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samedi 12 septembre 2015

Douceur

Douceur : caresse, lenteur.




Paralysée. Incapacité soudaine d'agir. Arrêt complet.
C'est une drôle d'histoire. Une histoire qui me fait sourire par moitié, qui me fait pleurer et surtout qui me donne un amour énorme pour mon entourage.

C'est un instant de ma vie où tout s'arrête, après l'énorme travail de changement qui s'opère en moi depuis 9 mois. Le temps d'une gestation, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai décidé de changer beaucoup de choses. Ce ne sont pas des choses énormes, des trucs délirants. Simplement j'enfile des perles (ah ah ah) depuis 9 mois et je commence à avoir un grand fil d'Ariane qui me suit.

Sauf que je n'avais pas prévu une chose : le changement doit parfois prendre son temps pour s'installer durablement. Qu'il ne suffit pas que je cours à perdre haleine en tirant sur mon fil. Je me suis pris les pieds dedans.

Alors je m'arrête, je regarde beaucoup mon visage, je le scrute avec curiosité, avec amour, avec lassitude. Je le touche. Je le vois peiner quand j'ouvre la bouche pour boire. Je le vois essayer d'esquisser un sourire.
Je surveille la moindre mimique qui pourrait signifier que ça y est, mon sourire revient, mon oeil va cligner. Et non. Rien. Il ne se passe rien. Même le goût s'est envolé. Une partie de mon corps s'est arrêté. Pour combien de temps, ça personne ne peut le savoir.

Sur une couverture cartonnée d'un programme de théâtre pour l'année qui vient, il y a une photo de moi. Avec un grand sourire et une expression pleine de malice, prise de profil. La veille de l'arrêt complet de ma face droite, je regardais cette petite photo avec un avis très critique : mes dents ne sont pas droites, mon nez est grand, pas si tordu pour une fois, je pourrais être encore mieux.

Aujourd'hui je garde cette petite photo, alignée parmi des milliers de petites photos en me promettant de ne plus jamais juger mon physique. Et d'être la première personne à m'aimer aussi fort que je suis capable d'aimer mon entourage.

Je crois que je viens de faire le premier pas d'un long chemin, mais cette fois-ci je vais être patiente. L'acceptation de soi, tel quel.

vendredi 8 août 2014

Ici

Ici : Il ne se passe rien (source : la météo locale)




J'avais absolument envie de faire un article pour informer le reste du monde qu'il ne se passe absolument rien dans ma vie.
Je ne peux absolument pas teaser sur ma vie (et pas tiser non plus d'ailleurs) ah si peut être vous dire qu'il m'arrive un truc de déglingo genre : je dois rappeler le 19 août pour faire un dossier d'inscription en crèche.
Mais je me rends compte que c'est foutu comme teasing parce que maintenant vous savez ce qu'il va se passer le 19 août dans ma vie.

J'ai aucune photos de pieds velus à poster sur Instagram. Je n'ai pas de piscine non plus. J'ai pas non plus de jolis objets décoratifs à vous montrer. Parfois je mange des trucs bons, mais par principe de vie normale, je me refuse de prendre ma bouffe en photo, sauf quand il reste plus rien dedans et que c'est moche.

Je pourrais bien vous faire partager mes lectures, mais alors ce sont des lectures tellement niaises avec un degré zéro de QI. Par exemple je viens de lire sur un machin de grossesse : "Pensez à bien vous laver les dents". Ah ba oui au cas où on deviendrait tellement conne enceinte qu'on penserait qu'une brosse à dents sert à se nettoyer le trou de bal. Heureusement qu'on vient de me rappeler de me laver les dents, ça fait 6 mois que j'avais pas fait.
Alors si quand même, y'a bien un livre qui vaut le coup dans tout ça, c'est un peu mon doudou "Pour une naissance heureuse" d'Isabelle Brabant.
En revanche j'ai pas du tout envie de vous faire un résumer. Mais si jamais vous pensez que vous avez oublié votre brosse à dents dans votre anus, comme moi, pensez à l'acheter, et n'ayez pas peur des illustrations poilues, ça vous fera du bien ce livre.

Bref, je n'ai absolument rien à partager avec le reste du monde, et d'ailleurs j'en ai absolument rien à fiche du reste du monde aussi. Je suis devenue un être qui n'aime plus personne, je vis enfermée chez moi, j'y suis tellement bien. J'ai appelé mon dernier enfant Sims, Orlando-Boom ReineDesNeige, et sincèrement je me suis jamais sentie aussi bien dans ma vie que maintenant.




Comme quoi pas besoin de s'inventer une vie, on sait qu'elle est pourrie.

Je vous embrasse bien fort.

Aubergine, divine aigrie.


vendredi 17 janvier 2014

Pourquoi le piano c'est de la merde

Pourquoi le piano c'est de la merde : Titre très provocateur, je m'excuse d'avance auprès des ayatollahs de la musique et des oreilles absolues.

Si y'a bien une chose que je ne sais pas faire : me battre.
Je n'ai jamais su cogner et me protéger, et vous ne pouvez pas savoir comme ça m'a manqué. Vous pouvez très bien me dire : c'est jamais trop tard pour apprendre à coller des raclées ?

Vous avez bien raison MAIS je n'aime pas la violence. Si il y a une chose que j'ai, c'est la joute verbale, j'ai toujours su me défendre avec ma bouche (non je ne roulais pas de pelles hein) et ça m'a sauvée de bien des situations. J'ai réussi à me faire plus au moins respecter grâce à ma capacité à envoyer chier violemment quelqu'un ou alors à lui clouer le bec. J'étais une sale petite peste au mauvais caractère quand j'étais petite.

En primaire, je me souviens d'une fois où un petit garçon n'arrêtait pas de m'emmerder pour une histoire d'amour non réciproque. À cette époque j'avais une copine que j'aimais très fort qui n'avait pas froid aux yeux, à 9 ans elle m'avait expliqué que pour faire des cicatrices à quelque qu'un fallait utiliser du sel et du citron. Elle n'avait peur de rien je vous dis. Je lui avais parlé de ce garçon, et vous savez c'était l'époque des billes et des gros mammouths qu'on portait dans nos bananes. Bref, on est allé voir ce garçon, elle lui a dit d'arrêter de me chercher des noises, il l'a poussée et elle a répondu assez violemment. Elle lui a mis une grosse pêche avec sa banane de billes qu'elle portait sur l'épaule. Autant vous dire qu'il ne m'a plus jamais fait chié et qu'il avait un joli bleu au visage. Ce n'est pas allé plus loin. On ne l'a jamais dit aux instituteurs, t'façon ils en avaient rien à faire de nos histoires, à l'époque ils fumaient des clopes dans la cours en papotant entre eux.

Le deuxième évènement marquant c'était au collège, j'avais 12 ans, c'était en voyage scolaire. Y'avait un mec très racaille qui faisait bien deux têtes de plus que moi et qui pour une raison obscure (on s'était jamais parlé) m'avait bien gonflé ce jour là, on était en train de s'engueuler il me menaçait de m'en coller une et d'un seule coup d'un seul sans prévenir, il s'est pris une grosse baffe de ma part. Tout le monde avait fait des "Oh" des "Han" lui il avait été aussi étonné que moi. C'était un peu la racaille des HLM tout le monde avait peur. Il m'a aboyé dessus qu'il allait faire venir tous ses frères de Marseille et me défoncer. Autant vous dire que les mois qui ont passé je me suis faite toute petite. Après il est parti au CFA. Et plus rien.
Jusqu'au jour où j'attendais ma mère, toujours en retard,  assise sur un banc. Il est apparu avec sa bande de potes (pas de Marseille). En le voyant arriver, j'ai pas bougé de mon banc et j'ai commencé mon testament, résigné à me faire défigurer la tronche. Il s'est assis à côté de moi, seul. Il m'a parlé de la gifle en me disant "on a un petit truc à régler tous les deux". Je pense que j'aurais pu me faire pipi dessus. Effrontée que je suis j'ai répondu "oui c'est vrai, mais sache que je suis désolée de t'avoir mis une claque" et là comme si le Dieu des ennuis avait intercepté mes prières le mec a répondu, toute ma vie ça restera gravé dans ma mémoire, "Ok, on en reste là c'est oublié".

Et puis y'a eu le 1m87 contre mon 1m63, je m'en suis sortie pas trop mal même si j'ai morflé plus que lui. Même si aujourd'hui dans nos vies, c'est lui qui morfle et pas moi.
L'après lycée aussi, l'agression dans ma cuisine un beau matin, j'étais seule contre 4. J'ai fait ce que j'ai pu mais je m'en suis sortie avec quelques bleus, un cou sous minerve et une bonne douleur dans le dos. En grandissant, les ennuis grandissent, les punitions aussi. Hop direction le tribunal correctionnel fini les instituteurs.
Six ans après ça m'arrive de rêver de ces scènes, de rêver que j'arrive à coller une raclée phénoménale et même dans mon rêve, souvent, y'a une force invisible qui retient mon coup et ça ne part pas, j'arrive pas à exploser ma colère contre son visage. Et parfois je me réveille le matin avec un sentiment de haine.

Aujourd'hui je fuis la violence, je suis contre, je refuse toutes formes de violence même une fessée oui. Même une claque sur la main. Toute violence même si elle se veut "positive" me donne la gerbe, car elle fait sentir à l'autre la peur et ce sentiment d'infériorité.  Et pourtant je sais que ce n'est pas parce que je refuse cette violence qu'elle ne viendra pas un jour m'exploser, à nouveau, au visage ou au visage de ma fille. Et si ce jour-là arrive je veux être capable d'y répondre.

Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que ce matin j'ai appris un truc pas grave, un truc qui concerne ma fille. Un truc qui fait chier. J'ai pas envie de le détailler ici car ça lui appartient. Mais ça m'a renvoyé à une colère. Celle où bien souvent y'a quelqu'un qui nous fait chier. Et bien souvent on a peur. On se sent trop petit. Cette colère où j'ai été impuissante bien trop souvent.
Alors je repense à cette conversation  avec ma fille où on parlait de musique et de l'inscrire à un cours de musique l'année prochaine.

Ma fille, la musique tu l'apprendra mais avant tout, tu vas apprendre à flanquer des roustes et à ne pas avoir peur de celui qui essaye de de déstabiliser.
Et tu seras une femme, ma fille.


mercredi 11 décembre 2013

Disponibilité

Disponibilité : fait pour quelqu'un d'être libre (...) (source : Larousse)



Comme 10,5% de la population active en France, je cherche un travail.
Après m'être beaucoup énervée contre moi-même et contre je ne sais pas quoi, j'ai fini par prendre l'exercice avec le sourire.
Il y a quelque chose de "drôle" à être obligée de ne pas travailler. Evidemment j'ai toujours la possibilité d'aller postuler chez Monoprix (je l'ai fait d'ailleurs).

Parfois, dans la multitude de mes envois de CV et autres joyeusetés, quelqu'un me répond. Et même parfois j'arrive à décrocher un entretien, c'est assez fou je vous l'accorde.
Et souvent, pendant ces entretiens, je découvre avec joie, comment le potentiel futur employé est pris pour un jambon tombé de son dernier bain de boue.
Cette histoire cochonne, commence bien souvent avec l'annonce pour le poste. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais nos chers politiciens sont bien décidés à ce que les jeunes que nous sommes (oui je suis jeune, pardonnez-moi) ou alors les très vieux qui ont presque l'orteil dans la retraite, trouvent un travail. Et oui quand on s'engage, on a vite le feu aux fesses.

Les nouveaux contrats mis en place par l'Etat sont les contrats emplois tremplins et les contrats emplois CUI-CIE bref des vrais moyens mis en oeuvre pour aider les personnes à retrouver un emploi.
Sont éligibles à ces contrats, les personnes de moins de 26 ans ou de plus de 50 ans, sans diplômes, qui vivent dans des endroits pas favorisés (coucou la grande banlieue qui fait peur), en recherche d'emploi depuis plus d'un an... Les critères changent chaque année et peuvent variés d'un département à l'autre.
Ainsi, un employé qui recrute une personne éligible à ces contrats, c'est le roi du pétrole. L'employé est payé au SMIC mais en plus l'employeur est aidé par l'Etat. C'est vachement sympa de recruter les pauvres gens, vraiment !
Personnellement je trouve que chaque initiative qui vise à aider des personnes c'est merveilleux. Merveilleux sur le papier.
Allez savoir pourquoi, (moi je pense savoir) les recruteurs sont toujours très malins pour abuser des systèmes mis en place par l'Etat (coucou les entreprises qui ne recrutent que des freelance). Ainsi voit-on fleurir (surtout dans le milieu culturel) un nombre incroyable d'offres d'emplois qui demandent d'avoir le minimum de diplômes (voire si on peut raconter des mensonges et surtout ne pas dire qu'on a le bac c'est mieux) et surtout d'avoir l'expérience d'un senior.
Par exemple (je n'invente rien, c'est du vécu) pour un boulot en tant que community manager pour un théâtre c'est très courant de demander aussi d'être graphiste, RP, chef de projet, de faire de la billetterie et bien entendu de gérer la communication de l'entreprise sur les réseaux sociaux. Tout ça payé le SMIC pour un contrat de 12 mois. Et on demande une expérience d'au moins 2 ans réussie. Quel bel effet pervers n'est-ce pas ?
Mais ne tapons pas trop sur les recruteurs, ils n'ont pas de budget. Comment-ça l'Etat ne finance (presque) plus les projets culturels et les théâtres ? Comment ça il faut payer une fortune pour jouer un spectacle aujourd'hui ?

Le pire dans cette histoire c'est que ces entreprises trouveront quelqu'un. Un travail ça devient sacré aujourd'hui. On est prêt à tout. Même à dévaloriser le travail des autres. Parce que non, on n'est pas graphiste, community manager, chef de projet, RP. Non.
Quelqu'un que j'aime beaucoup m'a dit une fois :  "Sauter sur toutes les opportunités c'est devenir opportuniste".

Faites-moi penser à vous raconter la prochaine fois, comment un recruteur m'a dit l'air de rien "Ah, vous avez un enfant, vous allez être pas trop disponible, enfin moins que quelqu'un sans enfants". Il entendait par disponible : prête à faire de nombreuses heures supplémentaires (non payées, ils ont pas le budget, vous suivez, rien !)
Oui, mon autre cheval de bataille, autre que l'exploitation silencieuse je veux dire, c'est de faire comprendre que finir son travail tous les jours à 20h, ça ne veut pas dire être compétent et performant. Oui c'est mon côté suisse qui se réveil. Comment ça vous ne saviez pas qu'en Suisse on pense qu'une personne qui termine à 19h tous les jours, est une personne qui ne sait pas bien faire son travail et ne sait pas s'organiser ? D'ailleurs au Luxembourg aussi ils pensent ça. Merde alors. Sommes-nous cons en plus d'être sexistes et rois des plantations de sucre ?


vendredi 16 août 2013

Vacances

Vacances : violence ?






Ma fille s'en va.
Toute seule.

Pendant une semaine elle sera loin de moi. Ça fait donc 15 jours que je dors mal, tourne en rond dans mes pensées et imagine le pire.
Pourtant on a déjà été séparé quelques jours. Mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi, il faut que je pense au pire. Peut-être qu'en énumérant toutes les choses les plus horribles, elles n'arriveront pas. Comme une forme de vaudou.

Puis c'est l'été, et c'est pas la saison que je préfère. Oui j'ai souvent eu une vie chaotique en été. Et encore je le trouve vachement mignon/joli/choupi le mot chaotique pour décrire les étés de l'enfer que j'ai pu passer. Mais j'avais la mer. Pas ma mère. Faible lot de consolation. Une histoire d'air tout ça.

Ma fille s'en va à la mer, sans sa mère. Je suis terrorisée vous savez, j'ai l'impression d'avoir une cage à l'interieur de moi, avec des bêtes féroces prêtent à me manger de l'interieur. Et je me force de ne pas les laisser sortir.

Je me retiens, je m'empêche de ne pas laisser sortir mes démons, parce que je veux que ma fille puisse vivre sa vie, oui même à presque trois ans. On a une vie à vivre à chaque instant. Je veux qu'elle puisse être sans moi.

Dans le pire des cas, elle peut aussi passer une très bonne semaine. Envisageons-le.

Respire.



jeudi 27 juin 2013

Capharnaüm

Capharnaüm : Ou Capernaüm ou Kefar Nahum était un village de pêcheurs dans l'ancienne province de Galilée. Ce mot est surtout utilisé pour qualifier un lieu de grande pagaille. source : Wikipédia.




J'ai remarqué que j'avais toujours une place assise dans un carré de quatre places à la station Daumesnil sur la ligne 8. Qu'il soit 8h37, 8h40 ou n'importe.

J'ai un jeu, c'est d'arriver à chaque fois plus tôt que la veille. Je me dis qu'à force je vais finir par arriver à 6h du matin au boulot. Mais je perds souvent à ce jeu.

Ma soeur m'a dit l'autre jour qu'elle avait lu une étude qui disait qu'on apprenait aux hommes à prendre le plus de place possible. Elle a raison, les hommes écartent les jambes au maximum dans le métro et s'affalent. Du coup j'ai décidé de faire pareil. C'est un entraînement de longue haleine de perdre cette habitude de vouloir se faire le plus petite possible.

J'ai lu une étude qui racontait que si les femmes étaient plus petites que les hommes c'est tout simplement parce qu'ils nous ont toujours données les morceaux de viandes pourris. Ca m'étonne pas. Du coup ça a rendu ma soeur végétarienne cette histoire. D'ailleurs elle est plus petite que moi.

Il y a trois semaines je suis allée à la médiathèque pour prendre des livres, car j'en avais marre de ne rien faire dans le métro. J'ai pas de jeux sur mon iPhone. Du coup je suis tombée sur une dame polonaise ou russe ou peut être espagnole mais pas française, elle m'a conseillée une quantité de livres géniaux. J'arrête pas de lire, mais je dois mettre mes lunettes à chaque fois. Je deviens vieille.

Le soir en rentrant je passe devant un garage souterrain et je m'arrête un instant pour sentir l'odeur. J'adore les odeurs de garages souterrains et de caves. J'en ai jamais parlé à ma psy, peut être que c'était une erreur.

Quand j'ai mes règles j'ai toujours des migraines. D'ailleurs en ce moment j'ai des migraines.

J'ai découvert que sur power point on pouvait mettre de repères comme sous photoshop, ça a changé ma vie.

Quand j'ai mes règles j'aime bien manger du chocolat. Ma soeur aussi. Du coup le pot de Nutella acheté samedi est presque vide. On est réglées en même temps.

J'ai ma première varice sur la jambe droite je crois. J'ai pris de la culotte de cheval aussi. D'ailleurs l'autre jour j'ai rêvé que j'avais un cheval de compagnie complètement autiste. C'était un chouette rêve.

J'essaye d'éviter ma voisine de palliée qui veut toujours m'inviter à prendre l'apéro. Mais elle me fait peur.

Sur la ligne 10 le matin entre 9h10 et 9h16 je croise souvent les mêmes personnes. Je me demande si elles ont remarqué aussi qu'elles me croisaient.

J'ai remarqué que les métros et les bus avaient une heure précise. Par exemple le bus 24 il passe toujours à 7h00 pile à cet arrêt. C'est un monsieur assis sur le banc qui l'a dit. Il avait raison.

J'ai grossi. Mais j'ai des plus jolis cheveux qu'il y a quelques mois.

Je rêve beaucoup de mon grand-père.

Je pars pas en vacances cet été.

Quelqu'un veut bien m'emmener au bord de la mer ? On s'arrêtera sentir des caves sur le chemin. Merci.


mardi 29 janvier 2013

Sans

Sans : Préposition, en l'absence de.






Sans rire
Sans sucre
Sans gras
Sans gluten
Sans bruit
Sans ride
Sans crier
Sans respirer
Sans hésiter
Sans espoir
Sans rien
Sans doute
Sans attendre
Sans foutre
Sans retour
Sans réfléchir
Sans nuages
Sans cesse
Sans fatigue
Sans payer
Sans retenue
Sans péril
Sans mot dire
Sans pitié
Sans regard
Sans ardeur
Sans elle
Sans repentance
Sans soif
Sans devenir
Sans ailes
Sans sou
Sans lutter
Sans peine
Sans agir
Sans effroi
Sans absence
Sans fin

Avec mon amour.




mardi 11 décembre 2012

Hello Eli t'es là ?

Hello Eli t'es là ? : Mon remastering de chansons.



Mur des Lamentations ©http://mariagelawndav.centerblog.net/


Vous savez ces murs de croyances, comme dit si bien Hisaux, bien solides, que nous trimballons dans nos vies et bien parfois d'un coup d'un seul ils s'effondrent, comme ça sans prévenir.
J'en ai fait la douloureuse expérience.

L'autre soir pendant qu' Hisaux et moi étions dans notre lit conjugal, allez savoir pourquoi je me suis mise à lui chanter Alizée. (on a les jeux érotiques qu'on peut, merde).
Donc ça ressemblait à un truc comme ça :
"C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi Hello Eli t'es là"

Et là y'a eu un blanc, non rassurez-vous j'ai une très belle voix quand je chante.

Alors mon mec très solennellement m'a répondu : "C'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi L.O.L.I.T.A.
Nan parce que sinon ça veut rien dire ma chérie."

Et là ça a été le drame, 12 ans que je vis avec la certitude que cette connasse dit : Hello Eli t'es là ? Est ce que vous vous rendez compte un peu de ce que ça fait ? Du nombre de fois que j'ai chanté cette chanson dans l'ignorance de mon erreur ? (j'étais fan d'Alizée) (je l'assume, je vous emmerde)

J'ai très mal dormi. D'ailleurs au petit matin ça a été le coup de grâce.
Nous étions en train de prendre le petit déjeuner et de chacun notre tour, décider du programme TV de l'iPad.
Quand est venu mon tour j'ai choisi  M6music (oui j'ai vraiment beaucoup de défauts mais encore une fois je vous emmerde)
Et là c'était Maroon Cinq (comme dit Hisaux) qui chantait sa nouvelle chanson pourrie. Mais moi je le trouve beau Maroon Cinq alors je m'en fiche.
Hisaux m'a dit : "Tu sais qu'ils sont gay les Maroon Cinq ?"

Autant vous dire que là je suis sous Xanax depuis trois jours.




Bisou

Aubergine




lundi 24 septembre 2012

3 minutes

3 minutes : C'est le temps que dure une audition de conservatoire d'art dramatique.




ça ressemble un peu à ça une audition d'art dramatique 



Sortir la poubelle
S'habiller
Lacer ses chaussures quand on débute
Faire l'amour quand on très pressé (ou très excité)
Se brosser les dents
Se mettre du vernis
S'enlever son vernis
Faire un oeuf dur
Faire pipi, caca et changer son tampon (en tout cas pour moi)
Attendre le bus
S'embrasser (au tout début en tout cas)
Faire des pâtes pas assez cuites
Tomber amoureux
Lire la dernière page d'un bon livre
Se fâcher
Mettre la table
Poser un trait de eye lyner
Séduire une femme
Comprendre une blague carambar
Faire 4 stations et demi de métro quand y'a pas d'accident voyageur
Se faire une tresse égyptienne
Permettre à une association de peut être gagner 1000euros et ainsi aider à la reforestation du Sahel
Faire un test de grossesse
Faire bonne ou mauvaise impression à un entretien d'embauche
Réciter deux Ave Maria quand on prend bien son temps
Attendre la prochaine contraction (ça c'est après le test de grossesse)
Danser en culotte devant sa glace
Mettre à bouillir des épluchures d'oignon en cas de rhume
Attendre que son ordinateur s'allume (tu n'avais qu'à avoir un MAC)
Mourir
Entretenir son corps en faisant des abdos
Repousser le réveil et avoir quelques minutes en rab
Manger un pot de Nutella en entier quand on a un très gros chagrin
Marquer un but
Attendre la fin du générique de fin sur un siège dans un cinéma
Se mettre d'accord avec quelqu'un
Faire plusieurs fautes d'orthographes
Dévorer une glace en plein été
Attendre que son thé brûlant refroidisse
Faire une prise de sang
Chantonner une chanson

Terminer une phrase...

Liste non exhaustive

lundi 20 août 2012

Huguette

Huguette la chouette : Le headband DIY (source : Le guide des prénoms pourris)





Ma dernière création, toujours dans le même esprit, j'ai enfin pu donner vie à cette chouette qui traînait dans ma boite à matos. On peut aussi dire que c'est un hibou mais ça rime plus.
Du liberty qui fait rêver, tressé sur une chaîne, le tout orné de breloques. De quoi se raconter des histoires qui font peur, des histoires magiques.
J'ai la chance d'avoir, comme toujours, un magnifique modèle qui porte très bien Huguette et son éclair de Zeus.
Vous pouvez (re)trouver cette création par ici et bien d'autres encore.





Finalement Huguette veut rester dans son oliver



Et pour les joueurs y'a un concours par là

Bisous les clous

Aubergine


mercredi 1 août 2012

Le Videur maudit

Le Videur maudit : Le nouveau livre de Marco Lévy, vendeur de beignet, garagiste et écrivain. A lire sur la plage  un jour d'interdiction de baignade pour cause de pollution ou d'attaque de requins.


Ceci est un anneau gastrique


C'était un jour de juillet, un jour de semaine, peut être de fin de semaine, ou début de semaine. Finalement la date n'avait peut être pas d'importance.
Il ne faisait pas très chaud, mais pas trop froid non plus. On aurait pu s'attendre à une météo plus clémente pour une saison estivale. Je ne me souviens plus si des oiseaux chantaient, ou si le bruit entêtant de la chasse d'eau avait surgit.
Je devais porter une culotte délavée, je me souviens que mes oursins saluaient le public. Un t-shirt, qui avait du être porté pendant ma période balaineuse, ornait mes épaules et mes seins.
Une sensualité qu'on aurait pu définir de normale, à tel point, que ce cher François, aurait pu me l'envier (cette normalité j'entends) (bien que la sensualité aussi, finalement).
J'étais allongée, tranquillement (à base de tranquilade) sur ce canapé clic-clac moelleux, acheté lors d'une sortie dominicale chez Ikéa. Un canapé qu'on qualifierait de moche. Je ne compte plus le nombre de fois où j'avais pensé le changer.
Mon partenaire domestique avait fait irruption dans le salon, tel un enfant de dix ans à qui on avait acheté un malabar. Il était habillé à la mode hollandaise dirons-nous : Normalement.
Il avait sorti de son sac moche, le graal. Ses yeux brillaient à la lueur de cette boite blanche. C'était une boite en plastique blanche, vous savez comme ces boites où on range les appareils dentaires de nuits. Oui ces boites qui puent le rat mort.
J'avais ouvert cette boite, j'avais d'abord cru à une bague rose Barbie. Elle paraissait cependant assez large et bien moelle pour mon doigt. Elle semblait mieux convenir à l'unique doigt situé au milieu du buste, de mon compagnon. Appelons-le "Super Finger" (LE doigt de mon mari bien entendu)
Je ne vous parle même pas du diamant étrange qui enveloppait la bague. Des petits pics mous terminaient d'officier cette étrange monture. (Bien que je ne pense pas qu'officier convienne ici)
Non ce n'était pas une bague pour greluche écervelée. C'était un anneau vibrant à trois vitesses. (Ouais les gars trois vitesses)
Quelques temps plus tard, après avoir été utilisé pour toutes sortes d'occupations, dans mes souvenirs je ne crois pas l'avoir utilisé pour le ménage. Après avoir usé encore et encore de Super Finger, mon partenaire et moi-même avions rangé cet étrange objet dans notre boite à secrets, ou plutôt le débarras à côté de notre lit. Vous savez ces débarras où on trouve aussi bien du PQ, que du spray pour la gorge, des livres oubliés et même parfois quelques chaussettes célibataires.
Une nuit, alors que nous dormions du sommeil du juste. Entre quelques gaz et quelques ronflements, mon partenaire s'était soudain levé et était revenu quelques minutes plus tard.
Je me souviens que dans un mélange d'haleine digne d'un homme des cavernes et de quelques grognements j'avais demandé à mon cher et tendre :

-" Mais où étais tu donc passé ?" (peut être que ça ressemblait plus à quelque chose du genre : Qu'est ce que tu foutais bordel de merde ?)
Sa réponse ne tarda pas à sortir de sa délicate bouche.
-" T'entends pas ce Bruit Horrible ? ça m'a réveillé, du coup j'en ai profité pour faire caca"

J'étais trop ensommeillée pour me rendre compte de ce qu'il disait, j'avais juste eu le temps d'intercepter le caca avant de retournée dans les bras de Morphée.
Mais c'était trop beau. Le Bruit Horrible commença à perturber mon sommeil. Il m'était impossible de retrouver le chemin de la nuit.
Mon partenaire domestique finit par s'énerver, pestant contre le voisin. C'était un bruit étrange, entêtant (pire que la chasse d'eau). Un bourdonnement assez fort, qui empêchait le sommeil.
Quelques crottes d'oeil enlevées, plus tard, je me résolu à trouver d'où venait ce Bruit Horrible. Mon investigation pris fin dans la fameuse boite à débarras, et j'en sorti, glorieuse, la petite boite en plastique blanc qui vibrait de toutes ses forces. Un peu comme si elle était possédée. (Vous savait un peu comme cet épisode de Père Castor où une gamine se fait réveiller par un Bruit Horrible qui provient d'une boite)
Je la donna à mon compagnon, pour qu'il appuie sur le bouton stop de l'anneau vibrant. En vain.
Une phrase fusa de sa délicate bouche.

- " Bon, je crois qu'on va devoir l'utiliser, maintenant tout de suite"
- "Gromelots" (un mélange d'insultes et de contrariété à l'idée de devoir utiliser ce machin en plein milieu de la nuit au lieu de dormir)

L'anneau se s'arrêtait pas, il vibrait de toutes ses forces, rien ne l'arrêtait. Peut-être était-il vraiment possédé.
L'homme de la situation (non pas Super Finger) décida qu'il était temps de mettre fin à la vibration de cet anneau diabolique. Il sentit en lui toute la force nécessaire, autant qu'il en avait fallu à Frodon Sacquet, des millions d'années plutôt, pour mettre fin à la malédiction de l'anneau. Il jeta l'anneau contre le mur pour l'arrêter. Ce fut inefficace. Il le déposa sur le canapé clic-clac moelleux, en attendant de trouver une solution. Mais il eu peur que notre chat puisse s'amuser, de quelconques façons, avec.
Résigné et résolu (oui on peut être résigné et résolu en même temps) à se débarrasser du Mal, il le jeta dans la poubelle, pris soin de l'emmitoufler pour apaiser les vibrations. Et s'en alla retrouver son lit.
Au petit matin, l'anneau avait rendu l'âme. Et ce n'est pas sans surprise, que je vis, mon partenaire particulier (cherche partenaire particulière) visser l'anneau maudit sur un nouvel appareillage... Oh Mon Dieu !

La prochaine fois, peut être que je vous raconterais l'histoire du gode qui se prenait pour un philosophe.

Je dédicace ce livre à Fesse-Fouillie et La Défraîchie amateuses de sensations fortes.

Marco Lévy

lundi 2 juillet 2012

Siffrédisation

Siffrédisation : La vie n'est que source de siffrédisation.


Fesse-Fouillie elle a dit que j'avais gagné mon propre défi du kiki. 


Vous avez remarqué comme je n'écris plus rien par ici. Ca ne m'étonne pas de moi finalement. En ressortant mes bulletins de notes du lycée, la semaine dernière, les profs disaient de moi que j'étais irrégulière.
Je suis l'irrégularité.
Du coup je suis toujours là où on ne m'attends pas. Et j'aime bien cette idée, même si ceux qui partagent mon quotidien ne doivent pas trouver ça drôle tous les jours.
Un jour (peut être) je deviendrais sagesse et amour.

En attendant, j'ai parcouru Paris pendant la GayPride pour acheter un kiki à manger. C'était mon petit cadeau pour Fesse-Fouillie. Ca donne faim de donner la vie. Et quelle vie !

J'ai donc demandé pour la première fois de ma vie dans une boulangerie : "Je voudrais une de vos bites avec des pépites de chocolat s'il vous plaît". Et le monsieur a trouvé ça normal.

Je me suis inscrite pour reprendre mes études.

Je me suis inscrite pour passer les conservatoires.

Je n'ai pas découvert Deauville.

Je me saoule de musique.

J'ai fait du repassage.

J'essaye de ramasser les pots cassés. Tant bien que mal.

J'ai découvert à quel point il pouvait m'aimer. Et je n'en reviens toujours pas.

Je ne me suis toujours pas occupée de mon défi du kiki. Donc si jamais vous avez raté le coche pour cause d'irrégularité. Allez-y, je fermerais les yeux, envoyez-moi encore vos participations. Ici on a le droit de tricher librement. 

Je reviendrais bientôt (peut-être) avec des billets plus chouettes.

En attendant...

Bisou.

Aubergine 

PS : L'adresse de la boulangerie magique : Boulangerie Legay Choc (ça ne s'invente pas) 45 rue Sainte Croix de la Bretonnerie. 75004 Paris.


jeudi 7 juin 2012

Autisme

Autisme : Etre dans notre monde à sa façon.

Vous devez me prendre pour une dingue (enfin si ce n'est pas déjà le cas) avec mes billets qui vont dans tous les sens, et mon blog toujours plus bordélique.
Je ne ferais donc pas défaut aujourd'hui (encore une fois) au bordel dans ce blog. On va parler sérieux.

J'ai envie de vous causer de l'autisme. Que les choses soient clairs : Je n'y connais rien. (juste quelques trucs que j'ai pu lire jusqu'à présent)



Dans mon travail, je suis entourée d'enfant. Je m'occupe avec toute une équipe, d'accueillir les enfants pendant les temps de loisir (c'est bon vous avez compris c'est quoi mon travail ?)
Je ne suis pas rattachée à une seule école, chaque semaine, on m'appelle pour m'indiquer dans quelle école  de ma commune je travaillerai . Et chaque semaine ça change, même si je finis par retourner dans les mêmes écoles.
Pour le suivi des enfants et de l'équipe c'est pas évident. Chaque école à son propre fonctionnement, ainsi que les équipes. L'avantage, quand même, de travailler de cette façon, c'est que tu as une vision extérieure sur la manière de fonctionner d'une équipe. Tu es en observation permanente. Tu n'es pas parasité par les problèmes internes d'une équipe d'animation (et que toutes équipes dans n'importe quel boulot peuvent rencontrer). C'est très formateur.
Bref, y'a quelques temps, on m'a parachutée dans une école dont je commence à plutôt bien piger le fonctionnement. Dans cette école il y a une petite fille autiste.
On m'en avait vaguement fait part la première fois que j'ai atterri par ici. Mais sans rentrer dans les détails. Et sans même me dire qui elle était. J'ai compris toute seule, assez rapidement, qui était cette petite fille différente de moi. Je l'ai beaucoup observée, c'est une petite fille très attachante, qui vit dans son propre monde, elle tourne sur elle-même pendant des heures, et frappe dans ses mains. Il lui arrive de pousser des petits cris. Elle suit le mouvement mais ne participe à aucune activité. Elle ne parle pas. Elle baragouine, dans son propre langage, des sons. Elle observe beaucoup les gens autour d'elle. La première fois qu'on s'est rencontrées, elle est restée assez distante vis à vis de moi.

Lors de notre deuxième rencontre, elle a pris mon visage dans ses petites mains froides et m'a souri. J'étais assise sur un petit siège d'enfant. J'avais les mains croisées, elle les a prises, les a détachées, et s'est assise sur moi. S'en est suivi d'une inspection très minutieuse de mon visage et enfin d'un câlin, comme pour me remercier de lui avoir, ouvert un peu de moi. Et la journée a continué normalement.
Pourtant, la dernière fois que je suis venue travailler dans cette école, la petite fille n'avait pas la forme. Elle a pleuré plusieurs fois dans la journée, comme ça d'un seul coup. Sans que je puisse en comprendre la raison. Elle paraissait pas dans son assiette. Aux dires de mes collègues ça fait quelques temps qu'elle est comme ça. Faudrait le dire à ses parents. Elle n'est plus bien avec nous.
J'étais pas vraiment d'accord avec eux. Si pour chaque enfant qui rencontre des difficultés, on doit en avertir les parents pour qu'ils retirent l'enfant en question, on n'aurait plus beaucoup d'enfants à s'occuper.
J'ai beau eu dire, qu'elle vivait peut être une période difficile chez elle, personne n'a entendu ma proposition. Y'a toujours un brouhaha incessant dans cette équipe. Un sérieux manque d'écoute et beaucoup de décibels.
J'en ai discuté avec la directrice en lui disant qu'elle avait peut être mal quelque part, elle se sentait peut être patraque. Mais même ça, c'était irrecevable parce qu'on ne pouvait pas savoir où elle avait mal, vu qu'elle ne parlait pas.
La discussion avec ma directrice a continué sur l'accueil des enfants handicapés. Depuis 2005 le gouvernement a mis en place une loi pour l'accueil des enfants handicapés dans les milieux scolaires ordinaires et au plus près de leur domicile. Sur le papier je trouve ça formidable. Mais dans la pratique c'est vraiment pas ça. Et pourquoi ?
Et bien tout simplement parce qu'aucune formation n'est proposée pour accueillir ces enfants dans les meilleures conditions. Personne ne m'a appris comment être et comment faire avec un enfant autiste. Alors bien entendu on fait marcher sa jugeote et on essaye. Mais si je faisais quelque chose de mal ? si ma façon d'être et de faire n'était pas la bonne ? et bien personne ne pourrait venir me le dire. Parce que personne n'a reçu de formations à ce niveau là sur mon lieu de travail.
Aucun professionnel n'est venu dans cette école pour proposer un meilleur accueil avec l'enfant, que ce soit dans les activités où dans la vie quotidienne. Je ne vous parle même pas des moyens financiers qu'on a pas.
Alors pour toutes ces raisons, je trouve qu'encore une fois c'est une loi pour faire bien dans les livres. Et encore une fois on laisse les professionnels de l'enfance se démerder avec la pratique et toujours au détriment de l'enfant.

En fin de mâtiné, la petite fille a eu un gros chagrin, pleine de frustration elle s'est assise pour déverser toute sa tristesse. Que faire ? comment réagir ?
La salle était bruyante. Elle devait s'ennuyer et la directrice s'était fâchée contre elle, parce qu'elle voulait mettre le bazar sur son bureau. Peut-être qu'elle était fatiguée ? Qu'elle avait faim ?
J'ai alors arrêté mon activité. J'ai laissé une vingtaine de gamins à ma directrice. J'ai pris la petite fille par la main et on est allées se promener. Elle a toute suite arrêté de pleurer. On s'est amusées toutes les deux dans la cours. Elle a regardé les oiseaux chanter. Elle a éclaté de rire toute seule. C'est alors que je me suis mise à sa hauteur, je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : Je te demande pardon, parce que je ne te comprends pas et ça doit être dur pour toi. Mais je te promets que j'essaye de faire le maximum pour que tu te sentes bien ici.
Je ne sais pas si elle m'a entendue, ou si elle a compris. Mais je sais que pendant quelque minutes elle se sentait mieux cette petite fille.




dimanche 29 janvier 2012

{Love ETC}

{Love ETC}: Exit la meringue attitude et les ballotins de dragées. (source : LoveETC)




J'ai emmené mes pieds (nus) dans un salon du mariage.
Oh ! je vous vois venir, un salon du mariage, on se dit meringue qui déborde. Et là je vous dis NON ! Surtout pas.
J'ai eu la chance d'aller à la LoveETC, un salon du mariage pour ceux qui n'aiment pas les meringues mais plutôt les cupcakes (pourtant j'aime pas ça non plus), ceux qui aiment essayer des plumes, profiter d'un endroit sans trop de foule. On va se le dire franchement : Ceux qui aiment les mariages à contre-emploi, comme on en voit fleurir, beaucoup, sur la toile. Et ceux qui aiment les beaux endroits atypiques.


Mdley d'Aubergine et de Fran.


Ca tombait, donc, sous le sens que ce soit Nessa de La Mariée aux pieds nus et Clémentine du BlogdeMadameC, les organisatrices de cette belle initiative.

J'ai passé ce doux et chouette moment avec ma future témoin, on s'est laissées aller aux rires, aux critiques, on a pioché des tonnes d'idées pour mon futur mariage. On a rêvé, on est tombées en amour, on a rencontré.

J'ai rencontré la photographe Sages comme des images, je me suis sentie aspirée par son univers, si doux, si beau. Peut être aussi parce que le métissage de la vie me parle plus.

J'ai continué ce doux périple en essayant des plumes magnifiques. Les plumes de Sidonie. j'ai beaucoup ri en essayant ces plumes, d'ailleurs elles feront parties de l'histoire. Je laisserai des plumes quand on me passera la corde.

medley fleuri d'Aubergine et de Fran

Et j'ai aussi essayé des headbands dans l'esprit bohème. Mais avec ma témoin on s'est dit que mon côté pintade plumée était quand même plus raccord. C'est une belle définition du mariage ça. La pintade plumée.

Pintade bohème

Et puis j'ai aussi rencontrée Natacha Birds et sa jolie famille. Ah ça oui on peut le dire c'était une après-midi parfaite.


Des bisous les clous.

Aubergine

vendredi 23 décembre 2011

Jeunesse

Jeunesse : Cet instant qui s'échappe sans qu'on ait pu le saisir.



Je me souviens, de nos jeux sans fins, de nos constructions en kapla, de nos cabanes dans toute la maison, de nos jeux dans la garrigue, dans la cabane en bois que nous avions nous-même construite, de nos constructions de ponts-levis.

Je me souviens, de nos étés pieds-nus et du goudron qui nous brûlait la plante des pieds quand on partait en courant sur le chemin de la plage.

Je me souviens, de nos étés avec plein de glaces, du marché du jeudi. Des balades en carriole, des amis qui venaient de partout.

Je me souviens, de nos premières réalisation de films et de nos parodies d'émissions de télés. Je me souviens aussi de notre téléphérique où l'on y mettait nos chats et aussi M. Je me souviens de nos bains de minuit.

Je me souviens, de nos batailles d'eau. De nos anniversaires.

Je me souviens, de nos nuits blanches à partir en expéditions dans le village et finir par s'endormir sur le hamac du jardin. Je me souviens de nos spectacles, de nos déguisements. Je me souviens de nos courses dans l'escalier mortel. Je me souviens de nos jeux sur l'ordinateur. Je me souviens de nos balades en motos dans la garrigue. Je me souviens de nos piques-niques dans cette garrigue.

Je me souviens, de nos colères, de nos disputes et de nos claquements de portes.

Je me souviens de notre péage, je me souviens de nos courses à vélos, de nos expériences avec nos hamsters. Je me souviens de tous ces bébés chats qu'on a eu. Je me souviens de ces soirées sans fin à jouer aux cartes. Parfois sous la vigne. Parfois dans le jardin entouré de la glycine.
Je me souviens de nos séances télés, je me souviens de nos jeux de coiffeur. Je me souviens de nos fous-rire.

Je me souviens, de ce bruit de bonheur qui nourrit mon coeur, beaucoup plus que celui des chagrins.

Oui je me souviens aussi de nos chagrins. De ces casseroles que la vie nous a envoyé dans la figure. Mais je me souviens aussi de notre amour qui a su faire des pieds de nez à ces casseroles.

Aujourd'hui le temps à galoper plus vite que nos rires d'enfants. Aujourd'hui ces souvenirs sont avec nous. Alors un Joyeux Noël, à celui qui nous a quitté trop vite, à ceux qui ont suivi d'autres chemins, et à vous qui êtes à prés de moi aujourd'hui. Ma fratrie F. V. J. A. M. T. mais aussi B. Je vous garde au creux de ma main.

Aubergine sur les platines des doux souvenirs.

lundi 29 août 2011

Imprévu

Imprévu: Ce qui arrive sans avoir été prévu. Mais qui fait bien d'arriver (source: linternaute.com et mon humble avis)

Comme un imprévu bien tombé, j'ai vécu mon premier festival. A 22 ans (bientôt) il était temps. J'y suis allée vierge de tout péchés musicaux et j'en suis (re)sortie planante, accro, camée.

Affiche de Rock en Seine
Réalisation Jean-François Martin


J'ai découvert l'ambiance de Rock en Seine, et j'ai été agréablement surprise, les gens sont calmes et détendus. Même si, parfois, l'ambiance peut paraître molle (et pas aphasique comme ont dit certains) il suffit d'aller se mélanger à la fosse et de vivre des échanges de sueurs un peu plus soutenus. J'ai été étonné de voir autant d'enfants, et des pas très vieux. Ornés d'un casque anti-bruit, pour ceux qui ont des parents control-freak ou d'une BD pour ceux, pour qui, Trentemoller  fait autant d'effet qu'une mouche. Le plaisir d'un festival c'est que chacun peut vivre la musique à son rythme (et même pour les enfants avec le Mini-Rock en Seine). Personnellement j'ai, autant, besoin de bouger, de danser, de me sentir "connected" avec les autres membres du public que j'ai,  besoin de me sentir seule, dans mon coin sans bouger. Comme subjuguée par une mélodie ou un chant. Et j'ai pu le vivre à ma sauce sans être "dérangée" par les autres festivaliers.
J'ai été rassuré (aussi) de voir autant de stands de bouffe, y'en a pour tous les goûts, toutes les bourses. Spécialités corses, bio, aveyronnaises, junk-food, orientales... Mais je crois que j'oublie de vous parler de l'essentiel.
Petit garçon en pleine lecture de BD pendant Trentemoller

L'affiche de Rock en Seine était vraiment alléchante. Et les groupes ont été à la hauteur de mes espérances (et encore plus)
J'ai entamé ce festival avec un The Kills bien décevant. Un son saturé, un brouhaha de guitares, de basses et une voix inexistante. La demoiselle a quand même réussi à relever le niveau du duo. Mais alors le monsieur (excusez-moi l'expression) à chier par terre. J'ai même eu le temps d'avoir un peu froid et de foirer ma digestion.
Heureusement, j'ai pu aller me réchauffer avec General Elektriks. Et là mes amis c'est la très bonne surprise de ce festival. General Elektriks c'est un bonhomme fou du clavier, entouré d'autres musicos tout aussi timbrés, qui saute partout et qui te fait revivre le clavier des année 60/70 mais aussi du Beastie Boys ou du Steevie Wonder. Bref si vous avez l'occasion de le voir sur scène, allez-y vous n'allez pas regretter ce déchaînement de folie (et c'est bon pour le régime).
J'ai ensuite enchaîné avec Yuksek, toujours un fou du clavier mais avec un son beaucoup plus dancefloor. Vous ne pourrez résister à l'envie de partager la sueur et la folie du public. C'est à prendre sans modération et d'ailleurs Yuksek est en concert le 23 novembre au Trianon !
J'ai clôturé cette première journée avec une rencontre : Death in Vegas, j'ai apprécié le son assez sombre, et l'ambiance plutôt mortuaire mais ça a plombé mon moove. Heureusement la pluie m'a décidé à rentrer.

-Rideau-

Again (Archive)
-Rideau-

En ce dernier jour de festival, j'ai gravi la boue (toujours avec mes (jolies) bottes) avec fierté et impatience, la fierté de celle qui a eu sa première fois. De celle qui est passée de l'autre côté.  Mais l'impatience de celle qui sait qui lui reste un dernier concert pour être enfin une camée jusqu'au bou(e)t
The Horrors s'est ouvert à moi, une étrange rencontre, le temps de se mettre dans l'ambiance, d'être un peu déçue et d'espérer trouver le côté péchu et décalé d'Anna Calvi. Loupé, Anna Calvi n'a pas été à la hauteur (du tout).
La pause dwich s'est imposée accompagné d'un Tini Tempah très étrange, un peu comme un cheveux sur la soupe. Je me suis dis que je devais être (déjà) trop vieille pour ce genre de cheveux. Heureusement Trentemoller, le danois DJ, au son électronique sombre a su me préparer comme il se doit au clou du spectacle : Archive.

Archive c'est un groupe anglais au mélange de genre, trip hop, rap, électro. Mais Archive c'est surtout une musique qui prend dans les tripes et qui impose un immense respect tant l'esthétique et le talent éblouissent. Archive s'est imposé en noir accompagné d'un orchestre symphonique, un fleuve de son entrecoupé d'un Fuck-U comme on en rêve et d'un Again qui laisse une envie amer d'un Goodbye, pour qu'on nous achève. Je suis repartie comme je suis venue, en ayant qu'une envie, revenir l'année prochaine.

Je vous laisse avec Fuck-U, chanson de l'album Noise, que je Kass-dédi , avec plaisir, à mon ex-belle-mère.



PS/ Je serai curieuse de savoir à qui vous aimeriez dédicacer ce magnifique Fuck-U ?

Bisou

Aubergine