Douceur : caresse, lenteur.
Paralysée. Incapacité soudaine d'agir. Arrêt complet.
C'est une drôle d'histoire. Une histoire qui me fait sourire par moitié, qui me fait pleurer et surtout qui me donne un amour énorme pour mon entourage.
C'est un instant de ma vie où tout s'arrête, après l'énorme travail de changement qui s'opère en moi depuis 9 mois. Le temps d'une gestation, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai décidé de changer beaucoup de choses. Ce ne sont pas des choses énormes, des trucs délirants. Simplement j'enfile des perles (ah ah ah) depuis 9 mois et je commence à avoir un grand fil d'Ariane qui me suit.
Sauf que je n'avais pas prévu une chose : le changement doit parfois prendre son temps pour s'installer durablement. Qu'il ne suffit pas que je cours à perdre haleine en tirant sur mon fil. Je me suis pris les pieds dedans.
Alors je m'arrête, je regarde beaucoup mon visage, je le scrute avec curiosité, avec amour, avec lassitude. Je le touche. Je le vois peiner quand j'ouvre la bouche pour boire. Je le vois essayer d'esquisser un sourire.
Je surveille la moindre mimique qui pourrait signifier que ça y est, mon sourire revient, mon oeil va cligner. Et non. Rien. Il ne se passe rien. Même le goût s'est envolé. Une partie de mon corps s'est arrêté. Pour combien de temps, ça personne ne peut le savoir.
Sur une couverture cartonnée d'un programme de théâtre pour l'année qui vient, il y a une photo de moi. Avec un grand sourire et une expression pleine de malice, prise de profil. La veille de l'arrêt complet de ma face droite, je regardais cette petite photo avec un avis très critique : mes dents ne sont pas droites, mon nez est grand, pas si tordu pour une fois, je pourrais être encore mieux.
Aujourd'hui je garde cette petite photo, alignée parmi des milliers de petites photos en me promettant de ne plus jamais juger mon physique. Et d'être la première personne à m'aimer aussi fort que je suis capable d'aimer mon entourage.
Je crois que je viens de faire le premier pas d'un long chemin, mais cette fois-ci je vais être patiente. L'acceptation de soi, tel quel.
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samedi 12 septembre 2015
Douceur
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jeudi 30 octobre 2014
Carafe
Carafe : dans un groupe il est fréquent que la gourde ou la cruche reste en carafe, surtout si en plus, elle traine des casseroles. (source : http://www.expressio.fr/)
Ah ! Les vacances scolaires, ce moment formidable pour remplir sa jauge de parent parfait (enfin si t'as la chance d'être en vacances aussi). Les dernières vacances en tête à tête avec ma fille pour ma part, l'occasion de mettre le paquet.
Genre "viens on traverse Paris pour aller voir Peter Pan" "Tiens une glace" "Viens on construit une maison de poupée" "D'accord on joue à la 50ème partie de Mistigris".
Et puis dans tous ces moments, on discute beaucoup, c'est chouette un enfant de 4 ans, ça a beaucoup de conversation, ça pose pleins de questions, c'est toujours d'accord pour faire pleins de corvées aussi, mais ça c'est une autre histoire.
La dernière fois pendant le repas en tête à tête, on parlait du bébé à venir, elle posait plein de questions, les histoires de graines cul-cul toussa toussa. Evidemment, moi gonflée à bloque, genre c'est trop facile d'expliquer la vie à une môme de 4 ans, je vois pas en quoi y'a besoin d'en faire tout un flan et de rameuter les pedopsy machins. J'ai juste eu le temps de terminer cette pensée que la question qui tue est sortie, j'ai failli m'étouffer avec mes flageolets : "Mais maman la graine, papa il l'a mise comment ?"
J'ai regardé ma fille qui soutenait mon regard du genre "on sortira pas des flageolets tant que tu me répondras pas maman".
J'ai perdu tout mon aplomb, j'ai eu envie d'appeler Claude Halmos sur le champs, j'ai couru dans la chambre de la môme pour trouver des livres qui causent de la vie.
J'avais envie de pleurer, dans les deux livres que j'ai, aucun n'explique au gosse comment la graine elle est venue. On explique surtout ce qu'elle devient cette foutue graine.
Et toujours le regard interrogateur de ton môme qui se demande pourquoi c'est si difficile d'expliquer comment papa il a mis la graine. Après avoir bredouillé dans tous les sens je me suis lancée dans la véritable explication, adieu la graine, le jardinage et les papillons.
"Tu vois papa et maman ils ont fait un câlin spécial, et papa il a mis le kiki dans la zezette de maman et la graine s'est déposée dans le jardin de maman"
Finalement s'est pas si terrible, m'enfin là j'étais pas au bout de mes peines les gars.
"Mais maman moi aussi j'avais envie d'être avec vous pour faire un câlin, et je voulais voir papa mettre la graine" (là à ce moment là, tu te sens très seule, tu sais plus quoi faire, tu voudrais que quelqu'un vienne te sauver, genre Super Zizi)
"Ah oui ma chérie, mais alors c'est un câlin très spécial qui se fait qu'entre maman et papa vois-tu, personne peut être là, c'est un moment juste entre papa et maman (et le chat aussi qui vient toujours se rincer l'oeil à cet instant, mais je lui ai pas dit, faut pas déconner)"
"Ah mais c'est nul, et puis cette graine maman, c'est quoi au juste ?"
"Un spermatozoïde, tu finis tes flageolets ma puce ?"
Après on a fini les flageolets, elle a changé de sujet, je pense qu'elle avait ses réponses mais en fait c'est pire que les films avec 3000 suites cette histoire...
... quelques jours plus tard dans le bus bondé elle me demande, avec la discrétion légendaire d'un enfant de 4 ans "MAMAN TU VEUX BIEN M'EXPLIQUER ENCORE LE CÂLIN SPÉCIAL DE PAPA ET LA GRAINE".
Allo ? Le centre aéré ? Il vous reste de la place pour les vacances ?!
![]() |
| Un belle bande de gagnants (photo The New York Times) |
Ah ! Les vacances scolaires, ce moment formidable pour remplir sa jauge de parent parfait (enfin si t'as la chance d'être en vacances aussi). Les dernières vacances en tête à tête avec ma fille pour ma part, l'occasion de mettre le paquet.
Genre "viens on traverse Paris pour aller voir Peter Pan" "Tiens une glace" "Viens on construit une maison de poupée" "D'accord on joue à la 50ème partie de Mistigris".
Et puis dans tous ces moments, on discute beaucoup, c'est chouette un enfant de 4 ans, ça a beaucoup de conversation, ça pose pleins de questions, c'est toujours d'accord pour faire pleins de corvées aussi, mais ça c'est une autre histoire.
La dernière fois pendant le repas en tête à tête, on parlait du bébé à venir, elle posait plein de questions, les histoires de graines cul-cul toussa toussa. Evidemment, moi gonflée à bloque, genre c'est trop facile d'expliquer la vie à une môme de 4 ans, je vois pas en quoi y'a besoin d'en faire tout un flan et de rameuter les pedopsy machins. J'ai juste eu le temps de terminer cette pensée que la question qui tue est sortie, j'ai failli m'étouffer avec mes flageolets : "Mais maman la graine, papa il l'a mise comment ?"
J'ai regardé ma fille qui soutenait mon regard du genre "on sortira pas des flageolets tant que tu me répondras pas maman".
J'ai perdu tout mon aplomb, j'ai eu envie d'appeler Claude Halmos sur le champs, j'ai couru dans la chambre de la môme pour trouver des livres qui causent de la vie.
J'avais envie de pleurer, dans les deux livres que j'ai, aucun n'explique au gosse comment la graine elle est venue. On explique surtout ce qu'elle devient cette foutue graine.
Et toujours le regard interrogateur de ton môme qui se demande pourquoi c'est si difficile d'expliquer comment papa il a mis la graine. Après avoir bredouillé dans tous les sens je me suis lancée dans la véritable explication, adieu la graine, le jardinage et les papillons.
"Tu vois papa et maman ils ont fait un câlin spécial, et papa il a mis le kiki dans la zezette de maman et la graine s'est déposée dans le jardin de maman"
Finalement s'est pas si terrible, m'enfin là j'étais pas au bout de mes peines les gars.
"Mais maman moi aussi j'avais envie d'être avec vous pour faire un câlin, et je voulais voir papa mettre la graine" (là à ce moment là, tu te sens très seule, tu sais plus quoi faire, tu voudrais que quelqu'un vienne te sauver, genre Super Zizi)
"Ah oui ma chérie, mais alors c'est un câlin très spécial qui se fait qu'entre maman et papa vois-tu, personne peut être là, c'est un moment juste entre papa et maman (et le chat aussi qui vient toujours se rincer l'oeil à cet instant, mais je lui ai pas dit, faut pas déconner)"
"Ah mais c'est nul, et puis cette graine maman, c'est quoi au juste ?"
"Un spermatozoïde, tu finis tes flageolets ma puce ?"
Après on a fini les flageolets, elle a changé de sujet, je pense qu'elle avait ses réponses mais en fait c'est pire que les films avec 3000 suites cette histoire...
... quelques jours plus tard dans le bus bondé elle me demande, avec la discrétion légendaire d'un enfant de 4 ans "MAMAN TU VEUX BIEN M'EXPLIQUER ENCORE LE CÂLIN SPÉCIAL DE PAPA ET LA GRAINE".
Allo ? Le centre aéré ? Il vous reste de la place pour les vacances ?!
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mardi 14 février 2012
Charaton the Bridge
Charaton the Bridge : La ville de l'amour 2.0
Quand j'ai ouvert ce blog, j'étais loin de me dire que j'allais faire un fucking billet de guimauve qui pue la rose. Surtout le jour de la Saint-Valentin, mais que voulez-vous, je suis rien qu'une fille à la praline.
J'ai jamais eu de surprises extraordinaires pour le jour de la Saint-Valentin (j'en ai jamais faites non plus, hein).
Je me souviens d'une après midi de Saint-Valentin où j'étais allée chez une amie et quand nous avions ouvert la porte de sa chambre, laisse moi te dire que j'avais faillit gerber : Des roses partout, deux belles robes posées sur sont lit, un bouquet de roses rouges avec une bague à l'intérieur. (NB: Je venais de me faire larguer, par un mec dont j'étais folle amoureuse).
Je ne sais pas par quel miracle j'avais réussir à garder une espèce de contenance, j'étais restée souriante, ravie pour elle, pas du tout jalouse (non évidemment).
En fait au fond de moi, je suis une vrai midinette hystérique, surtout en ce qui concerne la relation de couple. Bien évidemment je rote et je pète à la tronche de mon mec, mais bon, à côté de ça j'adore me faire les ongles et me mettre des crèmes sur mes longs poils de jambes.
C'est là que le bas blesse, mon mec c'est pas le plus fortiche pour les surprises de midinettes, c'est le genre à m'offrir un vélo, un chat, un livre sur l'économie histoire que j'aie une culture autre que le nail art ou même un jeu de tarot, ou un pot de fleurs que j'ai laissé crevé d'ailleurs.
Non mon mec il ne m'offre pas de bagues, pas de bijoux, de robes, de WE, de restaurants. A chaque fois c'est moi qui lui offre ou lui fait une demande.
Par exemple, pour nos 1 an de vie amoureuse, je l'ai supplié de m'emmener manger sur une péniche, oui oui tu as bien lu, sur une péniche. Je voulais un truc kitshissime et surtout je voulais avoir fait ça une fois dans ma vie. C'était très sympa, surtout si tu aimes les ambiances maisons de retraites.
Bref, tu l'auras compris, mon mec il est extraordinairement pas midinette, même si souvent je me dis que c'est une fille avec une paire de couilles tellement qu'il est sensible ce garçon, d'ailleurs c'est moi qui l'ai demandé en mariage, pour tout te dire, avec le genoux à terre et la bague dans son écrin. Bien sûr il a dit oui. Mais c'est tout. Il ne m'a jamais dit clairement qu'il voulait qu'ont s'épousailles.
Et ce matin il m'a bluffé, il m'avait dit que sa surprise n'avait pas marché, il avait l'air super déçu, il m'a envoyé son message d'amour via SMS, et pourtant quand j'ai vérifié, elle était bien là, sa surprise.
J'ai pleuré évidemment, et au fond de mon coeur je l'ai aimé encore plus fort. Ce sont nos matins enchantés qui puent les prouts et nos haleines fétides qui se mélangent à nos "bonjour", ce sont nos jeux de mots inventés, nos fous rires quotidiens, nos blagues pourries inventées qui ne font hurler de rire que nous, c'est lui, notre histoire depuis bientôt 3 ans. Mais surtout ce sont ses surprises, les moins midinettes, mais les plus surprenantes !
Je t'aime, ton Aubergine.
Quand j'ai ouvert ce blog, j'étais loin de me dire que j'allais faire un fucking billet de guimauve qui pue la rose. Surtout le jour de la Saint-Valentin, mais que voulez-vous, je suis rien qu'une fille à la praline.
J'ai jamais eu de surprises extraordinaires pour le jour de la Saint-Valentin (j'en ai jamais faites non plus, hein).
Je me souviens d'une après midi de Saint-Valentin où j'étais allée chez une amie et quand nous avions ouvert la porte de sa chambre, laisse moi te dire que j'avais faillit gerber : Des roses partout, deux belles robes posées sur sont lit, un bouquet de roses rouges avec une bague à l'intérieur. (NB: Je venais de me faire larguer, par un mec dont j'étais folle amoureuse).
Je ne sais pas par quel miracle j'avais réussir à garder une espèce de contenance, j'étais restée souriante, ravie pour elle, pas du tout jalouse (non évidemment).
En fait au fond de moi, je suis une vrai midinette hystérique, surtout en ce qui concerne la relation de couple. Bien évidemment je rote et je pète à la tronche de mon mec, mais bon, à côté de ça j'adore me faire les ongles et me mettre des crèmes sur mes longs poils de jambes.
C'est là que le bas blesse, mon mec c'est pas le plus fortiche pour les surprises de midinettes, c'est le genre à m'offrir un vélo, un chat, un livre sur l'économie histoire que j'aie une culture autre que le nail art ou même un jeu de tarot, ou un pot de fleurs que j'ai laissé crevé d'ailleurs.
Non mon mec il ne m'offre pas de bagues, pas de bijoux, de robes, de WE, de restaurants. A chaque fois c'est moi qui lui offre ou lui fait une demande.
Par exemple, pour nos 1 an de vie amoureuse, je l'ai supplié de m'emmener manger sur une péniche, oui oui tu as bien lu, sur une péniche. Je voulais un truc kitshissime et surtout je voulais avoir fait ça une fois dans ma vie. C'était très sympa, surtout si tu aimes les ambiances maisons de retraites.
Bref, tu l'auras compris, mon mec il est extraordinairement pas midinette, même si souvent je me dis que c'est une fille avec une paire de couilles tellement qu'il est sensible ce garçon, d'ailleurs c'est moi qui l'ai demandé en mariage, pour tout te dire, avec le genoux à terre et la bague dans son écrin. Bien sûr il a dit oui. Mais c'est tout. Il ne m'a jamais dit clairement qu'il voulait qu'ont s'épousailles.
Et ce matin il m'a bluffé, il m'avait dit que sa surprise n'avait pas marché, il avait l'air super déçu, il m'a envoyé son message d'amour via SMS, et pourtant quand j'ai vérifié, elle était bien là, sa surprise.
| Avec toi, j'irai vers l'infini et au-delà. Marions-nous ! Hisaux pour l'Aubergine |
J'ai pleuré évidemment, et au fond de mon coeur je l'ai aimé encore plus fort. Ce sont nos matins enchantés qui puent les prouts et nos haleines fétides qui se mélangent à nos "bonjour", ce sont nos jeux de mots inventés, nos fous rires quotidiens, nos blagues pourries inventées qui ne font hurler de rire que nous, c'est lui, notre histoire depuis bientôt 3 ans. Mais surtout ce sont ses surprises, les moins midinettes, mais les plus surprenantes !
Je t'aime, ton Aubergine.
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dimanche 1 janvier 2012
Derrière.
Derrière : De l'autre côté de quelque chose. (source : linternaute.fr)
En 2012 j'aimerais...
que le temps passe un peu moins vite.
que les métros soient poussette-friendly.
que mes voisins arrêtent avec leurs travaux.
que ma procrastination cesse.
que je n'aie plus peur de l'avion et qu'on parte loin (en voyage).
que j'arrive à savoir pour qui voter aux présidentielles.
que soit inventer la téléportation dans Paris.
que les ravioles soient en vente libre, partout, même dans les bouches de métro.
que je devienne "blagueuse mode".
que les vilains se repentent.
que mes amis restent extraordinaires.
que mes vergetures disparaissent à jamais.
que je retrouve mes seins d'antan.
que j'aie envie de faire des pipes plus souvent.
que je me mette à enfin à digérer les fruits de mer.
que mon vocabulaire à jeux de mots amplifie.
que je sois toujours aussi hilarante.
que les gens continuent à m'étonner.
que ma mère puisse re-trouver sa joie de vivre.
que la vie soit plus douce.
que mon mariage soit enfin célébrer.
que mon chat se mette à parler l'Humain.
que la radio diffuse de la bonne musique.
que les chanteurs français subissent une ablation des cordes vocales.
...Que 2013 arrive comme les pieds dans le sable chaud.
Love dans vos faces les choux.
Aubergine
| Fesse-Fouillie cette photo est pour toi. |
En 2012 j'aimerais...
que le temps passe un peu moins vite.
que les métros soient poussette-friendly.
que mes voisins arrêtent avec leurs travaux.
que ma procrastination cesse.
que je n'aie plus peur de l'avion et qu'on parte loin (en voyage).
que j'arrive à savoir pour qui voter aux présidentielles.
que soit inventer la téléportation dans Paris.
que les ravioles soient en vente libre, partout, même dans les bouches de métro.
que je devienne "blagueuse mode".
que les vilains se repentent.
que mes amis restent extraordinaires.
que mes vergetures disparaissent à jamais.
que je retrouve mes seins d'antan.
que j'aie envie de faire des pipes plus souvent.
que je me mette à enfin à digérer les fruits de mer.
que mon vocabulaire à jeux de mots amplifie.
que je sois toujours aussi hilarante.
que les gens continuent à m'étonner.
que ma mère puisse re-trouver sa joie de vivre.
que la vie soit plus douce.
que mon mariage soit enfin célébrer.
que mon chat se mette à parler l'Humain.
que la radio diffuse de la bonne musique.
que les chanteurs français subissent une ablation des cordes vocales.
...Que 2013 arrive comme les pieds dans le sable chaud.
Love dans vos faces les choux.
Aubergine
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jeudi 8 septembre 2011
Harceler
Et voilà qu'aujourd'hui la catégorie "Mot d'un autre" ouvre ses portes. Je suis très fière de pouvoir héberger par ici le maux de Maritournelle. Un texte poignant, j'ai l'impression de lire deux naissances plutôt qu'une. Merci à Maritournelle de m'avoir fait confiance et d'avoir accepté de se prêter au jeu du mot. (j'ai laissé son texte tel quel avec la police d'écriture qu'elle a choisi ainsi que sa photo)
Vous pouvez découvrir aussi une musique River Flow in You de Yiruma, choisie par Kodaklesgars, celle qui sait nous faire pleurer silencieusement ! (vous devez lancer l'écoute Deezer vous-même à la fin de l'article)
Bonne lecture et bonne écoute !
Harceler : Verbe transitif, sens : Faire subir à quelqu'un de petites attaques souvent répétées. Synonyme s'acharner
Vous pouvez découvrir aussi une musique River Flow in You de Yiruma, choisie par Kodaklesgars, celle qui sait nous faire pleurer silencieusement ! (vous devez lancer l'écoute Deezer vous-même à la fin de l'article)
Bonne lecture et bonne écoute !
Harceler : Verbe transitif, sens : Faire subir à quelqu'un de petites attaques souvent répétées. Synonyme s'acharner
| ©Maritournelle |
Au début tout est normal. Il y a ce manque de confiance en moi, ce mal-être que je combat depuis longtemps mais je me dis que c'est l'adolescence, que ça passera. Il y a ces conneries que je fais, ces mecs de passage - toujours plus loin, toujours plus glauques.
Il y a cette vie que je peine a construire, ces réorientations permanentes, ce permis que je n'arrive pas a passer, ces doutes, cette timidité.
Alors je me dis que j'ai peut-être un problème, et je la laisse me traîner chez le psy. Après tout elle est éduc, elle s'y connaît, elle en voit passer des jeunes gens en difficulté. Elle pense que je suis "comme mon père". Mais heureusement, si je l'admet, je pourrais être soignée.
Mon père je lui parle un peu et je me dis que c'est bizarre, tout de même.
Il l'aurait battue ?
Il m'aurait battue ?
Je l'ai entendu si souvent répéter, à tout va. Je me disais que c'était vrai puisqu'elle l'avouait à tout le monde, sans état d'âme. Mais quand même, mon papa, je le connais un peu et il ne ressemble pas à cet horrible monstre dont elle parle. Mais mon papa, il est secret et il se dévoile peu. Il ne veut pas me dire du mal d'elle. Alors, je me dis que s'il refuse d'en parler, c'est peut-être parce qu'elle a raison.
Un jour, je rencontre un mec bien, je tombe amoureuse et je vais vivre loin de mes démons avec lui. Mais ça ne va toujours pas. Je hurle souvent. J'ai peur, je me hais, je voudrais mourir. Il y a ces crises violentes, dures, angoissantes. Les flics qui débarquent parce que j'ai crié trop fort.
Alors il y a encore des psys, encore des remises en question, encore des théories. Je me demande si ça vaut le coup de continuer a m'acharner, si je sortirais un jour de cette foutue maladie qui m'empêche d'être heureuse.
Au milieu, il y a de nouveaux essais qui se soldent en échecs. Le permis. Les études. Mon poids. Je ne vais pas jusqu'au bout. Je quête la sérénité mais elle m'échappe sans cesse. Je commence à écrire, je commence "Ma Grande Quête de la Sérénité"
Et j'ai des réminiscences. Des petites phrases assassines, venues de je ne sais où.
A l'école primaire : "ne te tiens pas comme ça, tu as l'air enceinte tellement tu es énorme"
Au collège, des disputes tellement violentes qu'elle en cassait des objets dans ma chambre.
Au lycée, des fugues et des gifles.
Je me souviens maintenant, mais c'est parce que j'étais mauvaise. J'étais malade, déjà.
J'essaie de lui en parler. Parfois ça va, parfois on avance un peu. Souvent je "déforme la réalité". Alors je me tais et je cherche des moyens de me soigner. Des plantes, des cures de sommeil. Mais les crises reviennent, ce que j'appelle "Le retour du Gafard" : cris, larmes, enfermement. Isolement.
A Paris, je rencontre des amis et je coupe un peu les ponts avec ceux d'avant, ceux qui me rappellent ma douleur. Je construis des choses et puis je demande mon Amoureux en mariage. Quelques mois plus tard, il me demande lui aussi en mariage. On sait tous les deux que ce n'est pas anodin, qu'il y a un besoin d'émancipation pour moi, une manière de couper, d'aller de l'avant. Faire un pied de nez à cette fichue maladie. Je mets des mots dessus : Maniaco-Dépression. Voilà, je crois que je suis bipolaire, maniaco-dépressive.
Les préparatifs vont bon train. Quelques anecdotes devraient me mettre la puce à l'oreille mais je m'obstine à ne rien comprendre. Même lorsqu'elle me dit "Cesse donc d'être désagréable ou Chéri-Chéri te quittera", je ne relève pas. Je la crois - je suis mauvaise, si mauvaise. Bien sûr, qu'il me quittera si je continue à ne pas être gentille, souriante. Soumise.
Mais j'ai un amoureux qui ne l'entends pas de cette oreille et qui me respecte. Qui me pousse à me respecter moi-même. Et qui ne me quittera pas.
Quelques mois avant notre mariage, elle a une dispute avec Chéri-Chéri et prends à témoin la maman de celui-ci. Je reçois quelques textos ravageurs. Je me ferme comme une huître, je pleure pendant plusieurs jours. Je me remets en question. Après ça, silence radio, pendant des mois.
Là, un rayon de soleil. Chéri-Chéri qui est fatigué et qui ne sait plus quoi faire m'emmène parler avec sa maman à lui et ils m'apprennent que ce n'est pas normal. Que les mamans ne doivent pas agir comme ça avec leurs petites filles. Et pas plus avec leurs grandes filles, d'ailleurs.
Mais quelques mois plus tard, elle revient comme une fleur, elle me pardonne et tout redevient normal. Chéri-Chéri et moi on s'épouse et la vie continue.
Les souvenirs de violence morale se font de plus en plus présents mais je parle avec elle et je crois qu'on dénoue des nœuds, je crois qu'on avance et qu'on va aller quelque part. Je lui pardonne.
Mais de nouveau, une contrariété et le silence. Un long silence.
Pendant ce mutisme, j'apprends une nouvelle immense que je voudrais partager avec le monde entier. Une nouvelle qui va révolutionner nos vies. Dans mon corps, grandit une petite pousse, un minus qui nous rejoindra au printemps, un petit muguet d'amour.
Alors, bouleversée, j'ai peur. Peur de lui être toxique. Peur de lui transmettre cette maladie - ou qu'il en subisse les conséquences. Je réfléchis, je me remets en question. J'en parle autour de moi. Je lis, beaucoup.
Et je réalise à petits pas que je suis une jeune femme gaie, volontaire et ouverte.
Que je ne suis pas malade, que je me suis juste bloquée sur cette idée, qu'elle a voulu me le faire croire.Je décide de ne pas la prévenir de ma grossesse. Pour me protéger et protéger ma jolie petite pousse du mal que me procure cette relation. Immédiatement, je me détends. Mon corps s'arrondit autour de l'enfant, cocon protecteur et aimant et je sais que tout ira bien. Ma grossesse débute dans la sérénité. Je me sens faite pour ça, je me sens en harmonie avec mon corps, ma vie et mon homme. Tout va bien.Elle l'apprend, d'une de mes sœurs. Retour en fanfare, sans un mot sur les événements passés, ni sur ce si long silence. A croire que la veille encore, nous discutions gaiement au téléphone. Sauf que notre dernière marrade téléphonique remonte à des mois et notre dernier contact tout court aussi.Pendant la grossesse, elle est à l'écoute. Prévenante, douce.Après l'accouchement, elle est respectueuse.J'y crois, cette fois. Je sais qu'elle a changé. Je remercie silencieusement mon Poussin, ma petite pousse miraculeuse, raison de cette étrange volte-face.Quand Poussin a six semaines, nous allons passer quinze jours de vacances dans le sud. Par précaution, nous n'allons pas chez elle mais dans une belle maison qu'on nous prête. Je n'ai pas d'inquiétude, ces dernière semaines ont été si douces, si tendres. Dans l'échange et le partage. Merveilleuses. Je l'ai enfin retrouvée.Mais sur place...Mon Poussin devient son Poussin. Elle me parle d' "amour grand-maternel","Tu sais, un amour inné, profond, qui te vient des tripes. Avant même de le voir, je l'aimais déjà ce Poussin, je l'ai senti, je l'ai su. C'est un amour inconditionnel."Je suis touchée, émue de son amour si fort pour mon fils. Je ne réalise pas qu'elle s'attribue ma place de mère.Puis, elle le présente autour d'elle comme "son petit dernier". Je lui donne mal son bain, je lui serre trop les pieds avec mon écharpe. Bien sûr, elle ne le dit pas directement. Elle est si juste, si idéale.Alors, elle fait l'erreur qui va la perdre. Elle se permet de prendre la voix de mon fils."Oh oui, je suis un gentil bébé, mais ma maman va me brûler dans ce bain trop chaud.""Mes petits pieds sont trop serrés et ma maman ne le voit même pas, mauvaise maman"Quand elle ne me fait pas de reproches indirects, elle en fait à Chéri-Chéri :"Regarde moi papa, je te parle. Regarde moi, je suis tout triste, tu ne me remarques pas, vilain papa"Elle cultive son image de "Matriarche". J'aurais beau exprimer mes doutes, on me regarde avec un regard navré que je sois si mauvaise envers elle. Elle a toujours été si douée pour sauver les apparences, pour devenir la gentille, la généreuse. L'Idéale.Ma Tribu à qui je tente d'en faire part me fait douter.Notre relation a toujours été comme ça, pour les plus généreux.J'en fais encore toute une histoire, je n'arriverais jamais à régler ça décidément, pour les moins tendres.Quelques semaines plus tard, j'apprends en confidence de ma grand-mère, des souvenirs qui me mettent les larmes aux yeux."Je ne pouvais pas te le dire avant, tu étais tellement manipulée... mais déjà quand tu étais petite..."Je suis triste, profondément triste. Mais je crois que cette fois, c'est clair. Je crois qu'elle ne me fera plus douter. Je ne suis plus une petite boule fragile qu'elle peut piétiner.Je me sens bien dans ma vie et dans mon corps. Ma vie, je la construis. Mon corps, je l'apprivoise à petits pas craintifs. Mes échecs je les transforme en réussites. Je prends mon temps, j'y vais à mon rythme. J'apprends à relativiser, à accorder moins d'importance aux choses, à dédramatiser. Peut-être par réaction, je m'éloigne de la surconsommation et j'aspire à la simplicité.Je veux transmettre d'autres choses à mon fils. Je veux lui dire que les bonheurs les plus simples sont les plus doux. Je veux qu'il sache qu'il suffit de pas grand chose dans la vie pour avancer. J'aimerais créer en lui la confiance qui m'a manquée, je veux qu'il sache à quel point il est exceptionnel et quelles capacités de réussite il a. Je veux qu'il prenne conscience de son individualité et de la place qu'il a, comme tout un chacun. Qu'il sache que tout le monde a droit au respect, même un bambin, même un bébé.Aujourd'hui, je me sais aimée... et j'aime, j'aime tellement intensément. J'aime Chéri-Chéri. J'aime mon Poussin.J'aime mes proches, familles et amis. J'aime ma Tribu, malgré le mur auquel je me bute dès que j'évoque le sujet.Cela ressemble à une "Happy End".Mais ce n'est pas fini... Parce que je ne suis pas seule, il y a derrière moi tant d'êtres aimés qu'elle casse.Il y a celui-ci qui peine également à se construire, trop idéaliste. Il a un tel poids sur les épaules, un tel devoir de réussite que je me demande comment il va faireIl y a cet autre - et c'est peut-être ma plus grande inquiétude - qu'elle pourrit, qu'elle abime et qui fuit le conflit, qui se referme sur son univers. Je n'ai pas envie que ça devienne son moyen de défense systématique, je ne veux pas qu'il croit que c'est normal ou qu'il estime n'avoir aucune valeur, il est si précieux !
Il y a celle-la qui est mal dans sa peau, qui a du mal a s'accepter. Qui a un rapport au corps et à son image désastreux. Cette grande héroïne si fragile que j'ai peur de la casser par mes remarques et mes interrogations.
Il y a celle-ci, qui croit qu'une maman peut se moquer, peut humilier, peut punir et décider de la vie de ses enfants. Comprendra-t-elle un jour que chaque individu a droit au respect de tous, que chacun est libre de son corps et de ses actes des son plus jeune âge, des sa naissance ? Cessera-t-elle de prendre pour acquis qu'il DOIT exister une hiérarchie parents-enfants ? Je lui souhaite d'apprendre a relativiser ce qu'on lui dit, même si une maman parait avoir parole d'évangile.
Il y a ces autres qui souffrent d'elle -indirectement - parce qu'elle les coupe de leurs racines, qu'elle les éloigne comme des branches pourries.
Voilà, parce qu'ils sont la et parce qu'ils sont abîmés - même s'ils n'en prendront peut-être jamais conscience - rien n'est fini. Rien n'est réglé. Et je regarde impuissante le carnage continuer.
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vendredi 5 août 2011
Autodiscipline
Autodiscipline: du grec Autos soi-même et du latin disciplina qui signifie massacre
Nom commun féminin
Discipline personnelle, créant de nouvelles habitudes ou actions en vue de s'améliorer et d'atteindre les buts que l'on s'est fixés. (source : http://dict.xmatiere.com)
Comme chacun, j'ai aussi envie de m'étaler sur la toile. Sans prétention aucune pour le plaisir de partager avec vous, avec moi les mots qui me passent par la tête. Je n'ai aucun but si ce n'est de me laisser aller et de voir où tout ça peut bien m'embarquer.
Je compte bien dire ce que je pense et bien entendu certains ne seront pas de mon avis, c'est le jeu. J'accepterai donc toutes formes de revendications et d'oppositions. Bien que nous sommes cachés derrière nos identités, le respect sera bienvenue et salvateur de nos échanges.
Le concept est simple un mot vous frappe et vous avez envie de le crier par ici accompagné d'un texte personnelle, politique, critique, de fiction... (liste non exhaustive) anonyme ou non je le publie avec grand plaisir et tel quel. Vous avez le modèle pour la présentation du mot (on n'oublie pas la source de la définition ! ). Le reste ce n'est pas moi qui le décide.
Bien entendu je participe aussi ! D'ailleurs le premier mot il est pour moi.
J'ai donc choisi autodiscipline, littéralement j'ai envie de me massacrer. J'ai toujours eu une admiration envieuse pour tous ces blogueurs, ces blogueuses, qui gèrent les conflits qu'engendre leurs billets avec doigté. Personnellement je me sens incapable de répondre avec politesse, calme ou même diplomatie quand je me sens attaquée ou en désaccord total. Aujourd'hui j'ai envie de m'auto flageller et d'apprendre à fermer mon clapet en respectant la pensée de l'autre mais aussi en offrant un perspective différente et avec tact.
Voilà, j'ai envie d'atteindre un but ultime, j'ai envie de me la jouer Gandhi sur la toile. Si je parviens à cette réussite, promis je ferais un livre qui vous sera dédicacé !
En attendant je vous fait un bisou. Oui j'aime les bisous.
PS: Il est fort possible que la signification de Discipline soit différente mais je m'en fiche, j'ai trouvé ça et je trouve ça fantastique de l'attribuer au mot massacre.
Nom commun féminin
Discipline personnelle, créant de nouvelles habitudes ou actions en vue de s'améliorer et d'atteindre les buts que l'on s'est fixés. (source : http://dict.xmatiere.com)
Comme chacun, j'ai aussi envie de m'étaler sur la toile. Sans prétention aucune pour le plaisir de partager avec vous, avec moi les mots qui me passent par la tête. Je n'ai aucun but si ce n'est de me laisser aller et de voir où tout ça peut bien m'embarquer.
Je compte bien dire ce que je pense et bien entendu certains ne seront pas de mon avis, c'est le jeu. J'accepterai donc toutes formes de revendications et d'oppositions. Bien que nous sommes cachés derrière nos identités, le respect sera bienvenue et salvateur de nos échanges.
Le concept est simple un mot vous frappe et vous avez envie de le crier par ici accompagné d'un texte personnelle, politique, critique, de fiction... (liste non exhaustive) anonyme ou non je le publie avec grand plaisir et tel quel. Vous avez le modèle pour la présentation du mot (on n'oublie pas la source de la définition ! ). Le reste ce n'est pas moi qui le décide.
Bien entendu je participe aussi ! D'ailleurs le premier mot il est pour moi.
J'ai donc choisi autodiscipline, littéralement j'ai envie de me massacrer. J'ai toujours eu une admiration envieuse pour tous ces blogueurs, ces blogueuses, qui gèrent les conflits qu'engendre leurs billets avec doigté. Personnellement je me sens incapable de répondre avec politesse, calme ou même diplomatie quand je me sens attaquée ou en désaccord total. Aujourd'hui j'ai envie de m'auto flageller et d'apprendre à fermer mon clapet en respectant la pensée de l'autre mais aussi en offrant un perspective différente et avec tact.
Voilà, j'ai envie d'atteindre un but ultime, j'ai envie de me la jouer Gandhi sur la toile. Si je parviens à cette réussite, promis je ferais un livre qui vous sera dédicacé !
En attendant je vous fait un bisou. Oui j'aime les bisous.
PS: Il est fort possible que la signification de Discipline soit différente mais je m'en fiche, j'ai trouvé ça et je trouve ça fantastique de l'attribuer au mot massacre.
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