dans ton sac il va puer, en plus de lui offrir une mort horrible par étouffement du sac plastique". Tu parles elle était juste pas contente qu'il manque une palourde au repas !
Puis j'ai ouvert mon sac à main et j'ai mis mon nez dedans. J'ai failli mourir d'asphyxie. Ce con de Rodolphe était mort vivant dans mon sac.

Du coup ce matin quand j'ai offert mes castagnettes et le cadavre de Rodolphe à ma collègue elle a tout mis à la poubelle. C'était pas très sympa.

Heureusement je lui ai rapporté un coquillage qui fait le bruit de la mer.

Bisou

Aubergine

(PS : A l'heure où j'écris les dernières lignes de ce billet ma collègue a rapporté de son voyage au McDo une sauce ketchup, je crois que je vais récupérer Rodolphe dans la poubelle)

lundi 15 octobre 2012

Théorie


Théorie : Une théorie, (du grec "Theorein", contempler, observer, examiner) désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative et vraisemblable, souvent basée sur l'expérience ou l'observation donnant une représentation idéale (source : Wikipédia) 

Pierre-Louis, René, Benoît et moi ou comment j'ai découvert la théorie de ma relativité


© Christelle Glémet 



J'ai toujours pensé que la physique était au dessus de mes capacités mentales, de mes connaissances. Je prenais plaisir à associer cette discipline à de la magie, j'écoutais mes professeurs religieusement, ils s'efforçaient tous de me bourrer le crâne avec leurs atomes excités qui se transformaient en un truc grandiose, le tout illustré par leur grande maxime : " Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme"
Au fil de ces années d'incompréhension totale et de moyenne scolaire frôlant le 0, j'ai fini par admettre que je devais être trop bête pour, moi aussi, vibrer de bonheur, à la moindre vision d'une équation physique à équilibrer.

Heureusement ! Ce jour est enfin révolu. Aujourd'hui je découvre que la physique fait partie intégrante de ma vie, aujourd'hui je découvre, finalement, que je suis moi aussi un peu physicienne. Vous pouvez vous moquez, mais sachez qu'il n'est jamais trop tard pour se découvrir une marotte, que dis-je, un don.
Par exemple, savez vous que Maupertuis a mis au point le principe de la moindre action ? 

"Lorsqu'il arrive quelque changement dans la nature, la quantité nécessaire pour ce changement est la plus petite possible" 

En fait Maupertuis, nous explique ici que la nature fait de l'économie d'énergie. Maupertuis vient de mettre en lumière l'essence même de notre humanité, de notre nature : Sa feignantise. 
Cette essence est devenue aujourd'hui, dans la suite logique des choses, le principe de procrastination : Soit, notre capacité à remettre nos efforts à plus tard.

Ce qui est incroyable, c'est que moi même, sans le savoir, j'ai aussi découvert ce principe de procrastination que je me force d'appliquer depuis très longtemps.

Mais attendez, ce n'est pas tout, j'ai mieux. Descartes. Alors lui c'est encore plus brillant, il a offert son corps pour la plus extraordinaire découverte. Il faut savoir que Descartes est allé s'échouer, pour des raisons très obscures, en Suède, il a même fini par y mourir, dans des circonstances très obscures aussi. La vérité, c'est qu'il a accepté qu'on l'empoisonne (tu parles qu'il est mort de froid le garçon) tout ça pour permettre aux Suédois d'étudier le principe du kit.
En effet Descartes a été renvoyé en France (mort bien entendu) en morceaux, dans une boite de 80cm de longueur. La Suède a quand même gardé la tête et un de ses index, histoire de savoir si la France serait capable de le monter dans le bon ordre. 
Bref, c'est donc grâce à Descartes que la Suède est devenue aujourd'hui le premier marchand de meubles en kit dans le monde. Ce qui est une fois de plus incroyable, c'est que moi même, j'ai une passion pour les meubles en kit, mon mari me répète souvent que c'est parce que je ne sais pas lire les modes d'emplois.
Ma dernière découverte, le meilleur pour la fin, la crème de la crème : La physique fractale ou la physique du chou-fleur. 
La physique fractale, terme trouvé par Benoît Mandelbrot, est une courbe ou une surface de formes irrégulière ou morcelée qui se crée en suivant les règles d'un déterminisme. Pour résumer, ce sont des objets dont la structure n'est pas lisse comme le chou-fleur ou le chou Romanesco d'ailleurs. Voilà pourquoi on appelle ça également la physique du chou-fleur.
Et figurez-vous qu'encore une fois, moi aussi, j'applique la physique fractale depuis belle lurette. Chez moi elle s'appelle cellulite ou dans un plus joli terme : Peau d'orange.
En fait j'ai découvert que cette cellulite présente à dominance sur mes fesses et mes jambes est le résultat d'une succession d'événements physiques. 
En effet cette cellulite suit les règles d'un déterminisme, qui s'appelle ici le principe de procrastination, m'empêchant ainsi d'aller me faire suer à la salle de sport et qui transforme donc cette équation en un étrange phénomène : Je passe mes samedis dans les magasins suédois de meubles en kit à bouffer des boulettes de viande.

Je viens donc de prouver, encore une fois, toute l'importance de cette grande maxime : "Rien ne se perd, rien ne se crée : Tout se transforme"

(Je tenais à remercier les gens de l'internet mondial, qui sont une source inépuisable d'inspiration)

Bisou

Aubergine 

(ps : oui c'est bien moi sur la photo)

lundi 20 août 2012

PETA , Bobbi Brown et tests sur les animaux.

Je fais un petit (gros) edit du billet que j'avais publié sur Bobbi Brown.
Tout simplement parce que j'aime bien les choses quand elles sont faites jusqu'au bout. Surtout quand je parle sérieux. Et pas de bite. Quoique.
La semaine dernière, lors de mon passage entre les mains de Bobbi, j'ai découvert le lendemain de la publication de mon billet, sur le groupe du MillFeuille de Sonia, que la marque Estée Lauder ( et d'autres) re-faisaient un retour en arrière en ce qui concerne les tests sur les animaux. Quand je vous parle de tests sur les animaux, je parle pas d'une caresse avec du savon qui sent bon les pissenlits. NON.
Les tests sur les animaux c'est un peu comme ça  (ça donne la nausée, y'a pas d'autres mots)


Faut pas compter sur moi pour manger que de la salade par conte


Je vous parle d'Estée Lauder, parce que Bobbi Brown appartient à cette world compagnie. Je n'ai pas trouvé de réponse clair sur le site de PETA en ce qui concerne Bobbi Brown et les tests sur les animaux. (si quelqu'un sait je veux bien)
Mais ça me chagrine de savoir que j'ai contribué en quelques sortes à ces agissements. Bien entendu c'est impossible, aujourd'hui, d'acheter des produits (ou presque) sans ébranler l'état du monde. C'est ce qu'on appelle le fameux capitaliste.
D'autres part, j'ai du mal avec l'infantilisation des marques, je ne trouve pas ça criminelle d'acheter un maquillage qui a été testé sur les animaux, mais je trouve ça criminelle que les marques n'informent pas le consommateur. BORDEL. Responsabilisé le consommateur. C'est si compliqué ?

Mais, alors, pourquoi Estée Lauder nous fait un revirement soudain ? La réponse : La Chine.
Estée Lauder va ouvrir son commerce à la Chine. La Chine oblige les tests sur les animaux si les marques veulent commercialiser leurs produits.
Chacun son tour. On va pas aller taper la gueule des chinois, hein. On fait bien pareil.
Si tu veux une bonne nouvelle : Urban Decay a refusé de commercialiser en Chine parce que la marque refuse les tests sur les animaux. Comme quoi c'est possible... mais jusqu’à quand.

Alors ne pleure pas quand tu vas dans ta salle de bain, parce que la liste des produits testés sur les animaux est aussi longue que le temps que je mets pour m'habiller le matin.
Soyons informés. Agissons en tant que consommateurs responsables. Comme quand on va au McDo, on sait que c'est de la merde mais on y va quand même. Y'a d'autres alternatives, mais après ça nous regarde. C'est le jeu. C'est tout.

La liste des marques qui testent sur les animaux est ici :http://www.mediapeta.com/peta/PDF/companiesdotest.pdf

En une semaine j'ai posté deux billets sur le maquillage et les bijoux. La canicule ça me réussit pas.
Mais où sont les bites ?

Bisou

Aubergine


dimanche 3 juin 2012

Parentalité

Parentalité : La part-entière.


En ce jour de fête des mères, vous avez pour beaucoup, le sourire aux lèvres, heureux et heureuses de faire plaisir à celles qui sont nos mères.
Pour certains c'est une maman biologique et pour d'autres c'est une maman de coeur. Mais quoi qu'il en soit c'est notre parent. Celui qui nous guide dans ce dédale de la vie.

La parentalité ! quelle histoire mes amis ! Je ne suis pas une experte et pourtant, l'autre jour, je me suis retrouvée prise dans une conversation qui m'a heurtée. Je n'étais pas préparée à une telle réaction, je ne pensais pas, moi naïve que je suis, qu'aujourd'hui en 2012 certaines personnes considérent la parentalité encore et seulement avec un père et une mère biologique. D'ailleurs même mon correcteur orthographique ne veut pas reconnaître ce mot : Parentalité (il le souligne en rouge) (vilain)

Tout cette conversation a démarré avec un message laissé par mes soins sur twitter :

"Tant qu'on appellera ce truc, "maternage proximal" j'aurais les oreilles qui saignent. Et parentalité ça fait trop mal au cul ?

S'en est suivi de tout un tas de réactions, et dans ce flot de réponses, j'ai commencé à échanger avec une personne sur la parentalité dans sa grande généralité et nous étions d'accord pour dire que la parentalité pouvait aussi s'entendre à la parentalité homosexuelle mais aussi la parentalité qu'on appellera de coeur (celle où on est devenu le parent d'un enfant non issu de nos gênes) bref tout un tas de possibilités. Et comme vous le savez, pour beaucoup, l'oiseau bleu, c'est un salon ouvert à tous, c'est caramail mais avec un oiseau dessus quoi, donc chacun peu interagir.
Et voilà ce que j'ai reçu d'une personne : "Je ne vous suis pas trop : Le top pour les enfant n'est-il pas d'être avec papa ET maman ?"

J'ai tâter le terrain pour vérifier si elle avait bien compris notre conversation précédente, oui elle avait bien compris notre conversation.
Pour cette personne, il était donc impossible de concevoir la parentalité autre qu'avec un père et une mère biologique sous la couette.
Tout simplement parce que (je cite) "c'est quand même super vache que les parents décident pour un enfant d'être privé d'un père ou d'une mère"
La dessus nous sommes d'accord, c'est mieux d'avoir deux parents, que pas de parents du tout, mais je crois également qu'avoir deux parents du même sexe (ou même quatre) ce n'est pas signe d'un grand malaise psychologique pour l'enfant. Je crois aussi qu'un enfant qui a besoin d'un référent "masculin" et "féminin" peut très bien trouver ce référent en dehors de sa famille. Un enfant peut être très heureux et réussir à se construire du mieux qu'il peut si il sait d'où il vient et si il est élever dans le respect et l'amour. Quoi qu'il arrive, un enfant devenu adulte aura toujours sa collection de casseroles avec lui !
La personne m'a énumérée toutes sortes d'arguments possibles, comme quoi si les parents de l'enfant se séparent, ça lui ferait beaucoup trop de belles-mères (je me suis mise à rire pour le coup, parce qu'on a jamais trop de belles-mères, je suis sûre que Caro pense la même chose).  Quid des enfants issus de parents hétéro dont les parents sont séparés ? c'est la même chose non ? Apparemment pour cette personne c'était complètement in-envisageable. Passons, je ne suis pas experte sur le sujet, et il y aurait tellement à en dire et pas forcément de mon point de vue.

La conversation s'est enchaînée sur la FIV (la fécondation in vitro) et là déjà je m'y connais un peu mieux, je ne l'ai pas vécu personnellement, mais, j'ai eu la chance (enfin pour moi) (moins pour elle) d'en parler des heures entières avec ma douce Fesse-Fouillie, tout y est passé. On a jamais pris de gants toutes les deux, tous les sujets qui touchent la FIV y sont passés.
Et là attention Mesdames et Messsieurs c'est du grand art ! La personne m'a clouée sur place avec cette merveilleuse phrase :

"Parfois il faut assumer la stérilité de son couple. C'est très dur mais des couples sans enfant ça existe"

Déjà, je me demande qui nous sommes pour dire à des gens stériles d'assumer leur condition et d'aller acheter des lapins nains (© Fesse-Fouillie) au lieu de nous emmerder à vouloir avoir accès à la parentalité. Ca me fait penser à une punition divine, comme si ce qui arrivait à ce couple était la volonté d'une grande puissance surnaturelle. Cette grande tendance qu'on a, pour beaucoup, avec cet héritage catholique : La volonté de Dieu. Comme si c'était THE punition. Punition de quoi on se le demande.

Et cette réplique c'est vraiment un non sens, c'est comme si je disais à des couples fertiles : "Assumez forte fertilité et procréez bordel de merde, au lieu de lire Paris Match et de regarder le foot !". C'est comme si on obligeait un couple fertile à enfanter au nom de leur fertilité. Si les couples fertiles ont le choix d'avoir des enfants ou pas, pourquoi ça ne serait pas pareil pour les couples infertiles et stériles (oui ce n'est pas tout à fait la même chose : c'est pas le meilleur site du monde mais ça donne une idée ici)

Ensuite j'ai eu le droit au sujet de l'éthique, oui la FIV y'a pas d'éthique, c'est vraiment la foire du n'importe quoi, même le salon de l'agriculture c'est mieux organisé.
Alors là c'est juste faux, bien sûr qu'il y a une éthique et d'ailleurs c'est quoi une éthique ? d'après Toupie.org c'est la science de la morale. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de bien ou sur des questions de moeurs et de morales.
En gros pour vulgariser tout ça, l'éthique c'est la police invisible, qui fait que tu ne baises pas ta soeur, que tu ne greffes pas des pieds de porc à ton voisin, que tu ne nourris pas ton gosse avec du whiskys périmé. Mais bon c'est vrai que l'éthique n'est pas toujours respectée.
Bien entendu, quand on se penche sur le cas de la FI, ça fait un peu tourner la tête, parce que comme on le sait, le début de la vie ne se passe pas comme à son habitude, avec le zizi tout dur de papa, dans la zezette toute mouillée de maman. Non ! Ici, il y a des personnes, qui vont donner un coup de pouce au début de la vie, et l'aider à se faire dans un tube. Alors pour que tout ça se passe bien, y'a des lois et des protocoles à suivre. Et comme pour toutes ces nouvelles découvertes scientifique, des nouvelles lois s'imposent, parce que y'a de nouvelles questions qui se posent. CQFD (si j'étais un kiri, je noterais ma merveilleuse rime)  !

Mais comme me disait toujours cette personne, c'est égoïste de faire ça, c'est injuste pour l'enfant qui n'a rien demandé ! Le couple ne pense pas au bien être de l'enfant !
Ah bon ? parce qu'un couple fertile qui fait un enfant sous la couette c'est pas égoïste peut être? C'est vrai qu'un couple fertile, c'est sympa et généreux vu que c'est fertile. Un couple fertile ça ne pense qu'au bonheur de son futur enfant, absolument pas à sa pomme ! et ta mère sur la commode, c'est du poulet aussi ?

J'ai tenté de conclure cette discussion, en expliquant que le bien être d'un enfant est fragile. Et que même en ayant un père et une mère biologique de la couette, l'enfant peut être en grande souffrance. Parce qu'il n'y a pas, finalement, UN droit à la parentalité (enfin de mon point de vue), parce qu'il n'y a pas de justice, la parentalité c'est une grande loterie, et c'est comme ça. Des gens ont la chance d'avoir un jour la possibilité d'être un parent, parfois ils saisissent cette chance de la plus belle des façons, parfois ils la sabotent et c'est l'enfant qui en paye le prix et parfois même de façon tragique, hélas. Alors au lieu de vouloir à tout prix refuser la parentalité dans tout son ensemble, parce que même en la refusant elle existera. Ca me rappelle un de mes cours de sociologie où mon prof me disait : On peut ne pas croire en l'église catholique, par exemple, ça ne l'empêchera pas d'exister.
Je crois, que c'est un peu cette idée que je souhaite faire passer. Même si on ne croit pas en une forme de parentalité, elle existera d'une façon ou d'une autre. Alors autant oeuvrer ensemble afin qu'elle soit le mieux prise en charge. Que l'intérêt de l'enfant soit au centre du débat.
Par exemple, au hasard, dans le cas d'une parentalité homosexuelle, que les deux parents soient reconnus juridiquement et puisse bénéficier de la même autorité parentale. Au dans le cas d'une famille recomposée, que les beaux-parents qui le souhaitent (et que ça corresponde à un bien-être pour l'enfant) puisse avoir une reconnaissance légale, je ne dis pas forcément, une adoption, mais une reconnaissance légale, juridique !

Bref, je vais m'arrêter là, je viendrais corriger les faute d'orthographes au fur et à mesure, j'ai mal aux yeux ! Mais surtout, je souhaite une belle journée à toutes les mères ! Et bien entendu, le débat est ouvert, hein !


Comment ça tu ne sais pas que les chats font des bébés ? 


Bisou.

Aubergine

vendredi 27 avril 2012

Jambonasse

Jambonasse : Ma nouvelle marque de vêtements pour les connasses qui s'aiment. (source : Mes bonnes idées)

J'ai envie de faire un billet de jeté de cailloux. Un peu comme le billet de connasse de ma copine.
Vous présenter le problème dans l'autre sens, un peu comme le fait si bien LaJournaliste.
Je suis une fille pas très épaisse, je suis pas maigre non plus, on voit pas (trop) mes os sortir de partout, je suis mince c'est tout. Je fais rien pour ça. Je le suis, comme j'ai les yeux marrons foncés, et les dents pas droites. Ca fait partie de moi. Point barre.
Nous ne sommes pas égaux devant le gras, mais si ça ne vous va pas, allez faire vos réclamations à Dame Nature.

(Han ! mais la pute déjà qu'elle est mince elle ne va pas en plus se plaindre) (non rassurez-vous. Enfin si, un peu).

J'adore les cornichons aussi. 

Avant de tomber enceinte j'étais normale, après mon accouchement en trois jours j'avais un poids défiant toutes concurrences, après une semaine personne ne se serait douté de mon accouchement récent (sauf mon vagin bien entendu) (lui il s'en souvient même un an et demi après, le pauvre).
Je me suis donc retrouvée très vite, très fine, moi ça m'allait je me plaignais pas, mon poids je m'en cogne pour vous dire la vérité. Ma balance est pleine de poussière, elle sert à peser mon chat en général.
Le poids n'a jamais été un problème dans ma famille, le régime et l'obsession de la bouffe n'ont jamais fait partie de mon enfance. On avait des pots de Nutella de 10kg à chaque petit dej' et des gratins de blettes à chaque repas.
La nourriture a toujours été pour moi synonyme de partage, de plaisir et de convivialité. J'aime mangé, j'ai un bon coup de fourchette et on peut compter sur les doigts d'une main les plats que j'ai en horreur. Dans mon couple c'est pareil, on a pas de problème de nourriture, et je crois qu'on a su transmettre ça à notre fille. Le repas c'est du plaisir ! Goûter et découvrir des saveurs sont synonymes de bonheur. On mange aussi bien du McDo que des légumes à la vapeur. Si on a faim on mange. Si on a pas faim on ne mange pas. On a pas d'horaire non plus, c'est aléatoire. Y'a pas de menu prévu, c'est en fonction de nos envies.
Bref, je pense que mon rapport à la nourriture est simple. C'est le mot. Simple.

Mais si je vous fait une litanie sur mes habitudes alimentaires c'est pour vous causer d'une chose qui commence à me poser sérieusement problème. J'ai, dans mon entourage proche, de plus en plus de remarques sur mon poids. Les remarques sont jetées comme ça, un peu comme si on disait : Tiens t'es allée chez le coiffeur. Au début je m'en foutais, personnellement mon poids et moi on est bien. Je me suis jamais posée de question dessus.
Et puis les remarques ont défilé, et mon inquiétude a commencé, je me suis de plus en plus pesée, je suis allée voir des médecins.    
Mais l'autre jour j'ai encore eu une remarque. Elle m'a blessée. Je me suis justifiée par mon jean's noir qui devait faire un effet mincissant. J'y ai pensé toute la soirée et je me suis dis : Imagine tu es anorexique mais en plein dénie (oui je suis pas toute seule dans ma tête, mais ça c'est pas nouveau). J'ai pensé à mon frère qu'on a tellement fait chier sur sa maigreur. Oui mon frère je te big-up.
Ce qui me choque c'est qu'on hésite pas à dire à quelqu'un qu'il est trop maigre, qu'il a encore maigri, qu'il doit pas manger assez. Par contre quand quelqu'un est gros (oui ici on appelle un chat un chat), tout le monde ferme sa gueule et personne ne dit : Tiens toi tu as encore grossi, tu manges comme une grosse vache je suis sûre, non ? On a même tendance à dire : Mais non tu es très bien, ça se voit pas du tout que ça déborde de tout les côtés.

Est-ce que vous pouvez penser un instant que c'est aussi blessant de recevoir des remarques sur son poids quand on est maigre, mince fin que quand on est gros, enrobé, un peu en chair ?
Si je dois parler de poids avec quelqu'un j'attends qu'elle m'en parle et on en discute ensemble dans un coin. Comme on discuterait d'un problème personnel.
Alors oui les remarques sur le poids peuvent avoir des effets très néfastes, pour moi ça a été de l'inquiétude infondée. La preuve : Je vais bien, j'ai pas de problème qu'ils ont dit les médecins.
Puis si vraiment ça inquiète je t'en prie, invite-moi au restaurant et tu ne seras pas déçu !

Je propose donc maintenant qu'on fasse un truc vraiment trop bien : Venez, on se fout la paix !

Bisou

Aubergine

lundi 23 avril 2012

Gloss'up

Gloss'up : 58 rue Charlot. L'endroit rêvé pour passer un moment désastreux !

Toi aussi tu as envie d'enterrer ta vie de jeune fille, ou de passer un moment entre filles ?
Alors ne va surtout PAS au Gloss'up  beauty bar de la rue Charlot, enfin sauf si tu as envie de t'enterrer pour de vrai. Sur le papier c'est un concept très attirant qui mélange brunch et make-up party. Mais alors en vrai ce n'est vraiment pas ça.
Ca commence par le brunch : tu manges des moitiés de pains au chocolat (oui les petits pains au chocolat sont coupés en deux), des salades de pâtes, de haricots et des cakes. Ensuite, tu es prié de partager une petite brique de jus de fruit pour trois, tu as quatre petites coupelles contenants l'équivalent d'une cuillère à soupe de confiture et de pâte à tartiner tout ça pour onze personnes.
Si jamais tu avais envie d'une seconde tasse de café ce n'est pas possible, et pour le dessert c'est un seul cupcake par personne.
Je pense que même au resto du coeur on se fout moins de ta gueule.
Viens ensuite le moment du cours de maquillage, si t'es pas foutue d'être là quand ça commence (genre si par exemple tu as envie d'aller te laver les mains avant de te coller les doigts dans les yeux) tant pis, ça commence quand même.
On te propose d'apprendre à poser quatre faux-cil sur les extrémités de l'oeil, même que tu as le droit de repartir avec tes faux-cils sur les yeux (c'est peut être le seul truc positif de cet endroit) (m'enfin je sais pas trop ce que tu peux faire avec 4 pauvres faux-cils).
On t'apprends à faire un smoky avec du eye-liner qui doit certainement dater de l'époque de ta grand-mère tellement qu'il est collé, tu as trois pots à partager pour onze filles. Ce qui est bien c'est que si jamais tu n'avais PAS envie de te faire un smoky en noir ou en marron couleur noir et bien tu l'as dans le cul, car au Gloss'up il est hors de question de te proposer d'autres couleurs, faudrait pas non plus qu'ils vendent leurs produits !
Et puis c'est vrai que se faire un smoky avec du eye-liner c'est absolument normal, tout le monde fait ça de nos jours.
Après t'avoir pris pour une dinde pendant 2h30 on te fout dehors (pas une minute de plus) avec un un sac rempli de petites surprises, attention ouvre grand tes yeux : Un gloss périmé. Oui Monsieur, oui Madame tu as bien lu on t'offre un gloss périmé d'une valeur de 17 euros. Pour un sac rempli de surprises ça vaut son pesant de cacahuète en effet.

Je suis sûre que tu n'avais pas encore eu la chance de voir un gloss périmé de chez Gloss'up


Après avoir eu un accueil déplorable, un brunch dégueulasse (sauf la salade de pâtes) et une make-up party du temps de l'URSS tu as gentiment déboursé 40 euros, enfin là, c'est mon amie, en l'occurrence, qui a déboursé la totalité du prix (elle nous invitait pour son anniversaire) encaissé un mois avant la prestation.
Pour ce prix et cette prestation rien ne vaut un brunch chez soi avec du make-up, des copines et surtout de la bonne bouffe !
Bref, tout va bien nous sommes en France, on nous prend pour des pigeons. Votez Gloss'up de la Rue Charlot (un nom qui lui va si bien)

Bisou

Aubergine (reporter sans frontière)

mardi 3 avril 2012

Hema

Hema : La super boutique trop bien où tu n'iras jamais. (source : mon humble avis)


Promenons-nous dans l'ozone


Je dois être maraboutée avec cette histoire d'HEMA.
J'y suis allée dimanche, c'était fermé, je l'entends venir de loin ton : "normal c'est dimanche" et là je te dis  : "Non sur le site ils disent que celui de rambuteau qui n'est pas à côté du centre Pompidou est ouvert".
De toute façon on s'en cogne, c'est pas d'HEMA dont je veux parler (enfin pas tout à fait).
Aujourd'hui, j'ai voulu re-tenter une expédition chez HEMA, j'ai donc regardé par la fenêtre de mon manoir très haut pour me renseigner sur la météo du jour. J'ai regardé le chat, qui regardait lui aussi par la fenêtre et on a dû se dire un semblant de même chose qui ressemblait à ça :
"Bordel ! c'est quoi toute cette couleur orange ?! " (oui mon chat parle, c'était un de mes souhaits pour 2012)
Tu te doutes bien, la couleur orange c'était pas les nuages qui avaient la chiasse mais c'était bien un pic de pollution.
A cet instant j'ai ressenti une immense lassitude, (je suis désolée mais là tout de suite je vais manquer d'humour et de courbes, mais tu peux partir si tu veux hein ! )
Une lassitude parce que ma fille de bientôt 18 mois a commencé à faire un crise d'asthme hier, j'ai cru qu'elle allait mourir dans mes bras, je me suis mise à lui hurler de respirer !
Oui ma fille tousse depuis 1 mois et demi et se tape des allergies au printemps, à la pollution, à ses parents.
Hier j'ai dû jouer de subtilité et d'inventivité pour qu'elle trouve ça marrant de se taper de la ventoline et des corticoïdes avec un énorme truc que même Dark Vador il aurait peur.
Hier j'ai vraiment cru que ma fille allait mourir dans mes bras et que j'allais perdre mon coeur, elle s'est mise à cracher un truc blanc et s'étouffer comme une fumeuse en fin de vie.
Du coup j'ai fait des recherches rapides sur la pollution de l'air et les enfants, j'ai trouvé un dossier de l'Organisme Mondiale de la Santé et c'est pas franchement glorieux, c'est même terrorisant : ici
J'ai également trouvé un dossier plus général : ici

Je suis lasse et découragée par l'ampleur du désastre, on pourrait bien se dire que l'asthme c'est pas la fin du monde, bien sûr, y'a pire dans la vie (comme des courbes par exemple, oui les gens ont de grandes occupations). Mais ce qui me préoccupe c'est que ça va s'empirer et s'aggraver, quand tous les pays en voie de développements auront atteints le même mode de vie et de consommation que les pays riches, qu'est ce qu'il va se passer ?
Comment ça va se passer quand prendre l'air dans un parc en ville sera synonyme de danger pour la santé (ce qui, entre nous, est déjà le cas).
Je suis bien consciente que je révolutionne pas le monde et qu'à priori on est déjà tous, plus au moins, au courant du constat écologique de notre planète, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il ne se passe rien ? pourquoi on ne change pas, pourquoi je ne change pas ?
Oui c'est formidable, on pisse dans sa douche, on utilise des couches lavables, des mooncups, des serviettes lavables, des cotons en tissus, des voitures avec de l'huile de golza, des enseignes qui vont enfin éteindre leurs lumières la nuit oui c'est formidable, mais qu'en- est- il de ces grandes industries qui polluent en silence ? de ce gaspillage quotidien que je fais, que nous faisons, qu'en est-il de ces centres villes qui débordent de voitures, de ces kilomètres d'embouteillages que je vois matin et soir en bas de mon immeuble ?  Où va-t-on ?

Je sais pas où on va. Vraiment, je me demande ce qu'on laissera à nos gamins, en attendant, aujourd'hui, je sais à qui je donnerais mon vote. Point barre. (comme dit quelqu'un que j'aime bien !)


Aubergine

lundi 23 janvier 2012

Kafka

Kafka : ou cafetière aussi.



- Bonjour, Madame Aubergine ?
- Oui ?
- TrucMuche du service enfance
- Oui ?
- Vous avez postulé pour travailler une semaine pendant les vacances d'hiver dans le cadre de votre stage pratique du BAFA ?
- Oui c'est exact.
- Vous avez postulé pour une seule semaine, et dans le cadre d'un stage pratique on prend pour les deux semaines obligatoirement.
- Mais je n'ai pas de moyen de garde pour ma fille sur deux semaines.
- Postulez donc pour les vacances de Mai.
- A priori je n'aurais toujours pas de moyen de garde pendant deux semaines consécutives. Au revoir.

Voilà, c'est mon quotidien, ça fait 4 mois que j'ai repris une espèce d'activité professionnelle, et je ne suis confrontée qu'à ce genre de truc à la con.
Notez bien que si je voulais travailler 1 semaine mais pas dans mon stage pratique, c'était bon.
Notez bien aussi, que sans BAFA je ne pouvais seulement faire que les temps du midi en semaine, hors mercredis.
Notez bien aussi, que n'ayant pas de place en crèche et n'ayant pas suffisant d'heures mensuelles et ne pouvant donc bénéficier d'une aide pour une assistante maternelle et me voir amputer de plus de la moitié de mon salaire pour faire garder ma fille, je ne pouvais plus travailler les midis.
J'ai donc décidé de passer mon BAFA.
Me voilà avec la première partie théorique de mon BAFA à pouvoir travailler les mercredis (uniquement) et avoir une place en halte garderie uniquement ce jour là (aussi)
Et me voilà à vouloir passer mon stage pratique. La blague.
Notez bien que je n'avais qu'à pas faire d'enfant. La pilule ça existe.

Pour résumer si jamais tu comprends pas bien :

Les femmes au foyer ce sont des feignasses assistées qui veulent toucher la CAF. Et nous peuple français qui travaillons et payons pour ces morues nous n'avons pas à les aider. (mais en vrai je touche même pas la CAF)

Les femmes, mères, actives, ce sont des parasites de la société. Nous ne voulons pas d'elles et de leur 3/4 temps, mi-temps pourris. Qu'elles restent derrière leurs fourneaux. (mais en vrai je travaille moins qu'un 3/4 temps)

Allez donc vous faire foutre.

mercredi 28 septembre 2011

Ta mère en string sur la commode

Ta mère en string sur la commode : C'est ma grande insulte du moment. Ne me remerciez pas. (source : Mon vocabulaire)



J'ai envie de faire mon billet de chiennasse de garde. J'ai aussi envie de monter au créneau. Parce que j'ai moi aussi j'ai envie de dire à quel point ça me fait chier, là, tout de suite.
Ce qui me fait chier ? La nouvelle campagne d'Osez le féministe pour la suppression du Mademoiselle. Au début j'ai cru que c'était une blague. Non c'est pas possible, on ne peut pas faire ça.
Et bien si mes amis, au nom d'un féminisme (que je ne partage pas du tout) sorti tout droit d'une blague carambar, on part en croisade pour la suppression du Mademoiselle. Et en prime si on n'adhère pas on se fait traiter de femmes qui se complaisent dans un machisme ambiant, de vieilles connes qui ne supportent pas de vieillir et ne s'intéressent ni à la politique et, en plus, collectionnent les Elle. Rien que ça.
Déjà avec l'affaire de Tristane Banon (et je ne parle pas uniquement pour Osez le féminisme, qui ne s'est pas rendue à la manifestation), c'était une parjure à toute les femmes violées et agressées mais là je crois que ça dépasse l'entendement.
Et je vais te dire non seulement, je trouve cette nouvelle campagne complètement à chier par terre mais j'ai, surtout, honte. Oui j'ai honte de cette mascarade. Si c'est ça être féministe alors non je ne le suis pas.
Parce que tu crois que la suppression du Mademoiselle va changer quelque chose dans le dédale de l'administration française. Parce qu'en supprimant le Mademoiselle tu vas te sentir à l'égal de l'homme. C'est beau de rêver. C'est beau de se tromper de combat et de faire en plus du bruit avec ça. Moi je vais te dire quel genre de combat tu pourrais mener quand tu me causes administration.
Je vais te raconter une petite histoire et après si tu me causes encore Mademoiselle je te jure que je vais t'envoyer de la mooncup dans la tronche.
Tu vois un jour j'ai été enceinte, qui dit enceinte dit examens médicaux dit SECU. J'étais étudiante dans une école qui délivre un diplôme non reconnu par l'Etat français.
Avant d'être enceinte, j'avais ma carte de SECU (que je n'utilisais jamais) je pensais que cette carte marchait bien. Et un jour je me suis rendue compte que non, j'ai plus de "compte à la SECU". Comment ça ?
   - Vous n'êtes pas étudiante dans un cursus reconnu par l'Etat français, nous n'avez pas de travail. Vous ne pouvez donc plus bénéficier de la SECU.
  - Tu rigoles là Monsieur?
  - Non MADEMOISELLE, je suis très sérieux.
  - Je ne rentre même pas dans les critères pour la CMU, je reçois une pension alimentaire ayant fait l'objet d'une déduction fiscale. Je suis encore rattachée au foyer de ma mère en ce qui concerne les impôts, donc mes revenus sont supérieurs au plafond. Je ne suis pas étrangère non plus. On fait quoi?
  - Ah oui dis donc, vous êtes en concubinage ?
  - Oui, ça oui.
  - Alors vous allez passer sous la SECU de votre concubin et "perdre" votre numéro de SECU.
  - Et pourquoi je peux pas avoir MA SECU et gardez MON numéro.
  - C'est comme ça. Ce sont les règles.
Je crois qu'à ce moment je me suis mise à pleurer, j'étais fatiguée, j'avais plus de SECU, il fallait que je me fasse rembourser tous mes soins liés à ma grossesse rapidement et en plus mon nouveau numéro commençait maintenant par un 1 et n'était pas le mien mais celui de mon compagnon. J'ai pleuré et je me suis mise en colère contre le Monsieur. Mais j'ai du abdiquer. C'est la loi. Alors c'est mon compagnon qui doit signer toutes mes feuilles de remboursement de MES soins. C'est lui qui touche sur son compte en banque le remboursement de l'argent que J'AI avancé pour mes soins. Elle est belle la France, n'est ce pas?
J'aimerais bien te raconter aussi le jour où j'ai été entendu par une gendarmerie, je venais de me faire agresser, enceinte, avec traumatisme crânien toussa toussa. J'aimerais bien te raconter de quelles façons mes paroles ont été mis en doutes, moi la VICTIME. J'aimerais te raconter comment j'ai insulté le gendarmes et balancé les chaises de rage dans la gendarmerie. Mais non je ne vais pas te le raconter. Je vais m'arrêter là. J'espère, maintenant, que tu comprends que y'a d'autres combats à mener, pas plus importants, non, mais dont la cible est différente et la réussite de ce combat peut changer une vie. Alors si tu permets je vais te laisser faire mumuse avec ce grand mouvement du Mademoiselle. Je vais retourner à ma vie de combats ordinaires qui apparemment me vaut le magnifique qualificatif de "connasse décérébrée"

Bisou

Aubergine

PS/ Avec mes 22 ans et pas une ride, je prends un malin plaisir à faire rectifier à la personne qui m'appelle "Mademoiselle" en "Madame. Pour le plaisir de la déstabiliser. Par contre ça restera Madame Aubergine.

mercredi 14 septembre 2011

NON !

Non : Avoir des enfants n'est pas compatible avec une vie professionnelle. Le premier qui me dit le contraire, il va faire un puzzle sur l'autoroute (©thotho) (source : ma certitude)


Souriez vous êtes parents
©AubergineDivine



J'ai entendu tellement d'histoires de parents qui cherchent un moyen de garde pour leurs enfants. De mères ou de pères qui, par choix ou par obligation, arrêtent leurs activités professionnelles. Ou alors choisissent une activité d'auto-entrepreneur pour réussir à gérer famille et boulot (ce n'est pas la majorité) ou encore se mettent en mi-temps ou à 80%. J'en ai entendu tellement de ces histoires, qu'en bonne conne que je suis, je pensais que MOI, Aubergine du nom, je n'aurai pas ce problème là.
Je ris très jaune là tout de suite.

Je suis tombée enceinte pendant mes études. J'apprenais le métier de comédien dans une école non reconnue par l'état. J'avais donc le droit à ma carte imaginaire et puis c'est tout. J'ai financé tout le reste de mon école en travaillant 70h par semaine et en jonglant sur trois boulots pendant les vacances et mon temps libre. Je travaillais comme serveuse ou barmaid le midi, à 16h30 je filais cherchais les
enfants que je gardais. Le soir je reprenais mon service jusqu'à 1h du matin et mon temps libre je le passais dans une agence immobilière à faire de la pige, des visites et répondre au téléphone. J'étais bien occupée et je dormais pas énormément. J'étais aussi riche que mon mec, c'était bien cette époque là.

L'année où j'étais en cours je travaillais comme baby sitter pour la sortie de l'école. J'avais mes devoirs le soir (apprentissage de texte, recherche de jeu...),  mes devoirs en groupe et ma grossesse à combiner. J'ai très bien réussie, même mon rôle d'assistante à la mise en scène et de préparation de notre représentation de fin d'année.

Ma fille a fini par naître, pour notre plus grand bonheur. La situation de mon compagnon et l'argent que j'avais mis de côté m'ont permis de prendre une année pour m'occuper de ma fille. Je n'ai touché ni congé maternité (étudiante) ni aide de la CAF. La  CAF calcul l'aide sur l'année d'avant comme pour les impôts et cette année là mon mec était célibataire la  trentaine avec un salaire convenable). Moi j'avais eu zéro revenue (sauf une pension de mes parents) ça nous a suffit pour dépasser le seuil.
Mon année de mère au foyer touchaient à sa fin (On peut changer de temps et utiliser le présent)

Ma fille à 11 mois, j'ai été très heureuse de m'occuper d'elle (avec des hauts et des bas). Aujourd'hui je ressens l'envie de reprendre une activité professionnelle qui me plait. Je ne me sens pas l'âme d'une vrai mère au foyer ni d'une Seinte (dans l'état où je suis j'ai le droit de troller). Avant quoi que ce soit, il faut que je pense à un mode de garde. On a pas le choix il n'y a que la halte-garderie. Hop le dossier est fait, on m'assure par téléphone une place en octobre. Je commence mon travail en septembre, je vais pouvoir trouver un autre mode de garde pendant 1 mois. J'explique la nature de mon travail et surtout mes horaires. Je travail de 11h à 14H tous les jours. Ça n'a pas l'air de poser problème. Tous est parfait, j'ai une place en halte garderie, un moyen de garde pour septembre, un boulot qui me plaît et des horaires parfaites. Le rêve !
Dans la réalité c'est jamais comme ça.
Le mois de septembre pointe son nez, pas de nouvelles de la halte garderie, c'est pas rassurant. Coup de téléphone, pour le mois d'octobre c'est foutu ce sera pour novembre ou décembre. On se reprend, c'est pas si grave on va trouver une solution. Je me déplace pour rencontrer la directrice et expliquer mon cas, elle m'assure l'adaptation pour novembre. Bonne nouvelle. Je pose des questions sur l'adaptation elle me re-demande mes horaires de travail.
"Ha mais non Madame Aubergine, si nous gardons votre fille à l'heure du repas de midi, ça compte pour une journée complète. Et nous n'avons plus de place pour les journées complètes" (c'est pas comme si vous connaissiez mes horaires en plus)

Cette phrase m'a achevée, elle signifie que je n'ai plus de solution pour garder ma fille à partir de novembre. Ma belle-mère ne va plus pouvoir faire le déplacement. Je refuse que ma fille soit garder au domicile de ma belle-mère pour des raisons personnelles et pratiques. Je ne peux pas prendre une assistante-maternelle car le prix va être plus élevé que mon salaire. Il me reste à trouver une maman qui veuille bien faire de l'échange de garde avec moi mais c'est pas évident.
Ou, je peux tout simplement, la mort dans l'âme, démissionner. Et remettre mes aspirations professionnelles à plus tard. Pour simplement, 4 petites heures de halte garderie entre midi et deux qui équivaut à une journée complète. Quelle règle stupide. J'ai l'impression de demander l’aumône à l'Etat. Moi qui demande rien depuis deux ans, j'ai l'impression de demander l'impossible.

Après tout, je n'ai qu'à avoir un boulot à 35H comme tout le monde et prendre une assistante-maternelle, comme tout le monde. Et je n'avais qu'à pas avoir d'enfant aussi jeune, comme tout le monde. Puis je n'avais qu'à devenir bonne-soeur ou lesbienne, jésuite ou aller assembler des iPhone 5 en Chine, comme tout le monde.
Après tout dans la vie on a toujours le choix.
Mais quel choix? Celui de ne pouvoir réussir à jongler entre vie professionnelle et vie familiale, comme on le souhaiterait. Et quand est-ce que les entreprises vont se mettre à financer des places en crèches privées pour leurs salariés? plutôt que financer des truc inutiles pour redorer leurs images d'entreprises "jeunes" . Il serait bon d'arrêter de toujours compter sur l'Etat qui "n'a plus d'argent" pour les crèches et autres.
En tous les cas, ne comptez plus sur moi pour repeupler notre France de vieux, je ne suis que colère et frustration.

Bisou

Aubergine