Pudeur : la pudeur est une prédisposition de l'Homme à exprimer une retenue morale ou physique à l'égard de ce qui est considéré comme indécent. (Source : le Journal des Femmes)
Les femmes en revanche, elles vont se la mettre au cul leur pudeur. Oui ce blog n'est pas mort. Jamais vous m'entendez. Bonjour !
J'ai laissé ce blog paralysé. Enfin, il ouvre un oeil voire deux. Et fait même quelques effets de roulade des yeux.
Je termine cette année scolaire, oui je vis encore et toujours au rythme de l'école. J'y partirai jamais je crois bien.
Cette année prend fin avec les Youhouhou ! D'ailleurs je participe de façon obligatoire à des cours d'écriture, et je trouve cette discipline merveilleuse vous savez. J'avez envie de vous partager mes pépites, je pense que le recueil c'est pour bientôt.
L'Acrostiche. Tout le monde connait le principe, un mot en vertical, des rimes, et les vers doivent être en rapport avec le mot en vertical.
Notion oubliée des gens apaisés, pourtant
Incontournable quand le coeur est battant
Quoique parfois utilisé amicalement
Une fois dit comme ça de temps en temps
Et puis ce n'est qu'un mot finalement
Tant pis à celui qui le reçoit, cependant
Attention au retour du bâton méchant
Maugréer de telle sorte peut être alléchant
Et donner des ailes au râlant,
Ricanant bonhomme et son regard menaçant
Enfin attention au coup du droit sanglant
Je vous recommande chaudement ça fait un bien fou, la consigne c'était pas forcément une mot vilain mais j'avais trop envie. L'acrostiche d'injures, à votre tour !
Le Sonnet. Deux quatrains, deux tercets et laissez vous bercer. Attention à la chute.
Assise dans le silence absolu
Attendant que ce dilemme soit résolu
Jamais je ne serais ici à nouveau, jamais plus
Il n'y aura plus jamais ce superflu
Ma vie se résumera à la simplicité
À trop s'encombrer de l'absurdité
Du monde, à trop vouloir de l'activité
Puis tout s'arrête, dans l'atrocité
Cette attente infinie, cette brutalité dans la solitude
Donne une saveur cruelle à notre finitude
Pourtant au fond c'est de la gratitude
L'offrir à cette attente de jurons
Vient enfin dans la douleurs, la garde baissée du fanfaron
Le cri, celui du coeur, le silence. Le regard posé sur cet étron.
L'Alexandrin avec des mots imposés (vers de 12 syllabes)
Sous le soleil de Miami, les chihuahuas
Glissant au calme sur des skate board.
Les blondes au string ficelle iront danser,
Remuant leur seins siliconés et chanter.
Sinon j'ai des milliers d'autres exercices d'écritures très drôles. Genre tu prends une phrase assez longue. Et chaque mot de cette phrase doit être le début d'une phrase de ton texte. Tu peux aussi prendre le son du dernier mot d'une phrase et le faire commencer à la phrase qui suit. Si tu me suis plus. Rassure toi c'est le point final.
Affichage des articles dont le libellé est atMOTsphére. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est atMOTsphére. Afficher tous les articles
vendredi 17 juin 2016
Pudeur
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Mot en vrac,
Mot Fictif,
Mot pour jouer,
Mot(eur)
samedi 12 septembre 2015
Douceur
Douceur : caresse, lenteur.
Paralysée. Incapacité soudaine d'agir. Arrêt complet.
C'est une drôle d'histoire. Une histoire qui me fait sourire par moitié, qui me fait pleurer et surtout qui me donne un amour énorme pour mon entourage.
C'est un instant de ma vie où tout s'arrête, après l'énorme travail de changement qui s'opère en moi depuis 9 mois. Le temps d'une gestation, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai décidé de changer beaucoup de choses. Ce ne sont pas des choses énormes, des trucs délirants. Simplement j'enfile des perles (ah ah ah) depuis 9 mois et je commence à avoir un grand fil d'Ariane qui me suit.
Sauf que je n'avais pas prévu une chose : le changement doit parfois prendre son temps pour s'installer durablement. Qu'il ne suffit pas que je cours à perdre haleine en tirant sur mon fil. Je me suis pris les pieds dedans.
Alors je m'arrête, je regarde beaucoup mon visage, je le scrute avec curiosité, avec amour, avec lassitude. Je le touche. Je le vois peiner quand j'ouvre la bouche pour boire. Je le vois essayer d'esquisser un sourire.
Je surveille la moindre mimique qui pourrait signifier que ça y est, mon sourire revient, mon oeil va cligner. Et non. Rien. Il ne se passe rien. Même le goût s'est envolé. Une partie de mon corps s'est arrêté. Pour combien de temps, ça personne ne peut le savoir.
Sur une couverture cartonnée d'un programme de théâtre pour l'année qui vient, il y a une photo de moi. Avec un grand sourire et une expression pleine de malice, prise de profil. La veille de l'arrêt complet de ma face droite, je regardais cette petite photo avec un avis très critique : mes dents ne sont pas droites, mon nez est grand, pas si tordu pour une fois, je pourrais être encore mieux.
Aujourd'hui je garde cette petite photo, alignée parmi des milliers de petites photos en me promettant de ne plus jamais juger mon physique. Et d'être la première personne à m'aimer aussi fort que je suis capable d'aimer mon entourage.
Je crois que je viens de faire le premier pas d'un long chemin, mais cette fois-ci je vais être patiente. L'acceptation de soi, tel quel.
Paralysée. Incapacité soudaine d'agir. Arrêt complet.
C'est une drôle d'histoire. Une histoire qui me fait sourire par moitié, qui me fait pleurer et surtout qui me donne un amour énorme pour mon entourage.
C'est un instant de ma vie où tout s'arrête, après l'énorme travail de changement qui s'opère en moi depuis 9 mois. Le temps d'une gestation, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai décidé de changer beaucoup de choses. Ce ne sont pas des choses énormes, des trucs délirants. Simplement j'enfile des perles (ah ah ah) depuis 9 mois et je commence à avoir un grand fil d'Ariane qui me suit.
Sauf que je n'avais pas prévu une chose : le changement doit parfois prendre son temps pour s'installer durablement. Qu'il ne suffit pas que je cours à perdre haleine en tirant sur mon fil. Je me suis pris les pieds dedans.
Alors je m'arrête, je regarde beaucoup mon visage, je le scrute avec curiosité, avec amour, avec lassitude. Je le touche. Je le vois peiner quand j'ouvre la bouche pour boire. Je le vois essayer d'esquisser un sourire.
Je surveille la moindre mimique qui pourrait signifier que ça y est, mon sourire revient, mon oeil va cligner. Et non. Rien. Il ne se passe rien. Même le goût s'est envolé. Une partie de mon corps s'est arrêté. Pour combien de temps, ça personne ne peut le savoir.
Sur une couverture cartonnée d'un programme de théâtre pour l'année qui vient, il y a une photo de moi. Avec un grand sourire et une expression pleine de malice, prise de profil. La veille de l'arrêt complet de ma face droite, je regardais cette petite photo avec un avis très critique : mes dents ne sont pas droites, mon nez est grand, pas si tordu pour une fois, je pourrais être encore mieux.
Aujourd'hui je garde cette petite photo, alignée parmi des milliers de petites photos en me promettant de ne plus jamais juger mon physique. Et d'être la première personne à m'aimer aussi fort que je suis capable d'aimer mon entourage.
Je crois que je viens de faire le premier pas d'un long chemin, mais cette fois-ci je vais être patiente. L'acceptation de soi, tel quel.
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Mot d'août,
Mot de maux,
Mot(eur),
premier mot
vendredi 12 juin 2015
Pirouette
Pirouette : cacahuète (j'espère que vous l'avez en tête maintenant)
C'est agréable quand on fait sa sortie de l'hiver en fanfare. Où tout semble aller dans le bon sens, enfin. On peut souffler un grand coup.
La fierté aussi, celle d'avoir réussi. Comme je dis toujours il y a le facteur chance, mais pour avoir de la chance il faut déjà la créer. Bon après parfois on essaye de tout faire pour avoir l'icône en trèfle à 4 feuilles comme dans les Sims mais c'est pas d'une grande efficacité.
Tout ça pour vous dire, que je suis fière car je retourne à l'école en septembre. J'ai peur aussi un peu, c'est vrai.
Pirouette.
À 25 ans il est peut être temps de poser ses valises pour un vrai métier, c'est bien joli de butiner partout. Mais que voulez-vous j'ai besoin de me tromper pour savoir où je vais. Et ces derniers temps j'étais occupée à construire une famille. Et une famille mine de rien, ça remet tout à zéro, tout à plat, ça donne de nouvelles perspectives. Maintenant je peux le dire un peu plus fort : je sais où je vais.
Pirouette.
J'aime bien cet article emmêlé, en re-lisant d'autres billets, je me rends compte à quel point je change, je grandis, je progresse et mine de rien c'est rassurant. Rassurant de savoir que rien n'est figé et que si on veut on peut retourner à l'école, pour 3 ans. J'avais la possibilité d'y aller seulement pour 10 mois. Mais un peu de challenge que diable ! J'ai envie de sortir de ma zone de confort. J'ai envie de réviser, d'écrire, d'apprendre, d'avoir le cerveau en ébullition, d'être fatiguée, de douter, de regretter, d'hésiter, d'y retourner et d'y parvenir. J'ai envie de prendre ma revanche sur l'élève, la collégienne, la lycéenne, l'étudiante moyenne que j'ai toujours été. J'ai envie d'avoir des 20 et d'être une fayote.
Pirouette.
Je vais pouvoir acheter une nouvelle trottinette pour aller plus vite. Des stylos jolis. Des cahiers. Mais surtout, surtout je suis fière de moi comme vous ne pouvez l'imaginer. Mes 25 ans m'auront apporté de la fierté et c'est ça dont j'ai envie de me souvenir, et de me l'étaler sur le front en gros : FIERTÉ.
Pirouette.
C'est agréable quand on fait sa sortie de l'hiver en fanfare. Où tout semble aller dans le bon sens, enfin. On peut souffler un grand coup.
La fierté aussi, celle d'avoir réussi. Comme je dis toujours il y a le facteur chance, mais pour avoir de la chance il faut déjà la créer. Bon après parfois on essaye de tout faire pour avoir l'icône en trèfle à 4 feuilles comme dans les Sims mais c'est pas d'une grande efficacité.
Tout ça pour vous dire, que je suis fière car je retourne à l'école en septembre. J'ai peur aussi un peu, c'est vrai.
Pirouette.
À 25 ans il est peut être temps de poser ses valises pour un vrai métier, c'est bien joli de butiner partout. Mais que voulez-vous j'ai besoin de me tromper pour savoir où je vais. Et ces derniers temps j'étais occupée à construire une famille. Et une famille mine de rien, ça remet tout à zéro, tout à plat, ça donne de nouvelles perspectives. Maintenant je peux le dire un peu plus fort : je sais où je vais.
Pirouette.
J'aime bien cet article emmêlé, en re-lisant d'autres billets, je me rends compte à quel point je change, je grandis, je progresse et mine de rien c'est rassurant. Rassurant de savoir que rien n'est figé et que si on veut on peut retourner à l'école, pour 3 ans. J'avais la possibilité d'y aller seulement pour 10 mois. Mais un peu de challenge que diable ! J'ai envie de sortir de ma zone de confort. J'ai envie de réviser, d'écrire, d'apprendre, d'avoir le cerveau en ébullition, d'être fatiguée, de douter, de regretter, d'hésiter, d'y retourner et d'y parvenir. J'ai envie de prendre ma revanche sur l'élève, la collégienne, la lycéenne, l'étudiante moyenne que j'ai toujours été. J'ai envie d'avoir des 20 et d'être une fayote.
Pirouette.
Je vais pouvoir acheter une nouvelle trottinette pour aller plus vite. Des stylos jolis. Des cahiers. Mais surtout, surtout je suis fière de moi comme vous ne pouvez l'imaginer. Mes 25 ans m'auront apporté de la fierté et c'est ça dont j'ai envie de me souvenir, et de me l'étaler sur le front en gros : FIERTÉ.
Pirouette.
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Mot de faim,
Mot de tri,
Mot(eur)
mardi 7 avril 2015
Montevideo
Montevideo : la ville des vidéos cassettes. (sourcre : mon imagination débordante)
Au restaurant la dernière fois, un copain me parle d'aller à Montevideo à vélo (j'ai des copains originaux je le reconnais). Je lui réponds des étoiles dans les yeux : "Tu sais que mon rêve c'est d'aller dans cette ville"
Quand j'étais petite (parce que j'avais une boule qui s'allume avec le nom des pays donc je connaissais cette ville #surdouée) je croyais qu'à Montevideo c'était là qu'on fabriquait les vidéos cassettes qu'on met dans les magnétoscopes, j'imaginais une ville remplie de cassettes.
Mon copain a rigolé et m'a regardée, en me disant "Aubergine, t'as jamais pensé à écrire ?". Oh ben si j'ai pensé à écrire, j'écris parfois. Mais je lui ai répondu "Tu sais j'écris que des trucs sur moi et par définition c'est d'un chiant les trucs sur soi". Il m'a dit un truc qui m'a fait réfléchir "Oui mais toi tes trucs, du moment où tu les racontes on rigole, même les trucs qui donnent envie de s'ouvrir les veines"
Je raconte tout ça pour dire que ces derniers temps je trouve la vie un peu pénible, et du coup j'arrête pas de me plaindre à mon mec. Mais alors mon mec c'est l'inverse de Twitter plus tu te plains moins t'as de la chance d'entendre "pauvre biquette hashtag hug hashtag la vie elle est trop dure". Alors c'est chiant, je dois chouiner dans ma barbe.
Du coup, j'aurais adoré vous faire un article pour vous expliquer comme c'est chiant d'avoir une mère bipolaire qui fait des crises psychotiques. De passer des heures au téléphone dans le stress pour la faire hospitaliser c'est aussi passionnant qu'un LT de vos émissions de télé. Que de finalement savoir qu'elle a juste défoncé des voitures c'est soulageant.
J'aimerais bien aussi vous raconter ma vie passionnante avec les allergies de mon fils. Cette envie de me taper la tête contre les murs tellement j'ai l'impression de me retrouver dans une épisode de professeur Layton, et que je suis vraiment nulle à ce jeu.
Mais du coup j'ai un nouveau travail d'écriture qui consiste à écrire tout ce que je mange ou bois. Ma foi, je suis un peu triste que cette pratique d'écriture ne ce soit pas démocratisée encore, des millions d'articles de blog avec des notes de ce qu'on bouffe, un internet passionnant en somme. Enfin vous me direz on se tape bien les photos de bouffe sur IG, c'est presque pareil. Mais bon comme je dis il aurait pu être moche ce mioche, on a pas tout perdu.
Notez quand même que financièrement parlant c'est pas très très intéressant d'allaiter un enfant allergique, parce que soit tu dois te mettre à faire la cuisine mais genre vraiment, ou soit tu dépenses le PIB de Montevideo au rayon "Ma vie sans gluten, lait, crème, fromage, soja, et tellement d'autres encore". Je disais ça pour les gens qui se posaient la question. Et puis un enfant allergique, faut pas trop être regardant sur les photos de l'album familial enfin je parle pour ceux qui ont une dermite atopique suintante qui pisse le sang.
Du coup je raconte rien de tout ça, et comme je sais que parler de moi ben forcément j'ai plus trop d'idées. Et comme j'ai absolument pas le temps de, moi aussi, écrire un livre et de le publier, rapport au fait que je suis occupée à écrire ce que je bouffe, ben je regarde X-Files à la place et je vais au restaurant chinois. Et déjà je sens que ça va mieux.
Sinon je ne serai pas en dédicace, dans aucune librairie ni festival. Désolée.
Pour les Géo Trouvetou, Montevidéo c'est la capitale de l'Uruguay, l'Uruguay qui se trouve en Amérique du sud. Et alors me demandez pas de le situer, vous avez Google Maps pour ça hein.
Au restaurant la dernière fois, un copain me parle d'aller à Montevideo à vélo (j'ai des copains originaux je le reconnais). Je lui réponds des étoiles dans les yeux : "Tu sais que mon rêve c'est d'aller dans cette ville"
Quand j'étais petite (parce que j'avais une boule qui s'allume avec le nom des pays donc je connaissais cette ville #surdouée) je croyais qu'à Montevideo c'était là qu'on fabriquait les vidéos cassettes qu'on met dans les magnétoscopes, j'imaginais une ville remplie de cassettes.
![]() |
| Non vraiment, y'a pas de cassettes. |
Mon copain a rigolé et m'a regardée, en me disant "Aubergine, t'as jamais pensé à écrire ?". Oh ben si j'ai pensé à écrire, j'écris parfois. Mais je lui ai répondu "Tu sais j'écris que des trucs sur moi et par définition c'est d'un chiant les trucs sur soi". Il m'a dit un truc qui m'a fait réfléchir "Oui mais toi tes trucs, du moment où tu les racontes on rigole, même les trucs qui donnent envie de s'ouvrir les veines"
Je raconte tout ça pour dire que ces derniers temps je trouve la vie un peu pénible, et du coup j'arrête pas de me plaindre à mon mec. Mais alors mon mec c'est l'inverse de Twitter plus tu te plains moins t'as de la chance d'entendre "pauvre biquette hashtag hug hashtag la vie elle est trop dure". Alors c'est chiant, je dois chouiner dans ma barbe.
Du coup, j'aurais adoré vous faire un article pour vous expliquer comme c'est chiant d'avoir une mère bipolaire qui fait des crises psychotiques. De passer des heures au téléphone dans le stress pour la faire hospitaliser c'est aussi passionnant qu'un LT de vos émissions de télé. Que de finalement savoir qu'elle a juste défoncé des voitures c'est soulageant.
J'aimerais bien aussi vous raconter ma vie passionnante avec les allergies de mon fils. Cette envie de me taper la tête contre les murs tellement j'ai l'impression de me retrouver dans une épisode de professeur Layton, et que je suis vraiment nulle à ce jeu.
Mais du coup j'ai un nouveau travail d'écriture qui consiste à écrire tout ce que je mange ou bois. Ma foi, je suis un peu triste que cette pratique d'écriture ne ce soit pas démocratisée encore, des millions d'articles de blog avec des notes de ce qu'on bouffe, un internet passionnant en somme. Enfin vous me direz on se tape bien les photos de bouffe sur IG, c'est presque pareil. Mais bon comme je dis il aurait pu être moche ce mioche, on a pas tout perdu.
Notez quand même que financièrement parlant c'est pas très très intéressant d'allaiter un enfant allergique, parce que soit tu dois te mettre à faire la cuisine mais genre vraiment, ou soit tu dépenses le PIB de Montevideo au rayon "Ma vie sans gluten, lait, crème, fromage, soja, et tellement d'autres encore". Je disais ça pour les gens qui se posaient la question. Et puis un enfant allergique, faut pas trop être regardant sur les photos de l'album familial enfin je parle pour ceux qui ont une dermite atopique suintante qui pisse le sang.
Du coup je raconte rien de tout ça, et comme je sais que parler de moi ben forcément j'ai plus trop d'idées. Et comme j'ai absolument pas le temps de, moi aussi, écrire un livre et de le publier, rapport au fait que je suis occupée à écrire ce que je bouffe, ben je regarde X-Files à la place et je vais au restaurant chinois. Et déjà je sens que ça va mieux.
Sinon je ne serai pas en dédicace, dans aucune librairie ni festival. Désolée.
Pour les Géo Trouvetou, Montevidéo c'est la capitale de l'Uruguay, l'Uruguay qui se trouve en Amérique du sud. Et alors me demandez pas de le situer, vous avez Google Maps pour ça hein.
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Montevideo,
Mot de faim,
Mot en vrac
jeudi 16 octobre 2014
Suspendre
Suspendre : l'attacher de telle sorte qu'il ne porte sur rien (source : les internets)
La sensation étrange de vouloir tout suspendre, le temps, les objets, les êtres. Faire une indigestion de ce temps là, qui termine sa course, tout doucement.
Se remémorer chaque miette, chaque petite poussière des moments passés et se rendre compte qu'on ne tient déjà plus rien.
L'ambivalence perpétuelle, accepter de dire adieu à cette vie là, pour sauter dans une nouvelle. Aussi jolie, aussi remplie mais aussi différente que celle qui s'échappe déjà. Alors sur mon tapis roulant, qui lui avance quoi que je décide, j'essaye de tout attraper, mes bras sont trop petits, choisir m'est impossible.
La seule solution est d'accepter, me résigner, de ne pas tout garder, d'oublier certains souvenirs, certaines odeurs, certains moments. De faire du vide pour le prochain grand saut. Et j'ai hâte !
La sensation étrange de vouloir tout suspendre, le temps, les objets, les êtres. Faire une indigestion de ce temps là, qui termine sa course, tout doucement.
Se remémorer chaque miette, chaque petite poussière des moments passés et se rendre compte qu'on ne tient déjà plus rien.
L'ambivalence perpétuelle, accepter de dire adieu à cette vie là, pour sauter dans une nouvelle. Aussi jolie, aussi remplie mais aussi différente que celle qui s'échappe déjà. Alors sur mon tapis roulant, qui lui avance quoi que je décide, j'essaye de tout attraper, mes bras sont trop petits, choisir m'est impossible.
La seule solution est d'accepter, me résigner, de ne pas tout garder, d'oublier certains souvenirs, certaines odeurs, certains moments. De faire du vide pour le prochain grand saut. Et j'ai hâte !
mercredi 1 octobre 2014
Journée mondiale de la contraception
Journée mondiale de la contraception : le 26 septembre on ne fête pas que les Damien, on parle aussi contraception. (source : le calendrier, pardi !)
Pourquoi faire une journée mondiale de la contraception ? Peut-être pour répondre à ce chiffre mondial: 42 millions d'IVG pratiqués dans le monde en 2003 (d'après Wikipédia) - et encore je suis loin d'être certaine d'avoir les chiffres exacts, l'info n'est pas facile à trouver.
Sur ces 42 millions et plus d'IVG, un bon nombre est pratiqué dans des conditions désastreuses qui dans le pire des cas, conduiront à la mort de ces femmes.
Alors même si l'IVG est un acquis (fragile) en France, une chance qu'il faut continuer à protéger, je ne souhaite à aucune femme, aucun couple, de ne pas pouvoir choisir. Et la meilleure façon de choisir, c'est encore de choisir sa contraception (c'est beau ce que je dis, hein ?).
À l'occasion de la journée mondiale de la contraception, j'ai été invitée à rencontrer les élus de l'Ordre des sages-femmes.
Autour d'un petit-déjeuner très convivial et intimiste, j'ai pu échanger avec chaque professionnel sur la pratique du métier de sage-femme mais aussi des parcours de chacunet de leurs visions du métier. Autant vous dire que je suis à deux doigts (et sans vilain jeu de mot) d'embarquer mon bac L en première année de médecine pour faire une école de sage-femme.
Avant de me lancer dans un petit retour sur cette 1ère édition des Matinées Santé, un petit point Julien Lepers. L'ordre des sages-femmes c'est ? Un organisme privé qui veille aux conditions d'exercice de la profession, dont la mission essentielle est de garantir la qualité des soins aux femmes et aux nouveau-nés. Autant vous dire qu'ils ne sont pas là pour rigoler hein !
Au même titre qu'un gynécologue ou un médecin généraliste, une sage-femme peut accompagner une femme en bonne santé, tout au long de sa vie.
Que ce soit dans le suivi gynécologique, de sa contraception, de sa grossesse, de son accouchement, de la préparation de l'accouchement, des actes d'échographie, de la surveillance médicale des suites de couches (après la naissance), de l'allaitement, de la rééducation périnéo-sphinctérienne (non ne partez pas tout de suite, je sais que ça fait peur) et enfin de participer aux activités de la procréation médicalement assistée.
Et ben mes enfants, avec tout ça on est gâté, mieux qu'un couteau-suisse !
Dans tous les échanges qui ont eu lieu ce matin, deux choses ressortent : le RESPECT et l'ÉCOUTE.
Des mots bateaux, des mots derrière lesquels on met une tonne de choses. Mais des mots qui manquent cruellement de sens pour beaucoup de professionnels de la santé, hélas.
Le respect c'est avant tout de regarder le patient comme un humain, avant qu'il ne soit qu'un bout d'utérus ou la résultante d'hormones très complexes. Le respect, c'est de ne pas ordonner à une femme, après un vague "bonjour", de se mettre littéralement nue sur une table froide, les pieds dans des étriers et en avant cocotte que je m'occupe de réparer ta chaudière.
En parlant de respect et d'écoute, Agnès Ledig, sage-femme et écrivain, au sourire radieux, a évoqué le terme BERCER.
Un terme tout doux, qui en dit long sur l'intention d'une sage-femme pour sa patiente. Pour elle, un rendez-vous de suivi de contraception ou de suivi gynécologique ne peut pas durer 10 minutes, il faut un minimum de 30 minutes. C'est par la douceur, l'écoute et le respect que la sage-femme va gagner la confiance de la femme et lui laisser le choix de sa contraception, la rendre responsable. La relation de sage-femme à femme c'est une ouverture sur son intime, ses confidences, sa vie. Agnès Ledig dit très joliment "c'est un accompagnement global de la féminité".
Pour Marianne Bennoit Truong Canh, vice présidente de l'Ordre des sages-femme, la sage-femme est celle qui coordonne, permet la cohésion du système, la sage-femme va réagir, prévenir, aiguiller en cas de problème, avec les différents professionnels de la santé comme par exemple les gynécologues. C'est un travail d'équipe, une synergie !
Une sage-femme peut faire un suivi pour une patiente en bonne santé, ou aiguiller vers un gynécologue en cas de pathologie. Elle peut aussi, par exemple, en complément, suivre une femme pour des douleurs suite à une endométriose et la soulager par l'acupuncture si elle a fait une formation reconnue. Pour Christine Morin, sage-femme acupuncteur, c'est un métier qui pousse à la formation en continue, la remise en question, l'humilité, rien n'est acquis. Christine Morin a d'ailleurs fait une formation en gynécologie, psychologie et a passé un DIU d'acupuncture, je reste assez admirative par cette dynamique de l'apprentissage et du savoir !
Et les hommes ?
Pendant cette matinale très féminine, un homme était de la partie, Alain Piquet, secrétaire général adjoint de l'Ordre des sages-femmes mais aussi un des premiers hommes à pousser la porte de l'école de sage-femme de Caen. À ma plus grande surprise, j'ai découvert que la formation de sage-femme a été ouverte aux hommes, seulement, en 1982 !
Alain Piquet est sage-femme depuis plus de 30 ans, il a travaillé et travaille encore sur tous les fronts, le suivi des femmes en bonne santé dans un centre périnatal, sage-femme dans une petite maternité de niveau 2 qui lui permet d'être en suivi de grossesse, en salle de naissance, en suite de couches mais aussi en consultation post-partum. Alors forcément une des questions évoquée était sur sa perception d'homme dans un milieu très féminin.
Pour lui les relations sont forcément différentes, et même s'il trouve ça injuste, on donne plus la confiance à un homme qu'à une femme. Que ce soit de la part de sa hiérarchie ou des couples. Même si d'après lui "la qualité d'une sage-femme c'est sa sensibilité, c'est pas une question de sexe".
Il faut être à l'écoute, dans une relation de confiance et dans un suivi de contraception on ne choisit pas à la place de la patiente ou du couple. C'est du conseil, on en revient au choix éclairé de notre BERCER.
C'est un métier où on donne beaucoup de soi, une passion et comme dit Alain Piquet "ça m'arrive de verser ma petite larme 30 ans après".
Mais le métier de sage-femme c'est aussi un manque de reconnaissance pour beaucoup de responsabilités, un discrédit de la profession bref pour certains c'est un sacerdoce et une lute permanente pour remettre la femme au centre de ce métier !
J'ai envie de conclure cette très belle rencontre avec les mots de Marie Josée Keller, présidente de l'Ordre des sages-femmes "Les barrières tombent et nous sommes témoins d'une intimité extraordinaire !".
Si vous cherchez des infos sur les différentes contraceptions hop, un site très bien fait :
http://www.choisirsacontraception.fr/
Pour en savoir plus sur l'Ordre des sages-femmes : http://www.ordre-sages-femmes.fr
Pourquoi faire une journée mondiale de la contraception ? Peut-être pour répondre à ce chiffre mondial: 42 millions d'IVG pratiqués dans le monde en 2003 (d'après Wikipédia) - et encore je suis loin d'être certaine d'avoir les chiffres exacts, l'info n'est pas facile à trouver.
Sur ces 42 millions et plus d'IVG, un bon nombre est pratiqué dans des conditions désastreuses qui dans le pire des cas, conduiront à la mort de ces femmes.
Alors même si l'IVG est un acquis (fragile) en France, une chance qu'il faut continuer à protéger, je ne souhaite à aucune femme, aucun couple, de ne pas pouvoir choisir. Et la meilleure façon de choisir, c'est encore de choisir sa contraception (c'est beau ce que je dis, hein ?).
À l'occasion de la journée mondiale de la contraception, j'ai été invitée à rencontrer les élus de l'Ordre des sages-femmes.
Autour d'un petit-déjeuner très convivial et intimiste, j'ai pu échanger avec chaque professionnel sur la pratique du métier de sage-femme mais aussi des parcours de chacunet de leurs visions du métier. Autant vous dire que je suis à deux doigts (et sans vilain jeu de mot) d'embarquer mon bac L en première année de médecine pour faire une école de sage-femme.
Avant de me lancer dans un petit retour sur cette 1ère édition des Matinées Santé, un petit point Julien Lepers. L'ordre des sages-femmes c'est ? Un organisme privé qui veille aux conditions d'exercice de la profession, dont la mission essentielle est de garantir la qualité des soins aux femmes et aux nouveau-nés. Autant vous dire qu'ils ne sont pas là pour rigoler hein !
*****
Au même titre qu'un gynécologue ou un médecin généraliste, une sage-femme peut accompagner une femme en bonne santé, tout au long de sa vie.
Que ce soit dans le suivi gynécologique, de sa contraception, de sa grossesse, de son accouchement, de la préparation de l'accouchement, des actes d'échographie, de la surveillance médicale des suites de couches (après la naissance), de l'allaitement, de la rééducation périnéo-sphinctérienne (non ne partez pas tout de suite, je sais que ça fait peur) et enfin de participer aux activités de la procréation médicalement assistée.
Et ben mes enfants, avec tout ça on est gâté, mieux qu'un couteau-suisse !
Dans tous les échanges qui ont eu lieu ce matin, deux choses ressortent : le RESPECT et l'ÉCOUTE.
Des mots bateaux, des mots derrière lesquels on met une tonne de choses. Mais des mots qui manquent cruellement de sens pour beaucoup de professionnels de la santé, hélas.
Le respect c'est avant tout de regarder le patient comme un humain, avant qu'il ne soit qu'un bout d'utérus ou la résultante d'hormones très complexes. Le respect, c'est de ne pas ordonner à une femme, après un vague "bonjour", de se mettre littéralement nue sur une table froide, les pieds dans des étriers et en avant cocotte que je m'occupe de réparer ta chaudière.
En parlant de respect et d'écoute, Agnès Ledig, sage-femme et écrivain, au sourire radieux, a évoqué le terme BERCER.
Bienvenue
Écoute
Renseignements
Choix éclairé
Explication
Retour
Un terme tout doux, qui en dit long sur l'intention d'une sage-femme pour sa patiente. Pour elle, un rendez-vous de suivi de contraception ou de suivi gynécologique ne peut pas durer 10 minutes, il faut un minimum de 30 minutes. C'est par la douceur, l'écoute et le respect que la sage-femme va gagner la confiance de la femme et lui laisser le choix de sa contraception, la rendre responsable. La relation de sage-femme à femme c'est une ouverture sur son intime, ses confidences, sa vie. Agnès Ledig dit très joliment "c'est un accompagnement global de la féminité".
Pour Marianne Bennoit Truong Canh, vice présidente de l'Ordre des sages-femme, la sage-femme est celle qui coordonne, permet la cohésion du système, la sage-femme va réagir, prévenir, aiguiller en cas de problème, avec les différents professionnels de la santé comme par exemple les gynécologues. C'est un travail d'équipe, une synergie !
Une sage-femme peut faire un suivi pour une patiente en bonne santé, ou aiguiller vers un gynécologue en cas de pathologie. Elle peut aussi, par exemple, en complément, suivre une femme pour des douleurs suite à une endométriose et la soulager par l'acupuncture si elle a fait une formation reconnue. Pour Christine Morin, sage-femme acupuncteur, c'est un métier qui pousse à la formation en continue, la remise en question, l'humilité, rien n'est acquis. Christine Morin a d'ailleurs fait une formation en gynécologie, psychologie et a passé un DIU d'acupuncture, je reste assez admirative par cette dynamique de l'apprentissage et du savoir !
Et les hommes ?
Pendant cette matinale très féminine, un homme était de la partie, Alain Piquet, secrétaire général adjoint de l'Ordre des sages-femmes mais aussi un des premiers hommes à pousser la porte de l'école de sage-femme de Caen. À ma plus grande surprise, j'ai découvert que la formation de sage-femme a été ouverte aux hommes, seulement, en 1982 !
Alain Piquet est sage-femme depuis plus de 30 ans, il a travaillé et travaille encore sur tous les fronts, le suivi des femmes en bonne santé dans un centre périnatal, sage-femme dans une petite maternité de niveau 2 qui lui permet d'être en suivi de grossesse, en salle de naissance, en suite de couches mais aussi en consultation post-partum. Alors forcément une des questions évoquée était sur sa perception d'homme dans un milieu très féminin.
Pour lui les relations sont forcément différentes, et même s'il trouve ça injuste, on donne plus la confiance à un homme qu'à une femme. Que ce soit de la part de sa hiérarchie ou des couples. Même si d'après lui "la qualité d'une sage-femme c'est sa sensibilité, c'est pas une question de sexe".
Il faut être à l'écoute, dans une relation de confiance et dans un suivi de contraception on ne choisit pas à la place de la patiente ou du couple. C'est du conseil, on en revient au choix éclairé de notre BERCER.
C'est un métier où on donne beaucoup de soi, une passion et comme dit Alain Piquet "ça m'arrive de verser ma petite larme 30 ans après".
Mais le métier de sage-femme c'est aussi un manque de reconnaissance pour beaucoup de responsabilités, un discrédit de la profession bref pour certains c'est un sacerdoce et une lute permanente pour remettre la femme au centre de ce métier !
J'ai envie de conclure cette très belle rencontre avec les mots de Marie Josée Keller, présidente de l'Ordre des sages-femmes "Les barrières tombent et nous sommes témoins d'une intimité extraordinaire !".
Si vous cherchez des infos sur les différentes contraceptions hop, un site très bien fait :
http://www.choisirsacontraception.fr/
Pour en savoir plus sur l'Ordre des sages-femmes : http://www.ordre-sages-femmes.fr
dimanche 13 juillet 2014
Avoir la main verte
Avoir la main verte : Expression courante signifiant : savoir s'occuper d'une plante. Au Quebec on dit avoir le pouce vert. (Source : les internets).
Je sais plus comment on en est venu à parler des cheveux longs d'Edward.
Peut être, parce que je venais de raconter mon épisode capillaire marocain. Avec le mec qui faisait pipi à un mètre de moi, pendant que sont copain, pris d'une violente inspiration artistique, m'a coupé les cheveux, comme on taille un arbuste.
J'ai d'ailleurs l'image du film d'Edward aux mains d'argent qui me vient. C'était vraiment ça, manquait plus que le sécateur.
"Vous voulez un brushing Madame ?"
OH BA NON JE VOUDRAIS PAS ABUSER DE VOTRE INSPIRATION CRÉATRICE.
Du coup j'avais un bel arbuste taillé comme une oeuvre d'art contemporaine sur la tête. La coiffeur qui a rattrapé ça, a bien rigolé : "Oh mais tu as un escalier dans les cheveux ! J'avais un sapin magique dans les cheveux, l'odeur de la vanille de chiotte en moins.
Bref, toujours est-il qu'on revenait de la plage, et qu'on a parlé des longs cheveux blonds d'Edward. Mais peut être parce que ma fille était en train de nous faire une thèse sur les vernis à ongles, qui sont que pour les filles. Je sais plus vraiment.
Edward c'était notre voisin. Mais alors essayez d'imaginer deux minutes la situation. Imaginez un village du sud de la Provence, composé de 30 habitants. Bon, imaginez maintenant, que ces habitants sont issus, pour la majorité, de deux familles. Deux familles qui se répartissent le village. Deux familles qui se font la guerre. Roméo et Juliette à côté c'est de la merde.
Donc chaque famille habite d'un côté de la rue du village, ils règlent leurs problèmes à la chasse ou à coups de fusil. Et ici t'avises pas de mettre ta poubelle à un mètre de son emplacement prévu. C'est un peu notre Ok Corral à nous, avec le shérif et tout et tout.
Et maintenant imaginez Edward, un homme d'1m90, anglais, fin comme un haricot vert, aux cheveux longs, blonds. Il met des paréos pour aller à la plage. Se met du vernis sur les pieds et les mains. Porte des chaussures à talon de temps en temps. Mais c'est un homme.
L'ovni du village, plus personne ne dit rien, tout le monde le regarde, en chuchotant chez soi toutes sortes de trucs sur lui.
Et moi dans tout ça je dois avoir 10 ans. Et je vois cet homme extravagant s'installer dans la petite maison qui donne sur notre jardin. D'ailleurs il faudra pas longtemps avant que ma mère décide d'installer une échelle dans le jardin, pour qu'on puisse chacun aller chez l'autre. C'est devenu le copain de la famille.
Il met des bouts de laine dans ses cheveux, des jupes, des talons, et du vernis. Mais c'est pas une femme. C'est totalement un homme, il a sa petite barbe blonde, ses muscles, il se cache pas derrière quelque chose. C'est un homme qui aime le vernis. D'ailleurs il a une petite copine. Elle est belle sa petite copine. Elle m'a prêté sa robe de toutes les couleurs pour aller au collège. Mais les garçons du collège ont tous dit que j'avais mis mon hamac.
Ils sont cons. Mais tellement cons. Du coup j'ose plus la mettre la robe. Et même si elle a fini par m'appartenir, je l'ai plus jamais remise.
J'avais pas envie qu'on se moque. C'est con.
Edward c'était notre copain de jeu, il était toujours content de nous voir frapper à sa fenêtre depuis notre échelle.
Même qu'une fois j'avais décidé de faire un reportage mode, avec une interview exclusive, il s'était prêté au jeu. Il avait mis des fleurs dans ses cheveux. Et je l'avait fait posé devant un arbuste, avec son vernis assorti aux fleurs dans ses cheveux, pour qu'on les voit bien Je dois toujours avoir ces photos quelque part.
On l'a aussi retrouvé à Londres, puis dans une maison perdue des Pyrénées. C'était le voisin extravagant. C'est devenu l'ami de la famille.
Je sais pas pourquoi je raconte tout ça. Peut être parce qu'en rencontrant Edward, j'ai découvert que le vernis sur les hommes ça pouvait être super viril.
Ou peut être qu'en me remémorant ce souvenir de jeunesse avec mon petit frère, qui se souvenait bien de lui, j'ai eu un petit brin de nostalgie.
Ou peut être que l'ouverture sur l'autre, ça peut même venir dans un petit village paumée du sud de la France. On croirait pas hein ?
Ou peut être parce qu'hier j'ai offert des rosiers pour un anniversaire.
Chai plus bien, j'ai jamais eu la main verte t'façon.
Bon je vous laisse, j'ai mon 4x4 qui m'attend pour aller au magasin 5 minutes avant la fermeture. J'aime bien faire chier.
Je sais plus comment on en est venu à parler des cheveux longs d'Edward.
Peut être, parce que je venais de raconter mon épisode capillaire marocain. Avec le mec qui faisait pipi à un mètre de moi, pendant que sont copain, pris d'une violente inspiration artistique, m'a coupé les cheveux, comme on taille un arbuste.
J'ai d'ailleurs l'image du film d'Edward aux mains d'argent qui me vient. C'était vraiment ça, manquait plus que le sécateur.
"Vous voulez un brushing Madame ?"
OH BA NON JE VOUDRAIS PAS ABUSER DE VOTRE INSPIRATION CRÉATRICE.
Du coup j'avais un bel arbuste taillé comme une oeuvre d'art contemporaine sur la tête. La coiffeur qui a rattrapé ça, a bien rigolé : "Oh mais tu as un escalier dans les cheveux ! J'avais un sapin magique dans les cheveux, l'odeur de la vanille de chiotte en moins.
Bref, toujours est-il qu'on revenait de la plage, et qu'on a parlé des longs cheveux blonds d'Edward. Mais peut être parce que ma fille était en train de nous faire une thèse sur les vernis à ongles, qui sont que pour les filles. Je sais plus vraiment.
Edward c'était notre voisin. Mais alors essayez d'imaginer deux minutes la situation. Imaginez un village du sud de la Provence, composé de 30 habitants. Bon, imaginez maintenant, que ces habitants sont issus, pour la majorité, de deux familles. Deux familles qui se répartissent le village. Deux familles qui se font la guerre. Roméo et Juliette à côté c'est de la merde.
Donc chaque famille habite d'un côté de la rue du village, ils règlent leurs problèmes à la chasse ou à coups de fusil. Et ici t'avises pas de mettre ta poubelle à un mètre de son emplacement prévu. C'est un peu notre Ok Corral à nous, avec le shérif et tout et tout.
Et maintenant imaginez Edward, un homme d'1m90, anglais, fin comme un haricot vert, aux cheveux longs, blonds. Il met des paréos pour aller à la plage. Se met du vernis sur les pieds et les mains. Porte des chaussures à talon de temps en temps. Mais c'est un homme.
L'ovni du village, plus personne ne dit rien, tout le monde le regarde, en chuchotant chez soi toutes sortes de trucs sur lui.
Et moi dans tout ça je dois avoir 10 ans. Et je vois cet homme extravagant s'installer dans la petite maison qui donne sur notre jardin. D'ailleurs il faudra pas longtemps avant que ma mère décide d'installer une échelle dans le jardin, pour qu'on puisse chacun aller chez l'autre. C'est devenu le copain de la famille.
Il met des bouts de laine dans ses cheveux, des jupes, des talons, et du vernis. Mais c'est pas une femme. C'est totalement un homme, il a sa petite barbe blonde, ses muscles, il se cache pas derrière quelque chose. C'est un homme qui aime le vernis. D'ailleurs il a une petite copine. Elle est belle sa petite copine. Elle m'a prêté sa robe de toutes les couleurs pour aller au collège. Mais les garçons du collège ont tous dit que j'avais mis mon hamac.
Ils sont cons. Mais tellement cons. Du coup j'ose plus la mettre la robe. Et même si elle a fini par m'appartenir, je l'ai plus jamais remise.
J'avais pas envie qu'on se moque. C'est con.
Edward c'était notre copain de jeu, il était toujours content de nous voir frapper à sa fenêtre depuis notre échelle.
Même qu'une fois j'avais décidé de faire un reportage mode, avec une interview exclusive, il s'était prêté au jeu. Il avait mis des fleurs dans ses cheveux. Et je l'avait fait posé devant un arbuste, avec son vernis assorti aux fleurs dans ses cheveux, pour qu'on les voit bien Je dois toujours avoir ces photos quelque part.
On l'a aussi retrouvé à Londres, puis dans une maison perdue des Pyrénées. C'était le voisin extravagant. C'est devenu l'ami de la famille.
Je sais pas pourquoi je raconte tout ça. Peut être parce qu'en rencontrant Edward, j'ai découvert que le vernis sur les hommes ça pouvait être super viril.
Ou peut être qu'en me remémorant ce souvenir de jeunesse avec mon petit frère, qui se souvenait bien de lui, j'ai eu un petit brin de nostalgie.
Ou peut être que l'ouverture sur l'autre, ça peut même venir dans un petit village paumée du sud de la France. On croirait pas hein ?
Ou peut être parce qu'hier j'ai offert des rosiers pour un anniversaire.
Chai plus bien, j'ai jamais eu la main verte t'façon.
Bon je vous laisse, j'ai mon 4x4 qui m'attend pour aller au magasin 5 minutes avant la fermeture. J'aime bien faire chier.
Libellés :
atMOTsphére,
Mot d'enfant,
Mot Dasse,
Mot en vrac,
Mot Fictif
mardi 20 mai 2014
Calme
Calme : douceur
Et si juste l'air de rien, comme ça, avec quelques mots de passage, je disais que tout va bien.
Que je trouve le temps avec les miens tout doux, tout chaud, tout beau.
J'avais oublié, un peu, que profiter de ce qu'on a, c'est déjà avoir un petit bout de paradis avec soi.
J'ai les sourires et les coins museaux du matin pour les croquettes.
Bisou.
Et si juste l'air de rien, comme ça, avec quelques mots de passage, je disais que tout va bien.
Que je trouve le temps avec les miens tout doux, tout chaud, tout beau.
J'avais oublié, un peu, que profiter de ce qu'on a, c'est déjà avoir un petit bout de paradis avec soi.
J'ai les sourires et les coins museaux du matin pour les croquettes.
Bisou.
mardi 25 février 2014
Licorne
Licorne : tremblez les vilains, je suis blogueuse mode.
Comme j'ai fait chialer les internets la semaine dernière, je me devais de rattraper cet affront avec une bonne couillerie. Et vous annoncer également mon idylle avec Jon Snow (chialez bande de connasses, il est avec moi et encore moi).
Sinon, fallait que je vous dise aussi : mes boobs vont biens. Évidemment y'a toujours une couille qui pousse dans mon sein, mais c'est à force de dire le mot "bite" le bon Dieu a pris ça pour une prière de changement de sexe.
Il devait être bourré quand il a entendu mes prières le bon Dieu.
Je pense qu'à cet instant vous jalousez complètement ma transformation de Licorne, vous pouvez toujours faire les malins avec vos make-up et vos billets modes : JE VOUS SURPASSE.
Je souhaite aussi m'excuser auprès des gros qui mettent le point (les graphistes quoi) présents sur ce blog, pour ce détourage affreusement dégueulasse (mais alors détourer les pieds c'est vraiment pire qu'une séance d'acupuncture avec des fourchettes rouillées).
Allez bisous les enfants, je m'en vais me faire chevaucher par Jon <3
PS : et pour les gens qui veulent détourer des photos en mode cra-cra comme moi, filez vite sur ce site : http://clippingmagic.com/
Comme j'ai fait chialer les internets la semaine dernière, je me devais de rattraper cet affront avec une bonne couillerie. Et vous annoncer également mon idylle avec Jon Snow (chialez bande de connasses, il est avec moi et encore moi).
![]() |
| Oh, mon Dieu j'ai RDV avec Jon ! |
Sinon, fallait que je vous dise aussi : mes boobs vont biens. Évidemment y'a toujours une couille qui pousse dans mon sein, mais c'est à force de dire le mot "bite" le bon Dieu a pris ça pour une prière de changement de sexe.
Il devait être bourré quand il a entendu mes prières le bon Dieu.
![]() |
| Je comprends pas ce qu'il fout, c'est bien à la cascade magique notre RDV |
Je pense qu'à cet instant vous jalousez complètement ma transformation de Licorne, vous pouvez toujours faire les malins avec vos make-up et vos billets modes : JE VOUS SURPASSE.
![]() |
| Bon je vais muscler mes fesses en l'attendant... |
Je souhaite aussi m'excuser auprès des gros qui mettent le point (les graphistes quoi) présents sur ce blog, pour ce détourage affreusement dégueulasse (mais alors détourer les pieds c'est vraiment pire qu'une séance d'acupuncture avec des fourchettes rouillées).
![]() |
| Dis donc Jon, tu m'avais pas dit que t'avais un plus gros bazar ? |
Allez bisous les enfants, je m'en vais me faire chevaucher par Jon <3
PS : et pour les gens qui veulent détourer des photos en mode cra-cra comme moi, filez vite sur ce site : http://clippingmagic.com/
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Blagueuse Mo(t)de,
Mot Dasse,
Mot pour jouer
mardi 18 février 2014
Instagris
Instagris : l'arc-en-ciel 2.0 (presque-association loi 1901)
Ce matin en parcourant frénétiquement mon smartphone au réveil (oui cette chose est vraiment une saloperie, je me rassure en me disant que j'ai des périodes loin de ce truc) (vous saviez d'ailleurs que la relation qu'on entretient avec son smartphone est la même que la relation amoureuse, enfin pour le cerveau ce sont les mêmes zones qui s'éclairent quand on l'a à côté de soi ou justement quand on l'a oublié quelque part et que tout son monde est des peupliers)
Donc ce matin, en parcourant les photos d'inconnus, de gens connus, des photos moches, des photos jolies, des photos sans intérêt aucun, j'ai lu un commentaire sous une photo "Comme j'aimerais avoir ta vie".
Comme j'aimerais avoir ta vie. Si c'est pas terrorisant de lire ça de bon matin.
C'est étrange mais je vivrais pas ça très bien d'avoir quelqu'un qui écrit ça sous une de mes photos. Être responsable, en partie, du désoeuvrement d'une personne c'est violent.
Ça me fait sacrement réfléchir tout ça, le rôle qu'internet joue dans nos vies. La façon dont ça façonne nos pensées, nos choix, nos tristesses, nos joies...
Comme toujours internet n'est qu'un outil et comme toujours il y a des humains derrière. Des gens avec des vies pourries, des vies chouettes, des vies normales, des gens qui ont tout à prouver, des gens très seuls, des gens heureux, tristes, des gens cons. Internet n'est que la somme de nos utilisations finalement. Il dépend de nous.
J'aime beaucoup internet, enfin j'aime beaucoup l'internet que je me suis créée. Les gens que j'y fréquente pour le boulot, le plaisir, l'échange, les blagues. Je dis toujours très justement "Les Internets", car il y a autant d'internet qu'il y a de personnes cachées derrière un pseudo, une photo, un mot.
Mais sans s'en rendre compte, souvent on creuse un peu plus fort les fossés qui existent déjà dans la vraie vie. Internet c'est quand même un générateur de dépression, suicide, folie et de cons.
Oui y'a des choses chouettes aussi. Mais c'est comme le chocolat hein, y'a du magnésium dedans c'est bon pour notre corps, mais y'a aussi un sacré paquet de saloperies absolument dégueulasses pour notre organisme. Alors un moment faut prendre en compte tout ça et se responsabiliser la bite.
On voudrait nous faire croire aux paillettes et aux licornes, mais internet c'est la réalité (ouais désolay pour la grosse révélation), et parfois sous derrière de jolies photos Instagram, la réalité est très moche. On a tous à un moment donné des vies très pourries. Oui même toi, et toi et encore toi et moi aussi.
Alors, avant qu'on finisse tout par pleurer, je vous propose de nous aimer tous et d'arrêter de prendre la vie du voisin pour un conte de fées idyllique avec des poissons chats qui viennent lui caresser les pieds en lui servant des churros au Nutella.
Et si jamais c'est pas encore fait, je vous invite fortement à voir cette excellente série : Black Mirror (*cf la photo qui illustre mon article). C'est ma deuxième série préférée après Six Feet Under, et Dieu sait qu'il m'en faut avant que j'apprécie une série...
Allez, salut !
Ce matin en parcourant frénétiquement mon smartphone au réveil (oui cette chose est vraiment une saloperie, je me rassure en me disant que j'ai des périodes loin de ce truc) (vous saviez d'ailleurs que la relation qu'on entretient avec son smartphone est la même que la relation amoureuse, enfin pour le cerveau ce sont les mêmes zones qui s'éclairent quand on l'a à côté de soi ou justement quand on l'a oublié quelque part et que tout son monde est des peupliers)
![]() |
| *Comme dirait très justement Soprovincious : Rollmops© |
Donc ce matin, en parcourant les photos d'inconnus, de gens connus, des photos moches, des photos jolies, des photos sans intérêt aucun, j'ai lu un commentaire sous une photo "Comme j'aimerais avoir ta vie".
Comme j'aimerais avoir ta vie. Si c'est pas terrorisant de lire ça de bon matin.
C'est étrange mais je vivrais pas ça très bien d'avoir quelqu'un qui écrit ça sous une de mes photos. Être responsable, en partie, du désoeuvrement d'une personne c'est violent.
Ça me fait sacrement réfléchir tout ça, le rôle qu'internet joue dans nos vies. La façon dont ça façonne nos pensées, nos choix, nos tristesses, nos joies...
Comme toujours internet n'est qu'un outil et comme toujours il y a des humains derrière. Des gens avec des vies pourries, des vies chouettes, des vies normales, des gens qui ont tout à prouver, des gens très seuls, des gens heureux, tristes, des gens cons. Internet n'est que la somme de nos utilisations finalement. Il dépend de nous.
J'aime beaucoup internet, enfin j'aime beaucoup l'internet que je me suis créée. Les gens que j'y fréquente pour le boulot, le plaisir, l'échange, les blagues. Je dis toujours très justement "Les Internets", car il y a autant d'internet qu'il y a de personnes cachées derrière un pseudo, une photo, un mot.
Mais sans s'en rendre compte, souvent on creuse un peu plus fort les fossés qui existent déjà dans la vraie vie. Internet c'est quand même un générateur de dépression, suicide, folie et de cons.
Oui y'a des choses chouettes aussi. Mais c'est comme le chocolat hein, y'a du magnésium dedans c'est bon pour notre corps, mais y'a aussi un sacré paquet de saloperies absolument dégueulasses pour notre organisme. Alors un moment faut prendre en compte tout ça et se responsabiliser la bite.
On voudrait nous faire croire aux paillettes et aux licornes, mais internet c'est la réalité (ouais désolay pour la grosse révélation), et parfois sous derrière de jolies photos Instagram, la réalité est très moche. On a tous à un moment donné des vies très pourries. Oui même toi, et toi et encore toi et moi aussi.
Alors, avant qu'on finisse tout par pleurer, je vous propose de nous aimer tous et d'arrêter de prendre la vie du voisin pour un conte de fées idyllique avec des poissons chats qui viennent lui caresser les pieds en lui servant des churros au Nutella.
Et si jamais c'est pas encore fait, je vous invite fortement à voir cette excellente série : Black Mirror (*cf la photo qui illustre mon article). C'est ma deuxième série préférée après Six Feet Under, et Dieu sait qu'il m'en faut avant que j'apprécie une série...
Allez, salut !
Libellés :
atMOTsphére,
Blagueuse Mo(t)de,
motblosphère
vendredi 7 février 2014
Parenthèse
Parenthèse : du grec, action de mettre à coté.
Ces jours où on se sent un peu petit, un peu vulnérable, on aimerait qu'une main chaude et rassurante nous attrape et qu'elle nous dise simplement "Chut, ça ira".
Ces jours où on est lasse de regarder le verre à moitié plein. Parce qu'on trouve que le vide de ce verre est un peu trop douloureux.
Ces jours-là, ces jours où on se cogne un peu trop fort à notre existence.
Chaque année, à la même période, ces jours-là débordent un peu trop. Le manque de soleil qu'ils disent. Mais moi je sais que c'est le mal de mère qui surgit. On a beau faire des thérapies, grandir, accepter, c'est toujours douloureux de faire le deuil d'une relation qu'on aura plus jamais. Que je n'aurai plus jamais.
Devoir composer sa vie en permanence avec des manques et des absences, parfois c'est trop loup à porter seule.
Alors on attend, parce qu'on sait bien que ça passe. Tout passe avec le temps. Rien n'est grave.
Mais trois fois rien, c'est déjà beaucoup trop.
C'est toujours pire ailleurs, qu'ils disent. Mais ailleurs on s'en fiche, on est coincé là, avec nous-même. Et parfois c'est bien assez pour un chagrin. Alors on attend. Parce qu'on sait que bientôt c'est le printemps.
Et c'est déjà moins que rien.
Ces jours où on se sent un peu petit, un peu vulnérable, on aimerait qu'une main chaude et rassurante nous attrape et qu'elle nous dise simplement "Chut, ça ira".
Ces jours où on est lasse de regarder le verre à moitié plein. Parce qu'on trouve que le vide de ce verre est un peu trop douloureux.
Ces jours-là, ces jours où on se cogne un peu trop fort à notre existence.
Chaque année, à la même période, ces jours-là débordent un peu trop. Le manque de soleil qu'ils disent. Mais moi je sais que c'est le mal de mère qui surgit. On a beau faire des thérapies, grandir, accepter, c'est toujours douloureux de faire le deuil d'une relation qu'on aura plus jamais. Que je n'aurai plus jamais.
Devoir composer sa vie en permanence avec des manques et des absences, parfois c'est trop loup à porter seule.
Alors on attend, parce qu'on sait bien que ça passe. Tout passe avec le temps. Rien n'est grave.
Mais trois fois rien, c'est déjà beaucoup trop.
C'est toujours pire ailleurs, qu'ils disent. Mais ailleurs on s'en fiche, on est coincé là, avec nous-même. Et parfois c'est bien assez pour un chagrin. Alors on attend. Parce qu'on sait que bientôt c'est le printemps.
Et c'est déjà moins que rien.
mardi 28 janvier 2014
Interrogation partielle
Interrogation partielle : à la différence de l'interrogation totale
Mantes-Station. Avant dernier arrêt.
J'ai toujours entendu que Mantes-la-Jolie c'était la grande banlieue qui fait peur.
Mais comme j'aime bien me faire l'idée des choses moi-même, j'ai décidé d'aller voir ça de mes yeux.
Non je ne vais pas à Mantes-la-Jolie pour me balader, j'y vais pour travailler, parfois.
Il faut presque 2h porte à porte pour y aller, et beaucoup de minutes à courir pour attraper le train. Oui il faut prendre un train.
La première fois que j'ai pris ce train j'avais les chocottes. Je pensais que j'allais me faire violer et découper en morceaux, puis qu'on donnerait mon corps à manger à des caniches. Je vous ai déjà dit que j'aime pas beaucoup les chiens et que je déteste particulièrement les Caniches ? Enfin je crois que ce que je déteste le plus ce sont les Yorkshires.
Quand j'en vois dans la rue, j'ai envie de l'écraser, c'est viscéral.
Bon, j'ai survécu, personne ne m'a découpée en morceaux. Ni même parlé. Ni même regardée.
Je descends à Mantes-Station quand je viens de Paris. Quand je fais le retour je pars de Mantes-la-Jolie. La différence s'explique par le terme "train direct".
Il faut bien marcher 10 minutes pour arriver à destination. Je dois traverser un carrefour et marcher sur le même trottoir presque tout le long. À chaque fois que je suis sur ce trottoir je longe plusieurs commerces. la plupart de ces commerces sont des pompes funèbres.
À chaque fois je m'arrête devant pour regarder les vitrines. Je trouve les tombes très cheap. La dernière fois que je suis passée y'avait une tombe en marbre avec un banc minuscule sculpté dessus. Je me suis demandée qui pourrait bien s'assoir sur un tout petit banc, sur une tombe. Personnellement, quand j'étais petite et que j'allais au cimetière, je faisais très attention de ne pas marcher sur les tombes des gens morts. J'étais terrorisée à l'idée de les écraser et de les tuer une seconde fois.
Du coup je faisais très attention où je mettais mes pieds, alors je m'imagine pas une seconde marcher sur tombe pour m'assoir sur un tout petit banc.
En fait les pompes funèbres c'est comme les fleuristes. C'est lugubres, gris, tristes et ça ne donne pas envie de voir à l'intérieur. Notez que je peux comprendre la raison pour les pompes funèbres.
La dernière fois que je suis passée devant, j'ai eu envie de rentrer à l'intérieur. Parler de ma propre mort avec un expert dans le domaine.
J'ai d'ailleurs repensé à cette série si parfaite : Six Fee Under. Mais j'ai abandonné l'idée, je n'arrive pas à savoir si je voudrais qu'on m'enterre ou qu'on me brûle.
Je me sens pas prête à me faire bouffer pas les vers, et j'ai pas envie d'être brûlée non plus. L'idée qu'on disperse mes cendres avec plein d'inconnus ça me fait le même effet que rester une heure dans le métro collé serré avec des inconnus qui puent.
Du coup je suis pas très avancée sur la façon dont j'aimerais qu'on s'occupe de moi après ma vie. En même temps je trouve ça affreux de laisser cette lourde tâche aux vivants.
En attendant de prendre une décision : les vers, les inconnus ou les Caniches. J'ai passé un accord avec moi-même. Ne pas mourir tout de suite et revenir plus souvent à Mantes-la-Jolie.
Mantes-Station. Avant dernier arrêt.
J'ai toujours entendu que Mantes-la-Jolie c'était la grande banlieue qui fait peur.
Mais comme j'aime bien me faire l'idée des choses moi-même, j'ai décidé d'aller voir ça de mes yeux.
Non je ne vais pas à Mantes-la-Jolie pour me balader, j'y vais pour travailler, parfois.
Il faut presque 2h porte à porte pour y aller, et beaucoup de minutes à courir pour attraper le train. Oui il faut prendre un train.
La première fois que j'ai pris ce train j'avais les chocottes. Je pensais que j'allais me faire violer et découper en morceaux, puis qu'on donnerait mon corps à manger à des caniches. Je vous ai déjà dit que j'aime pas beaucoup les chiens et que je déteste particulièrement les Caniches ? Enfin je crois que ce que je déteste le plus ce sont les Yorkshires.
Quand j'en vois dans la rue, j'ai envie de l'écraser, c'est viscéral.
Bon, j'ai survécu, personne ne m'a découpée en morceaux. Ni même parlé. Ni même regardée.
Je descends à Mantes-Station quand je viens de Paris. Quand je fais le retour je pars de Mantes-la-Jolie. La différence s'explique par le terme "train direct".
Il faut bien marcher 10 minutes pour arriver à destination. Je dois traverser un carrefour et marcher sur le même trottoir presque tout le long. À chaque fois que je suis sur ce trottoir je longe plusieurs commerces. la plupart de ces commerces sont des pompes funèbres.
À chaque fois je m'arrête devant pour regarder les vitrines. Je trouve les tombes très cheap. La dernière fois que je suis passée y'avait une tombe en marbre avec un banc minuscule sculpté dessus. Je me suis demandée qui pourrait bien s'assoir sur un tout petit banc, sur une tombe. Personnellement, quand j'étais petite et que j'allais au cimetière, je faisais très attention de ne pas marcher sur les tombes des gens morts. J'étais terrorisée à l'idée de les écraser et de les tuer une seconde fois.
Du coup je faisais très attention où je mettais mes pieds, alors je m'imagine pas une seconde marcher sur tombe pour m'assoir sur un tout petit banc.
En fait les pompes funèbres c'est comme les fleuristes. C'est lugubres, gris, tristes et ça ne donne pas envie de voir à l'intérieur. Notez que je peux comprendre la raison pour les pompes funèbres.
La dernière fois que je suis passée devant, j'ai eu envie de rentrer à l'intérieur. Parler de ma propre mort avec un expert dans le domaine.
J'ai d'ailleurs repensé à cette série si parfaite : Six Fee Under. Mais j'ai abandonné l'idée, je n'arrive pas à savoir si je voudrais qu'on m'enterre ou qu'on me brûle.
Je me sens pas prête à me faire bouffer pas les vers, et j'ai pas envie d'être brûlée non plus. L'idée qu'on disperse mes cendres avec plein d'inconnus ça me fait le même effet que rester une heure dans le métro collé serré avec des inconnus qui puent.
Du coup je suis pas très avancée sur la façon dont j'aimerais qu'on s'occupe de moi après ma vie. En même temps je trouve ça affreux de laisser cette lourde tâche aux vivants.
En attendant de prendre une décision : les vers, les inconnus ou les Caniches. J'ai passé un accord avec moi-même. Ne pas mourir tout de suite et revenir plus souvent à Mantes-la-Jolie.
Libellés :
(M)eau de vie,
atMOTsphére,
Mo(r)t,
Mot caché
vendredi 10 janvier 2014
S'écouler
S'écouler : passer, disparaître au fur et à mesure. (source : l'internaute)
Une année s'est écoulée. Je me souviens d'avoir fêté son arrivée dans une maison perdue avec beaucoup de champagne. Je me souviens m'être assise dehors dans le froid pour fumer une cigarette, devant le panneau Germaine.
Je me souviens de cette immense boule au ventre. Celle de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur, de tout perdre.
Et l'année a commencé. À ma plus grande surprise, c'était une très belle année. J'ai été à la hauteur et tellement plus.
Je suis partie en voyage, loin, j'ai réalisé à quel point c'était bon d'être avec des gens qu'on aime et qui nous aiment aussi.
De pouvoir profiter de chaque minute. De retomber en amour. De prendre des grandes décisions de vie.
Cette année a été celle du non, j'ai appris à dire non, à ne plus vouloir me trimballer des trucs nocifs et dégueulasses, à ne plus arrondir les angles à tout prix, à ne plus porter l'importable.
Et j'ai découvert que finalement c'est agréable, aussi. C'est bien d'être aussi portée par les autres, d'être encouragée, d'être dans un truc réciproque.
Cette année c'était aussi les adieux de mon grand-père. En partant il nous a fait cadeau de vivre un grand moment d'amour et de fous-rire entre quelques larmes. Il est parti dans les chants corses et les cendres. Pour la première fois, la carte de mon anniversaire était signée que d'une seule main.
Cette année c'était l'année du théâtre et de sa fin aussi.
Cette année c'était celle de nos 58 ans. Et des derniers moments passés avant la fermeture de ce restaurant que nous avons tellement aimé.
Cette année c'était celle de la tendresse, beaucoup de tendresse. C'était celle des jolies rencontres. De moments rigolos. C'était celle du nouveau lit, de la nouvelle voiture.
C'était l'année de de la môme, sa rentrée, ses premiers souvenirs, sa première chorale.
Cette année, c'était aussi une année de calme et de solitude et au plus grand étonnement de mon entourage : j'ai adoré. Finalement j'ai plus peur de me retrouver seule.
Cette année est passée bien trop vite.
Cette année c'est celle où j'ai enfin grandi (je fais donc maintenant des articles cul-cul)
(Nous sommes d'accord qu'il manque bien trop de moments chouettes dans cette vidéo) (oui j'ai fait une vidéo Flipagaram, application que je trouve géniale) (musique : Benny Sings/ Big Brown Eyes)
Bisou
Une année s'est écoulée. Je me souviens d'avoir fêté son arrivée dans une maison perdue avec beaucoup de champagne. Je me souviens m'être assise dehors dans le froid pour fumer une cigarette, devant le panneau Germaine.
Je me souviens de cette immense boule au ventre. Celle de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur, de tout perdre.
Et l'année a commencé. À ma plus grande surprise, c'était une très belle année. J'ai été à la hauteur et tellement plus.
Je suis partie en voyage, loin, j'ai réalisé à quel point c'était bon d'être avec des gens qu'on aime et qui nous aiment aussi.
De pouvoir profiter de chaque minute. De retomber en amour. De prendre des grandes décisions de vie.
Cette année a été celle du non, j'ai appris à dire non, à ne plus vouloir me trimballer des trucs nocifs et dégueulasses, à ne plus arrondir les angles à tout prix, à ne plus porter l'importable.
Et j'ai découvert que finalement c'est agréable, aussi. C'est bien d'être aussi portée par les autres, d'être encouragée, d'être dans un truc réciproque.
Cette année c'était aussi les adieux de mon grand-père. En partant il nous a fait cadeau de vivre un grand moment d'amour et de fous-rire entre quelques larmes. Il est parti dans les chants corses et les cendres. Pour la première fois, la carte de mon anniversaire était signée que d'une seule main.
Cette année c'était l'année du théâtre et de sa fin aussi.
Cette année c'était celle de nos 58 ans. Et des derniers moments passés avant la fermeture de ce restaurant que nous avons tellement aimé.
Cette année c'était celle de la tendresse, beaucoup de tendresse. C'était celle des jolies rencontres. De moments rigolos. C'était celle du nouveau lit, de la nouvelle voiture.
C'était l'année de de la môme, sa rentrée, ses premiers souvenirs, sa première chorale.
Cette année, c'était aussi une année de calme et de solitude et au plus grand étonnement de mon entourage : j'ai adoré. Finalement j'ai plus peur de me retrouver seule.
Cette année est passée bien trop vite.
Cette année c'est celle où j'ai enfin grandi (je fais donc maintenant des articles cul-cul)
(Nous sommes d'accord qu'il manque bien trop de moments chouettes dans cette vidéo) (oui j'ai fait une vidéo Flipagaram, application que je trouve géniale) (musique : Benny Sings/ Big Brown Eyes)
Bisou
mardi 5 novembre 2013
Relation
Relation : du latin "relatio". Récit, narration.
Prologue : L'autre jour, je débattais sur la langue française, et sur l'intérêt de connaître l'origine des mots que nous prononçons.
Souvent quand je choisis un titre, c'est lui qui me porte sur mon billet. Je dois reconnaître qu'aujourd'hui c'est particulièrement le cas. Finalement, tu as raison, il est toujours intéressant de savoir d'où vient le chemin, ça nous permet de savoir où nous allons.
J'ai commencé mon rattrapage du 7ème art.
J'ai vu Alabama Monroe.
Je préviens tout de suite je ne suis pas critique de cinéma. Et c'est pas un article dans ce sens.
La relation qu'on a à l'autre, ce qui qui nous lie tellement fort et qui peut tout détruire. C'est ainsi que je résume ce film.
Il m'a terriblement bouleversée. Je l'ai trouvé horrible. Insupportable. Je n'ai jamais vu un film qui traite aussi brillamment de la relation du couple et de sa destruction totale. Je dois reconnaître que j'ai une adoration pour les films qui traitent des sentiments, qui nous décortiquent dans tous les sens. J'aime les films lents, avec des peintures dégoulinantes de sentiments. Mais pas de bons sentiments. Les films belges, me bluffent. À chaque fois que j'en vois un, je le trouve grandiose.
Ce film a eu un effet positif, j'ai énormément pensé à mes parents. Je me suis souvenue de mes parents face au même combat. Avec la même fin. Et je les ai aimés encore plus fort.
Je me souviens d'avoir été témoin de la destruction totale de leur couple face à la même maladie. Au même âge.
J'avais des yeux d'enfant. Aujourd'hui quand les souvenirs remontent, j'ai cette impression de suffocation.
Exactement la même impression en voyant ce film. On suffoque.
La relation qu'on a à l'autre est terrible. Elle permet les plus belles choses, donner la vie (la liste est ouverte, donner la vie n'est pas l'unique sens d'une vie mais c'est le sujet ici) et en donnant cette vie, on lui donne aussi la mort.
Elle arrive parfois bien trop tôt. Et le couple doit faire faire face.
Dans le cas de ce film, et dans le cas de ma vie, ils ne font pas face, ils s'accrochent aux bords, ils survivent.
Dans le film, la fin est à la fois d'une tristesse absolue, mais salvateur pour le spectateur, la suffocation prend fin.
Dans le cas de ma vie, la vie a continué. Ce qu'il y a de merveilleux dans un film c'est qu'il n'y a pas d'après. On peut enfin reprendre son souffle.
Dans la réalité il y a un après. La vie a continué, comme elle a pu. Il y a eu avant et après. Je n'ai jamais retrouvé mes parents comme avant. Et ils ne se sont jamais retrouvés comme avant.
Je n'ai jamais retrouvé ma place. Elle avait disparu. Je suis devenue la seconde. Ma relation à cette troisième place, avait en apparence disparue. Pourtant je l'ai retrouvée dans beaucoup de mes relations. Aucun de nous n'a pu retrouver cet avant, on a brodé nos vies autour de cette disparition.
Dans le film, les oiseaux sont venus. Une pie a frappé à la fenêtre. D'ailleurs ce moment du film est très beau, très intense.
Dans ma vie ils sont aussi venus. J'ai la photo d'une pie, vivante, sur un lit, dans une chambre d'enfant. Elle avait dans son bec un jouet d'enfant. Elle avait attrapé dans cette caisse le seul jouet lui appartenant.
Dans le film les acteurs excellent dans leurs rôles. Dans ma vie, mes parents n'avaient pas de script.
Dans ce film la musique est très belle, très triste. Dans ma vie aussi.
Dans ce film le réalisateur s'appelle Félix. Dans ma vie aussi.
La relation, c'est le récit d'une vie.
Prologue : L'autre jour, je débattais sur la langue française, et sur l'intérêt de connaître l'origine des mots que nous prononçons.
Souvent quand je choisis un titre, c'est lui qui me porte sur mon billet. Je dois reconnaître qu'aujourd'hui c'est particulièrement le cas. Finalement, tu as raison, il est toujours intéressant de savoir d'où vient le chemin, ça nous permet de savoir où nous allons.
![]() |
| Alabama Monroe (The Broken circle breakdown) |
J'ai commencé mon rattrapage du 7ème art.
J'ai vu Alabama Monroe.
Je préviens tout de suite je ne suis pas critique de cinéma. Et c'est pas un article dans ce sens.
La relation qu'on a à l'autre, ce qui qui nous lie tellement fort et qui peut tout détruire. C'est ainsi que je résume ce film.
Il m'a terriblement bouleversée. Je l'ai trouvé horrible. Insupportable. Je n'ai jamais vu un film qui traite aussi brillamment de la relation du couple et de sa destruction totale. Je dois reconnaître que j'ai une adoration pour les films qui traitent des sentiments, qui nous décortiquent dans tous les sens. J'aime les films lents, avec des peintures dégoulinantes de sentiments. Mais pas de bons sentiments. Les films belges, me bluffent. À chaque fois que j'en vois un, je le trouve grandiose.
Ce film a eu un effet positif, j'ai énormément pensé à mes parents. Je me suis souvenue de mes parents face au même combat. Avec la même fin. Et je les ai aimés encore plus fort.
Je me souviens d'avoir été témoin de la destruction totale de leur couple face à la même maladie. Au même âge.
J'avais des yeux d'enfant. Aujourd'hui quand les souvenirs remontent, j'ai cette impression de suffocation.
Exactement la même impression en voyant ce film. On suffoque.
La relation qu'on a à l'autre est terrible. Elle permet les plus belles choses, donner la vie (la liste est ouverte, donner la vie n'est pas l'unique sens d'une vie mais c'est le sujet ici) et en donnant cette vie, on lui donne aussi la mort.
Elle arrive parfois bien trop tôt. Et le couple doit faire faire face.
Dans le cas de ce film, et dans le cas de ma vie, ils ne font pas face, ils s'accrochent aux bords, ils survivent.
Dans le film, la fin est à la fois d'une tristesse absolue, mais salvateur pour le spectateur, la suffocation prend fin.
Dans le cas de ma vie, la vie a continué. Ce qu'il y a de merveilleux dans un film c'est qu'il n'y a pas d'après. On peut enfin reprendre son souffle.
Dans la réalité il y a un après. La vie a continué, comme elle a pu. Il y a eu avant et après. Je n'ai jamais retrouvé mes parents comme avant. Et ils ne se sont jamais retrouvés comme avant.
Je n'ai jamais retrouvé ma place. Elle avait disparu. Je suis devenue la seconde. Ma relation à cette troisième place, avait en apparence disparue. Pourtant je l'ai retrouvée dans beaucoup de mes relations. Aucun de nous n'a pu retrouver cet avant, on a brodé nos vies autour de cette disparition.
Dans le film, les oiseaux sont venus. Une pie a frappé à la fenêtre. D'ailleurs ce moment du film est très beau, très intense.
Dans ma vie ils sont aussi venus. J'ai la photo d'une pie, vivante, sur un lit, dans une chambre d'enfant. Elle avait dans son bec un jouet d'enfant. Elle avait attrapé dans cette caisse le seul jouet lui appartenant.
Dans le film les acteurs excellent dans leurs rôles. Dans ma vie, mes parents n'avaient pas de script.
Dans ce film la musique est très belle, très triste. Dans ma vie aussi.
Dans ce film le réalisateur s'appelle Félix. Dans ma vie aussi.
La relation, c'est le récit d'une vie.
mardi 8 octobre 2013
Les filles à...
Les filles à : les jolies créations de Natacha Birds (source : les rencontres chouettes de l'internet mondial)
J'ai été invitée par Natacha Birds pour découvrir La (Petite) Boutique. Un lieu adorable où Natacha vend ses filles à...
Une petite boutique décorée pour l'occasion, avec un buffet totalement girly, à l'image de Natacha.
Dans cette petite boutique on retrouve l'univers de Natacha et des filles à.
Elles sont déclinées en mugs, petits carnets, badges, vêtements... Et il y a même ses petits bijoux mignons créés en collaboration avec Julie des Caprices de la Baronne.
Les filles à c'est une jolie petite histoire, une histoire que j'ai eu la chance de découvrir à ses débuts, sur internet. Et c'était encore plus chouette de pouvoir être là aussi pour la de la suite de cette belle aventure ! Et en plus, de repartir les mains chargées de cadeaux !
Je suis toujours admirative des personnes qui entreprennent et réalisent leurs rêves, alors encore un grand bravo à toi Natacha <3
Et en exclu, ma fille à... Aubergine (avec des vrais sourcils)
J'ai été invitée par Natacha Birds pour découvrir La (Petite) Boutique. Un lieu adorable où Natacha vend ses filles à...
Une petite boutique décorée pour l'occasion, avec un buffet totalement girly, à l'image de Natacha.
Dans cette petite boutique on retrouve l'univers de Natacha et des filles à.
Elles sont déclinées en mugs, petits carnets, badges, vêtements... Et il y a même ses petits bijoux mignons créés en collaboration avec Julie des Caprices de la Baronne.
Les filles à c'est une jolie petite histoire, une histoire que j'ai eu la chance de découvrir à ses débuts, sur internet. Et c'était encore plus chouette de pouvoir être là aussi pour la de la suite de cette belle aventure ! Et en plus, de repartir les mains chargées de cadeaux !
Je suis toujours admirative des personnes qui entreprennent et réalisent leurs rêves, alors encore un grand bravo à toi Natacha <3
- Retrouvez La (Petite) Boutique au 18 rue Meslay-75003 Paris
- Pour découvrir toutes Les filles à c'est par ici
Et en exclu, ma fille à... Aubergine (avec des vrais sourcils)
vendredi 16 août 2013
Vacances
Vacances : violence ?
Ma fille s'en va.
Toute seule.
Pendant une semaine elle sera loin de moi. Ça fait donc 15 jours que je dors mal, tourne en rond dans mes pensées et imagine le pire.
Pourtant on a déjà été séparé quelques jours. Mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi, il faut que je pense au pire. Peut-être qu'en énumérant toutes les choses les plus horribles, elles n'arriveront pas. Comme une forme de vaudou.
Puis c'est l'été, et c'est pas la saison que je préfère. Oui j'ai souvent eu une vie chaotique en été. Et encore je le trouve vachement mignon/joli/choupi le mot chaotique pour décrire les étés de l'enfer que j'ai pu passer. Mais j'avais la mer. Pas ma mère. Faible lot de consolation. Une histoire d'air tout ça.
Ma fille s'en va à la mer, sans sa mère. Je suis terrorisée vous savez, j'ai l'impression d'avoir une cage à l'interieur de moi, avec des bêtes féroces prêtent à me manger de l'interieur. Et je me force de ne pas les laisser sortir.
Je me retiens, je m'empêche de ne pas laisser sortir mes démons, parce que je veux que ma fille puisse vivre sa vie, oui même à presque trois ans. On a une vie à vivre à chaque instant. Je veux qu'elle puisse être sans moi.
Dans le pire des cas, elle peut aussi passer une très bonne semaine. Envisageons-le.
Respire.
Ma fille s'en va.
Toute seule.
Pendant une semaine elle sera loin de moi. Ça fait donc 15 jours que je dors mal, tourne en rond dans mes pensées et imagine le pire.
Pourtant on a déjà été séparé quelques jours. Mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi, il faut que je pense au pire. Peut-être qu'en énumérant toutes les choses les plus horribles, elles n'arriveront pas. Comme une forme de vaudou.
Puis c'est l'été, et c'est pas la saison que je préfère. Oui j'ai souvent eu une vie chaotique en été. Et encore je le trouve vachement mignon/joli/choupi le mot chaotique pour décrire les étés de l'enfer que j'ai pu passer. Mais j'avais la mer. Pas ma mère. Faible lot de consolation. Une histoire d'air tout ça.
Ma fille s'en va à la mer, sans sa mère. Je suis terrorisée vous savez, j'ai l'impression d'avoir une cage à l'interieur de moi, avec des bêtes féroces prêtent à me manger de l'interieur. Et je me force de ne pas les laisser sortir.
Je me retiens, je m'empêche de ne pas laisser sortir mes démons, parce que je veux que ma fille puisse vivre sa vie, oui même à presque trois ans. On a une vie à vivre à chaque instant. Je veux qu'elle puisse être sans moi.
Dans le pire des cas, elle peut aussi passer une très bonne semaine. Envisageons-le.
Respire.
lundi 29 juillet 2013
Rodolphe
Rodolphe : Le bébé palourde. (source : mon WE à la mer)
Ce Week-End je suis allée à la mer. C'était cool, même qu'il a plu.
Je suis allée à la mer où y'a des poissons et coquillages et des marées, pas la flaque de pipi-crème-monoï-beignet de la méditerranée.
Il y a eu une session pêche à la palourdes. J'ai donc découvert ce qu'était que des palourdes. Notez que peut être c'était pas des palourdes, ouais j'ai pas passé un bac option crustacés/fruits de mer.
Il y avait un énorme seau de palourdes qui trainait dans la cuisine. En fait des palourdes c'est comme un escargot sauf que ça te crache dessus quand tu les prends dans ta main. Pendant deux jours j'aijoué avec essayé de créer une relation avec mes palourdes. C'est ici que j'ai alors rencontré Rodolphe le bébé palourde (je donne des noms à tout ce qui entoure ma vie, le nouvel aspirateur de mon mec s'appelle Aziz mais paraitrait-il que c'est pas politiquement correct donc on m'a proposé Jean-Aziz).
Quand j'ai compris que ma belle-soeur aller faire rôtir toute la famille de Rodolphe, j'étais très triste et un peu fâchée contre cette violence. J'ai donc sauvé Rodolphe, et j'ai eu l'idée de le rapporter comme cadeau à ma collègue de bureau qui voulait que je lui ramène un cadeau. Je nous voyais déjà élever Rodolphe dans notre bureau et lui faire lire les derniers articles du Courrier des échos .
Finalement j'ai bouffé toute la famille de Rodolphe, c'était d'ailleurs un délice, ma belle soeur cuisine bien les palourdes. Je me sentais un peu meurtrière, du coup j'ai gardé des coques de palourdes pour faire castagnettes et ainsi accompagner Rodolphe dans sa nouvelle vie. Puis ça faisait plein de cadeaux pour ma collègue.
Quand j'ai pris la décision de faire des castagnettes avec les palourdes, peut être, je dis bien, peut être, que j'étais un peu alcoolisée.
J'ai rangé tout mon butin dans mon sac à main et j'ai poursuivi mon WE.
(Voici la séquence émotion de ce billet, Rodolphe et sa famille qui me crache dessus)
Ce matin en allant travailler, je trouvais que ça puait grave. Pourtant j'avais mis du déo, j'étais lavée. Puis dans le métro le matin, ça sent jamais très bon.
Toujours est-il que je me suis souvenue de la phrase de ma belle soeur : "Tu sais que Rodolphe dans ton sac il va puer, en plus de lui offrir une mort horrible par étouffement du sac plastique". Tu parles elle était juste pas contente qu'il manque une palourde au repas !
Puis j'ai ouvert mon sac à main et j'ai mis mon nez dedans. J'ai failli mourir d'asphyxie. Ce con de Rodolphe était mort vivant dans mon sac.
Du coup ce matin quand j'ai offert mes castagnettes et le cadavre de Rodolphe à ma collègue elle a tout mis à la poubelle. C'était pas très sympa.
Heureusement je lui ai rapporté un coquillage qui fait le bruit de la mer.
Bisou
Aubergine
(PS : A l'heure où j'écris les dernières lignes de ce billet ma collègue a rapporté de son voyage au McDo une sauce ketchup, je crois que je vais récupérer Rodolphe dans la poubelle)
Ce Week-End je suis allée à la mer. C'était cool, même qu'il a plu.
Je suis allée à la mer où y'a des poissons et coquillages et des marées, pas la flaque de pipi-crème-monoï-beignet de la méditerranée.
Il y a eu une session pêche à la palourdes. J'ai donc découvert ce qu'était que des palourdes. Notez que peut être c'était pas des palourdes, ouais j'ai pas passé un bac option crustacés/fruits de mer.
Il y avait un énorme seau de palourdes qui trainait dans la cuisine. En fait des palourdes c'est comme un escargot sauf que ça te crache dessus quand tu les prends dans ta main. Pendant deux jours j'ai
| Rodolphe le bébé palourde. |
Quand j'ai compris que ma belle-soeur aller faire rôtir toute la famille de Rodolphe, j'étais très triste et un peu fâchée contre cette violence. J'ai donc sauvé Rodolphe, et j'ai eu l'idée de le rapporter comme cadeau à ma collègue de bureau qui voulait que je lui ramène un cadeau. Je nous voyais déjà élever Rodolphe dans notre bureau et lui faire lire les derniers articles du Courrier des échos .
Finalement j'ai bouffé toute la famille de Rodolphe, c'était d'ailleurs un délice, ma belle soeur cuisine bien les palourdes. Je me sentais un peu meurtrière, du coup j'ai gardé des coques de palourdes pour faire castagnettes et ainsi accompagner Rodolphe dans sa nouvelle vie. Puis ça faisait plein de cadeaux pour ma collègue.
Quand j'ai pris la décision de faire des castagnettes avec les palourdes, peut être, je dis bien, peut être, que j'étais un peu alcoolisée.
J'ai rangé tout mon butin dans mon sac à main et j'ai poursuivi mon WE.
(Voici la séquence émotion de ce billet, Rodolphe et sa famille qui me crache dessus)
Ce matin en allant travailler, je trouvais que ça puait grave. Pourtant j'avais mis du déo, j'étais lavée. Puis dans le métro le matin, ça sent jamais très bon.
Toujours est-il que je me suis souvenue de la phrase de ma belle soeur : "Tu sais que Rodolphe dans ton sac il va puer, en plus de lui offrir une mort horrible par étouffement du sac plastique". Tu parles elle était juste pas contente qu'il manque une palourde au repas !
Puis j'ai ouvert mon sac à main et j'ai mis mon nez dedans. J'ai failli mourir d'asphyxie. Ce con de Rodolphe était mort vivant dans mon sac.
Du coup ce matin quand j'ai offert mes castagnettes et le cadavre de Rodolphe à ma collègue elle a tout mis à la poubelle. C'était pas très sympa.
Heureusement je lui ai rapporté un coquillage qui fait le bruit de la mer.
Bisou
Aubergine
(PS : A l'heure où j'écris les dernières lignes de ce billet ma collègue a rapporté de son voyage au McDo une sauce ketchup, je crois que je vais récupérer Rodolphe dans la poubelle)
jeudi 25 juillet 2013
Joe, le Taxi
Joe le taxi : J'aime pas Vanessa Paradis. Mais plus Djonny.
En lisant ce tumblr je repense à un histoire un peu étrange.
C'était il y a 4 ans, mon premier Noël parisien, concours de circonstances je me retrouve seule ce jour là. Un 24 décembre seule à Noël, les uns partis au soleil, les autres dans leur belle famille... et pour vous dire, on est pas une famille très Noël.
Mais voilà qu'une bande de rigolos que je connais depuis peu me propose de fêter le Noël des gens seuls, on est les exclus du Noël, parce qu'elle aime une fille, parce que chacun voit Dieu à sa porte. C'est alors que je me retrouve entourée de musique rail pardon je voulais dire Rai, de mots qui fusent dans une langue étrangère, de couscous, de tajine accompagnés d'huitres. Un drôle de mélange, un drôle de Noël, un Noël qui me ressemble. Je n'oublie pas de boire, beaucoup, et de rire aussi.
Mais voilà qu'il est 4h du matin, j'ai envie de partir, je ne veux pas rester dormir, je voudrais me retrouver seule et me souvenir. Alors finalement on me donne de l'argent pour un taxi, je suis alcoolisé, seule à Crimé un 24 décembre, j'ai même pas peur. Je trouve un parapluie, mais pas de Taxi. Et là comme un miracle un Taxi passe devant moi. La chance inespérée. C'est pas Ryan non plus. Mais je m'en contente.
J'ai un peu de chemin, et je ne me souviens plus comment ça se passe, mais je l'entends me dire : "Vous savez on se croisera surement qu'une fois, alors..."
Alors, je me mets à tout lui raconter, je regarde la pluie, je pleure, je rigole, je sens le vin et je lui raconte ce qu'il m'a fait, ce qu'ils m'ont fait, ce que j'ai perdu, pourquoi je me suis partie, pourquoi j'ai l'impression que jamais je trouverais un peu de calme.
Il ne doit pas être loin de 5h du matin, il pleut, je ferme la porte du taxi et mes casseroles avec. Il pleut, j'ai un parapluie. Je me sens légère. Fatigué. Vidée.
Un 24 décembre, un parfait inconnu m'a offert le cadeau de prendre avec lui un peu de mes casseroles.
Bisous les enfants.
En lisant ce tumblr je repense à un histoire un peu étrange.
C'était il y a 4 ans, mon premier Noël parisien, concours de circonstances je me retrouve seule ce jour là. Un 24 décembre seule à Noël, les uns partis au soleil, les autres dans leur belle famille... et pour vous dire, on est pas une famille très Noël.
Mais voilà qu'une bande de rigolos que je connais depuis peu me propose de fêter le Noël des gens seuls, on est les exclus du Noël, parce qu'elle aime une fille, parce que chacun voit Dieu à sa porte. C'est alors que je me retrouve entourée de musique rail pardon je voulais dire Rai, de mots qui fusent dans une langue étrangère, de couscous, de tajine accompagnés d'huitres. Un drôle de mélange, un drôle de Noël, un Noël qui me ressemble. Je n'oublie pas de boire, beaucoup, et de rire aussi.
Mais voilà qu'il est 4h du matin, j'ai envie de partir, je ne veux pas rester dormir, je voudrais me retrouver seule et me souvenir. Alors finalement on me donne de l'argent pour un taxi, je suis alcoolisé, seule à Crimé un 24 décembre, j'ai même pas peur. Je trouve un parapluie, mais pas de Taxi. Et là comme un miracle un Taxi passe devant moi. La chance inespérée. C'est pas Ryan non plus. Mais je m'en contente.
J'ai un peu de chemin, et je ne me souviens plus comment ça se passe, mais je l'entends me dire : "Vous savez on se croisera surement qu'une fois, alors..."
Alors, je me mets à tout lui raconter, je regarde la pluie, je pleure, je rigole, je sens le vin et je lui raconte ce qu'il m'a fait, ce qu'ils m'ont fait, ce que j'ai perdu, pourquoi je me suis partie, pourquoi j'ai l'impression que jamais je trouverais un peu de calme.
Il ne doit pas être loin de 5h du matin, il pleut, je ferme la porte du taxi et mes casseroles avec. Il pleut, j'ai un parapluie. Je me sens légère. Fatigué. Vidée.
Un 24 décembre, un parfait inconnu m'a offert le cadeau de prendre avec lui un peu de mes casseroles.
Bisous les enfants.
jeudi 27 juin 2013
Capharnaüm
Capharnaüm : Ou Capernaüm ou Kefar Nahum était un village de pêcheurs dans l'ancienne province de Galilée. Ce mot est surtout utilisé pour qualifier un lieu de grande pagaille. source : Wikipédia.
J'ai remarqué que j'avais toujours une place assise dans un carré de quatre places à la station Daumesnil sur la ligne 8. Qu'il soit 8h37, 8h40 ou n'importe.
J'ai un jeu, c'est d'arriver à chaque fois plus tôt que la veille. Je me dis qu'à force je vais finir par arriver à 6h du matin au boulot. Mais je perds souvent à ce jeu.
Ma soeur m'a dit l'autre jour qu'elle avait lu une étude qui disait qu'on apprenait aux hommes à prendre le plus de place possible. Elle a raison, les hommes écartent les jambes au maximum dans le métro et s'affalent. Du coup j'ai décidé de faire pareil. C'est un entraînement de longue haleine de perdre cette habitude de vouloir se faire le plus petite possible.
J'ai lu une étude qui racontait que si les femmes étaient plus petites que les hommes c'est tout simplement parce qu'ils nous ont toujours données les morceaux de viandes pourris. Ca m'étonne pas. Du coup ça a rendu ma soeur végétarienne cette histoire. D'ailleurs elle est plus petite que moi.
Il y a trois semaines je suis allée à la médiathèque pour prendre des livres, car j'en avais marre de ne rien faire dans le métro. J'ai pas de jeux sur mon iPhone. Du coup je suis tombée sur une dame polonaise ou russe ou peut être espagnole mais pas française, elle m'a conseillée une quantité de livres géniaux. J'arrête pas de lire, mais je dois mettre mes lunettes à chaque fois. Je deviens vieille.
Le soir en rentrant je passe devant un garage souterrain et je m'arrête un instant pour sentir l'odeur. J'adore les odeurs de garages souterrains et de caves. J'en ai jamais parlé à ma psy, peut être que c'était une erreur.
Quand j'ai mes règles j'ai toujours des migraines. D'ailleurs en ce moment j'ai des migraines.
J'ai découvert que sur power point on pouvait mettre de repères comme sous photoshop, ça a changé ma vie.
Quand j'ai mes règles j'aime bien manger du chocolat. Ma soeur aussi. Du coup le pot de Nutella acheté samedi est presque vide. On est réglées en même temps.
J'ai ma première varice sur la jambe droite je crois. J'ai pris de la culotte de cheval aussi. D'ailleurs l'autre jour j'ai rêvé que j'avais un cheval de compagnie complètement autiste. C'était un chouette rêve.
J'essaye d'éviter ma voisine de palliée qui veut toujours m'inviter à prendre l'apéro. Mais elle me fait peur.
Sur la ligne 10 le matin entre 9h10 et 9h16 je croise souvent les mêmes personnes. Je me demande si elles ont remarqué aussi qu'elles me croisaient.
J'ai remarqué que les métros et les bus avaient une heure précise. Par exemple le bus 24 il passe toujours à 7h00 pile à cet arrêt. C'est un monsieur assis sur le banc qui l'a dit. Il avait raison.
J'ai grossi. Mais j'ai des plus jolis cheveux qu'il y a quelques mois.
Je rêve beaucoup de mon grand-père.
Je pars pas en vacances cet été.
Quelqu'un veut bien m'emmener au bord de la mer ? On s'arrêtera sentir des caves sur le chemin. Merci.
J'ai remarqué que j'avais toujours une place assise dans un carré de quatre places à la station Daumesnil sur la ligne 8. Qu'il soit 8h37, 8h40 ou n'importe.
J'ai un jeu, c'est d'arriver à chaque fois plus tôt que la veille. Je me dis qu'à force je vais finir par arriver à 6h du matin au boulot. Mais je perds souvent à ce jeu.
Ma soeur m'a dit l'autre jour qu'elle avait lu une étude qui disait qu'on apprenait aux hommes à prendre le plus de place possible. Elle a raison, les hommes écartent les jambes au maximum dans le métro et s'affalent. Du coup j'ai décidé de faire pareil. C'est un entraînement de longue haleine de perdre cette habitude de vouloir se faire le plus petite possible.
J'ai lu une étude qui racontait que si les femmes étaient plus petites que les hommes c'est tout simplement parce qu'ils nous ont toujours données les morceaux de viandes pourris. Ca m'étonne pas. Du coup ça a rendu ma soeur végétarienne cette histoire. D'ailleurs elle est plus petite que moi.
Il y a trois semaines je suis allée à la médiathèque pour prendre des livres, car j'en avais marre de ne rien faire dans le métro. J'ai pas de jeux sur mon iPhone. Du coup je suis tombée sur une dame polonaise ou russe ou peut être espagnole mais pas française, elle m'a conseillée une quantité de livres géniaux. J'arrête pas de lire, mais je dois mettre mes lunettes à chaque fois. Je deviens vieille.
Le soir en rentrant je passe devant un garage souterrain et je m'arrête un instant pour sentir l'odeur. J'adore les odeurs de garages souterrains et de caves. J'en ai jamais parlé à ma psy, peut être que c'était une erreur.
Quand j'ai mes règles j'ai toujours des migraines. D'ailleurs en ce moment j'ai des migraines.
J'ai découvert que sur power point on pouvait mettre de repères comme sous photoshop, ça a changé ma vie.
Quand j'ai mes règles j'aime bien manger du chocolat. Ma soeur aussi. Du coup le pot de Nutella acheté samedi est presque vide. On est réglées en même temps.
J'ai ma première varice sur la jambe droite je crois. J'ai pris de la culotte de cheval aussi. D'ailleurs l'autre jour j'ai rêvé que j'avais un cheval de compagnie complètement autiste. C'était un chouette rêve.
J'essaye d'éviter ma voisine de palliée qui veut toujours m'inviter à prendre l'apéro. Mais elle me fait peur.
Sur la ligne 10 le matin entre 9h10 et 9h16 je croise souvent les mêmes personnes. Je me demande si elles ont remarqué aussi qu'elles me croisaient.
J'ai remarqué que les métros et les bus avaient une heure précise. Par exemple le bus 24 il passe toujours à 7h00 pile à cet arrêt. C'est un monsieur assis sur le banc qui l'a dit. Il avait raison.
J'ai grossi. Mais j'ai des plus jolis cheveux qu'il y a quelques mois.
Je rêve beaucoup de mon grand-père.
Je pars pas en vacances cet été.
Quelqu'un veut bien m'emmener au bord de la mer ? On s'arrêtera sentir des caves sur le chemin. Merci.
lundi 11 février 2013
Karma
Karma : Ce que je n'aurai pas en 2013, année du serpent.
De toute façon, ça a commencé en Chine cette histoire de karma. Quand je suis allée à Hong-Kong, dans un temple. J'ai secoué les bambous (non, pas les gros bambous des moines, rassurez-vous) et quand, enfin, un des bambous est sorti, une femme, touriste aussi, me voyant perdue avec mon bambou dans la main, m'a amenée devant un mec qui m'a demandé le numéro de mon bambou, m'a sorti un énorme livre et m'a lu ce que le destin du bambou me réservait.
La touriste était effondrée pour moi, elle m'a traduit en anglais ce que me débitait le type. J'ai même cru qu'elle allait se mettre à pleurer tellement que mon année 2013 serait une catastrophe.
Du coup elle m'a dit d'allumer de l'encens, de prier les trois divinités du temple et aussi de donner des oranges aux divinités mais bon j'avais pas ça sur moi. Excusez-moi de ne pas me trimballer avec des oranges et des bananes hein ! Elle m'a aussi souhaité bonne chance, quand même.
Après coup j'ai rigolé de cet épisode, de ma première fois dans un temple.
Mais j'ai quand même voulu re-tenter le coup, dans un autre temple. Et ça s'est fini PAREIL. La même prédiction. C'était quand même moins rigolo tout de suite.
Bref les jours, les nuits, les mois ont passé, oubliant ces histoires de temples et de prédictions.
Hier soir, je suis allée fêter la nouvelle année chinoise chez mes beaux-parents. J'ai mangé comme une grosse vache, même si j'ai été très contrarié que les gambas grillées à l'ail soient trop grillées. M'enfin c'est un détail, parce que la salade de méduses était délicieuse. Et aussi les travers de porc grillés à l'ail. Et aussi les nems. Et aussi le porc en sauce qu'on aurait dit du boeuf. Mais j'ai beau avoir grandi, je trouve toujours que la soupe d'ailerons de requins c'est dégueulasse.
Et puis j'ai bu plein de vin rouge, comme ça j'ai sorti pleins de conneries. Quoi ?! Me regardez pas comme ça hein ! C'est marrant de (trop) boire à un dîner chez ses beaux-parents.
Avant de partir et de bien me la péter parce que c'était mon année du Serpent, mon beau-père m'a lu les prédictions de cette année du Serpent. Il a beaucoup lu mais pas beaucoup parlé. Grosso modo il m'a dit : Année pourrie !
Il m'a aussi dit qu'il ne fallait surtout pas qu'un animal se couche sur ma tête (alors ça c'est la plus belle prédiction qu'on puisse me donner) (surtout que mon chat dort toutes les nuits sur ma tête)
Il m'a, aussi, filé un papier à coller sur ma porte qu'il est allé bénir sur l'autel des divinités, ma belle mère quant à elle, a du avoir pitié pour moi, elle m'a donnée une amulette pour me porter (un peu) chance.
J'étais bien équipée pour braver mon mauvais oeil de cette année du serpent. Mais je crois que les mauvais esprits ont été plus malins. Ou alors c'est la faute de mon chat. Faudrait le pendre peut être. Ou le sacrifier.
Je me suis réveillée ce matin avec le dos coincé. Une histoire de rein qui déconne et qui ferait chier les muscles de mon dos. Putain quoi, j'ai 24 ans en âge chinois et j'ai déjà les reins qui déconnent. Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai glissé dans ma baignoire ce matin, et je ne sais pas, par quel miracle j'ai réussi à ne pas mourir.
Je suis tombée avec dignité, absolument pas comme un cachalot. Et je n'ai absolument pas, transformé le sol de ma salle de bain en piscine.
Mais je me suis défoncée une côte et la hanche/fesse.
Je commence à trouver toutes ces chinoiseries pas drôles du tout, et si je dois craindre pour ma vie même quand je ne sors pas de chez moi, je dis NON !
Bordel c'est mon année tous les 12 ans chez les chinois, je voudrais qu'elle se passe NORMALEMENT. Comme Hollande.
Bisous les choux ET surtout BONNE ANNEE !
Aubergine, se fait vieille.
![]() |
| Ca c'est moi, quand je glisse, avec dignité, dans ma baignoire. |
De toute façon, ça a commencé en Chine cette histoire de karma. Quand je suis allée à Hong-Kong, dans un temple. J'ai secoué les bambous (non, pas les gros bambous des moines, rassurez-vous) et quand, enfin, un des bambous est sorti, une femme, touriste aussi, me voyant perdue avec mon bambou dans la main, m'a amenée devant un mec qui m'a demandé le numéro de mon bambou, m'a sorti un énorme livre et m'a lu ce que le destin du bambou me réservait.
La touriste était effondrée pour moi, elle m'a traduit en anglais ce que me débitait le type. J'ai même cru qu'elle allait se mettre à pleurer tellement que mon année 2013 serait une catastrophe.
Du coup elle m'a dit d'allumer de l'encens, de prier les trois divinités du temple et aussi de donner des oranges aux divinités mais bon j'avais pas ça sur moi. Excusez-moi de ne pas me trimballer avec des oranges et des bananes hein ! Elle m'a aussi souhaité bonne chance, quand même.
Après coup j'ai rigolé de cet épisode, de ma première fois dans un temple.
Mais j'ai quand même voulu re-tenter le coup, dans un autre temple. Et ça s'est fini PAREIL. La même prédiction. C'était quand même moins rigolo tout de suite.
Bref les jours, les nuits, les mois ont passé, oubliant ces histoires de temples et de prédictions.
Hier soir, je suis allée fêter la nouvelle année chinoise chez mes beaux-parents. J'ai mangé comme une grosse vache, même si j'ai été très contrarié que les gambas grillées à l'ail soient trop grillées. M'enfin c'est un détail, parce que la salade de méduses était délicieuse. Et aussi les travers de porc grillés à l'ail. Et aussi les nems. Et aussi le porc en sauce qu'on aurait dit du boeuf. Mais j'ai beau avoir grandi, je trouve toujours que la soupe d'ailerons de requins c'est dégueulasse.
Et puis j'ai bu plein de vin rouge, comme ça j'ai sorti pleins de conneries. Quoi ?! Me regardez pas comme ça hein ! C'est marrant de (trop) boire à un dîner chez ses beaux-parents.
Avant de partir et de bien me la péter parce que c'était mon année du Serpent, mon beau-père m'a lu les prédictions de cette année du Serpent. Il a beaucoup lu mais pas beaucoup parlé. Grosso modo il m'a dit : Année pourrie !
Il m'a aussi dit qu'il ne fallait surtout pas qu'un animal se couche sur ma tête (alors ça c'est la plus belle prédiction qu'on puisse me donner) (surtout que mon chat dort toutes les nuits sur ma tête)
Il m'a, aussi, filé un papier à coller sur ma porte qu'il est allé bénir sur l'autel des divinités, ma belle mère quant à elle, a du avoir pitié pour moi, elle m'a donnée une amulette pour me porter (un peu) chance.
J'étais bien équipée pour braver mon mauvais oeil de cette année du serpent. Mais je crois que les mauvais esprits ont été plus malins. Ou alors c'est la faute de mon chat. Faudrait le pendre peut être. Ou le sacrifier.
Je me suis réveillée ce matin avec le dos coincé. Une histoire de rein qui déconne et qui ferait chier les muscles de mon dos. Putain quoi, j'ai 24 ans en âge chinois et j'ai déjà les reins qui déconnent. Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai glissé dans ma baignoire ce matin, et je ne sais pas, par quel miracle j'ai réussi à ne pas mourir.
Je suis tombée avec dignité, absolument pas comme un cachalot. Et je n'ai absolument pas, transformé le sol de ma salle de bain en piscine.
Mais je me suis défoncée une côte et la hanche/fesse.
Je commence à trouver toutes ces chinoiseries pas drôles du tout, et si je dois craindre pour ma vie même quand je ne sors pas de chez moi, je dis NON !
Bordel c'est mon année tous les 12 ans chez les chinois, je voudrais qu'elle se passe NORMALEMENT. Comme Hollande.
Bisous les choux ET surtout BONNE ANNEE !
Aubergine, se fait vieille.
Inscription à :
Articles (Atom)











